VI PII MARCI SEVERI SOR
FILIAE SABINAE
C; ANNIVS C PATRONAE
FILIVS PAPIR MVNICIPII
SATVRNINVS DECVRIO...
PATRONAE
Les textes épigraphiqùes nous montrent encore ^ue les noms Severus et Severa devinrent très communs dans la Mau* ritanie. Aussi lorsque nous remarquons ce concours des nonis Màrcia Otacilia Séveray Severianùs et Severus S€Uurmnus; sommes-nous tout naturellement conduits à chercher' en Afrique l'origine de ceux qui les portent. Philippe était an Arabe de basse naissance, qui peut avoir épousé une Mauritanienne, fille, d'un prêtre de Saturne. C'est ainsi que Septime Sévère, né à Leptis, avait épousé Julia Domna, une femme d'Émèsc, de famille sacerdotale. Les mouvements d^ troupe conduisaient les soldats dans toutes les provinces de l'empire. D'ailleurs la fortune et la faveur étaient alors aux élrangers; après Albin, originaire d'Hadrumète,on avait vu régner Macrin, né à Cherchel, Sévère-Alexandre, né à Césarée du Liban, et Maxinrin, fils d'un Goth.
On connut le beau mémoire dans lequel Tochon d'Anneci a démontré que le Marinus qui figure sur les monnaies de Philippopolis était le père de Philippe; nous ne prétendons
(1) Musée du Louvre; Clar., Mus, de sculpt., pi. LXXIV, 29. — Ann. de la <oe* (wch. de Comtantine, 18S5, p. 163, n* 34.
DE L'IMPÉRATRICE MARCIA OTACII-IA SEVERA. 389 pas un auccës égal alors que nous présentons, avec la plus grande réserve, notre conjecture sur l'origine d'Otacilia; maïs l'histoire de ces temps est si obscure, qu'il est permis de faire quelques tentatives pour combler, par l'étude des monuments, les lacunes qu'elle présente.
Inscription vApollonide de Surnifs en l'honneur
de Cybèle.
I (Extrait du Bulletin archéologique de /'Athezcjkth nuRÇAis, 20 anoée, n» 10, octobre 1856, p. SO.)
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Celte inscription est tracée sur une plaque de marbre que j'ai achetée pour le musée du Louvre, et qui avait été apportée de Constantinople en France par mon ami feu Edouard de Cadalvëne; elle lui avait été envoyée de Sm3rrne. C'est là tout ce que j'ai pu savoir sur la provenance du monument; mais je pense que Texamen du texte nous peut venir en aide. Je commencerai par le transcrire.
Teiast [iLiQTpl 2»7:uXi;vi} X a.
D'abord la présence du nom de Taïeul rentre dans la formule habituelle de Sm}rrne; puis le nom d'flermogëne est tellement fréquent dans les inscriptions et sur les monnaies de cette ville, .que le savant M. Bœckh a pu avec raison s'expri-