‹ Œuvres de A. de LongpérierChapitre 124 sur 173 · INSCRIPTION D'APOLLONIDE DE SMYRNE · texte numérisé non relu

INSCRIPTION D'APOLLONIDE DE SMYRNE

mer ainsi : « Sed medici est certe is nummus in quo EPMO* rENHS TPIKKA2, quum Tricca Thessaliae urbs iEsculapii culiu et arte medica clarissima fuerit. Tpixxaç autem Meadio judice significandœ Hermogenis patriœ causa adscriptum; qua tamen de re dubito* Nam Hermogenis nomen Smymms adeo est usitattim^ ut patria et ortu Smymœum illum quoque Hermogefiem judicem (1). » A cette première considération que rend si importante l'incomparable expérience de Tauteur du Corpus inscriptionum^ viennent se joindre d'autres remarques. Apollonide est, comme ApoUodote et Appollodore, un nom de Smyme (moins fréquent cependant qu'Apollophahe et Apollonius). Enfin les textes épigraphiques de cette ville offrent en très grand nombre ces formules comminatoires, ou, si Ton veut, ces stipulations d'amendes qui s'adressent à ceux qui tenteraient de détruire ou d'aliéner les monuments funéraires. En général, la somme est plus considérable que celle de 1,000 deniers indiquée ici par Apollonide : mais cela dépend de la valeur du monument, car, dans une inscription de Magnésie, l'amende est fixée à 500 deniers seulement. La ^i^fi StTn^X^vT] est la Rhéa du Sipyle, montagne située près de Smyrne, vers l'embouchure de FHermus. Nous connaissons par Strabon (2) ce surnom de Cybèle, et d'ailleurs les monnaies de Smyrne représentent le buste tourrelé de la déesse, accompagné d'un tympanum et de l'inscription SIIITAHNH (3). Dans d'autres inscriptions de Smyrne, on trouve la formule plus complète ^«1, ou Bco^st, ou i:ôTs(ff6'. [jltjtp» 6EÛN S'.ttj- \r^ (4). En somme, tout concourt à nous persuader que c'est bien à Smyme qu'a été gravée la stèle que, de son vivant, s'était fait préparer Apollonide, fils de Diotime. L'emploi d'H pour E est un fait orthographique extrêmement remarquable.

(1) Corpus insa\ gr,, t. II, p. 168.

(2) Lib. X, p. 469.

. (3) MIonnel, t. III, p. 205, n»» 1104 à 1108 ; t. VI suppl., p. 317, tt« 1547. (4) Bœckh, Corp, iûscr. gr., 3286, 3385, 3386, 3387, 3411.

SUR

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