‹ Œuvres de A. de Longpérier (volume 3)Chapitre 91 sur 157 · S8 COLLECTION DE PLOMBS HISTORIÉS · texte numérisé non relu

S8 COLLECTION DE PLOMBS HISTORIÉS

apparliont prohablement au xrv" siècle, est de cuivre, et c'est par exception que M. Forgeais l'a admis dans sa collection de plombs historiés.

La messe capitulaïre s'ajoutait chaque jour aux heures de l'office canoniale; mais la marque VI (six deniers?) que porte cette pièce indique une rétribution de grande fétc.

L'office de Sexte {sixième heure) se chantait à midi. Le méroau de 1608, trouvé au pont d'Arcole, en 1862, appartient à la série qui nous a déjà fourni le mércau de Tierce. Il a la même valeur de six deniers et donne lieu aux mêmes observations.

Celui de None recueilli près du Pont-Neuf en {863, est plas ancien cl le nombre de deniers qu'il représentait demeure incertain. L'office de None (la neuvième heure) était récité de deux h trois heures du soir. Ensuite venaient les Vêpres dont le nom se lit sur une pièce de plomb fabriquée en 1632 et retrouvée deux cent trente ans plus tard près du pont au Change.

Sur plusieurs des pièces dont on vient de reproduire le des-

sîiiy la date est disposée de telle façon que le millésime est isolé' à la partie supérieure du revers. M. Forgeais s'est demandé si par là on n'avait pas eu Tinlenlion d'indiquer un denier. Mais il faut considérer que sur les pièces de tierce et de sexte on a inscrit, près de la figure de la Vierge, tenant l'enfant Jésus, la marque VI.D qu'il serait bien hardi d'expliquer par Virgo et Domintis, et dans laquelle on ne peut guère voir autre chose que six deniers. Dès lors, les marques tracées sur les deux faces de la même pièce présenteraient une contradiction. M. Forgeais, d'ailleurs, publie encore un méreau pour la messe et les vêpces (p. 42) sur lequel la date 1582 est coupée en deux; le chiffre 15 isolé à la partie supérieure ne peut indiquer quinze deniers puisqu'on voit au revers : VIII DT. (huit deniers tournois).

<c L'exactitude à matines, dit l'auteur, ayant particulièrement besoin d'être stimulée, on le conçoit sans peine, la rétribution pour cette partie de l'office avait été portée plus haut que pour aucune des autres. Généralement d'ailleurs afin de proportionner équitablement la rétribution, à chaque heure de l'office correspondait une rémunération pécuniaire distincte. G est pourquoi nous voyons les méreaux désigner habituellement la partie de l'office à laquelle on avait assisté, le droit que conférait un jeton de Prime ou de Vêpres étant autre chose que celui de Matines. »

Le méreau dont le dessin a été inséré au commencement de ce compte rendu porte la légende merelli ad semiduplum^ méreaux pour les semi-doubles.

« Le rang des fêtes non solennelles est caractérisé encore aujourd'hui, dans le bréviaire, par les deux grandes divisions de Double et de Simple. Les Doubles se subdivisent en Doublemajeur, Double de première classe, etc., et les Semi-Doubles sont comme le degré inférieur de celte série. Ainsi les offices des Semi -Doubles occupent l'avant- dernier rang parmi- les fêtes. »

On peut consulter à ce sujet le tableau de distribution des méreaux de la Sainle-Ghapelle publié par M. Jules Rouyer {nev. 7mm., 1862, p. 483).

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