PAPYRUS GREC
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Le texte de ce papyiiis est très beau ; les A sont d'une forme plus ancienne que ceux des fragments du XVIII* chant, et Ton n'y. reiparque pas-d'accèntuation. D'un autre côté, on y trouve quelques incorrections : au vers 19, layvi; au vers 36, Eipj- ::jXXoç ; au vers 38, le P de yap avait été oublié par le copiste et a été ajouté ; au vers 39, gXaçôivTae. A cela près, on peut constater une identité complète entre ce texte et celui du manuscrit de Venise publié par Villoison. Comme le manascrit de la bibliothèque de Saint-Marc est du x' siècle, et que les fragments retrouvés par le cardinal Mai ne sont que de cinq cents ans plus anciens, Schœll a pu dire dans son Histoire de la littérature grecque^ si consultée dans notre enseignement, que « ce fut surtout parles soins des granunairiens d'Alexandrie des troisième et quatrième siècles après J.-C. que le texte [des poèmes d'Homère] prit définitivement la forme sous laquelle ils nous ont été transmis; » que « le travail d'Apion, grammairien du temps de Tibère, devint la base d^une dernière révision qui fut faite, dans les troisième et quatrième siècles après J.-C, par des grammairiens pour ainsi dire éclectiques qui choisirent presque au hasard des leçons de diverses
FRAGMENTS DV Vl° CHANT DE L'ILIADE.
éditions, » ajoutant que « c'est cette dernière édition, qui seule nous est parvenue, et qui constitue noire texte vulg^ale (1). » Je n'ai pas besoin de montrer quelle importance acquièrent, en présence de ces assertions, des papyrus du deuxième siècle avant Tère chrétienne.
(1) Hisl. de la Utt, gr. prof., t. ^^ liv. H, chap. iv, p. H4 e 138.
àNTIQlITÉS GAULOISES