POLA LIVIA
DEDA
trouvées près de Pesaro et publiées par Maffei (1); elles sont en vieux latin et contiennent les mots deebr^n] (dederunt) et Diane (Dians) (2).
Il existe au musée Kircher, à Rome., un petit buste de Méduse, sur lequel est gravé :
CftVIf^nVI'l'lICT (C. Oiio Oii/[enUnal /iwif (3).
Lanzi classe parmi les sepolcrali antichissime l'inscription suivante, trouvée à Rome :
M-SilPRONI|-A*D*K*SIIPTE (ad(liemKaleiidanimSeplenibrU}(i).
Enfin M. Ritschel, dans son savant mémoire intitulé : De
(1) Mtueuni Veroti., p. 470.
(2) Quoique rinscriptioa ne doune que dedro, il faut prononcer dedroMt de même que cosol se prononçait conspL Vojex ce qoe j'ai dit de ïanoustforQ chez les Latins dans les Mém, de la Soc, des ont, de France^ 1852, t. XXI, p. 370, et dans le Bulletin de t Académie royale de Belgique, 1852, t XIX, p. 395. — Pp. 297 et 303 du présent volume.
(3) Bmnati, Mus. Kirch, inscHpt, p. 51, 104; cf. Otto lahn. Die Ficwùnische Cista, 1852, p. 61.
(4) Saggio di ling. etrusc, t. I, p. 162,
SUR LA FORME DE LA LETTRE E. 39a
ficHHbus litteratis latinorum antiquissimis, a relevé les inscriptions imprimées sar des vases romains :
LAVIIRNAI POCOLOM — SAIITVRNi POCOLOM — ....OMO FAMIiLiAI DONOV
L'écriture employée pour tracer ces inscriptions offre, comme la langue, un caractère très ancien; elle ressemble beaucoup à celle des inscriptions de Pesaro, rapportées plus haut.
Une lame de plomb trouvée à Rome, dans un tombeau antique de la Villa Manenti, à gauche de la via Latina, porte l'inscription que voici :
QVOMODO MORTVOS QVI iSTiC SIIPVLTVS IIST NIIC LOQVI NilC SliRMONARil POTIIST SIIIC RHODINII APVD M . LICiNiVM FAVSTVM MORTVA SIT NIIC LOQVI NIIC SliRMONARil POSSIT ITA VTI MORTVOS NIIC AD DUOS NIIC AD HOMiNIIS ACCIIPTVS IIST SIIIC RHODINII APVT M. LICINIVM ACCIIPTA SIT HT TANTVM VALIIAT QVANTVM ILLII MORTVOS QVIII
iSTIC SIIPVLTVS IIST DITII PATIIR RHODINII
TIBI COMMIINDO VTI SIIMPIIR
ODIO SIT M . LICINIO FAVSTO ITIIM M HIIDiVM AMPHIONIIM ITIIM C POPILLIVM APOLLONIVM ITIIM VIINNONIA HIIRMIONA ITIIM SIIRGIA OLYCINNA
M. G. B. de Rossi, à qui l'on doit la publication de cette imprécation curieuse à tant dç titres, pense que le monument appartient au vn* siècle de Rome (1), c'est-à-dire au r' siècle ou au n* avant l'ère chrétienne ; supposition que l'état du
(I) Buttetino delF Inttit. arch. di Roma, 1852, p. 20-25.
langage justifie suffisamment , pour qu*il n'y ait pas lieu d'insister à cet égard*
Ajoutons que sur une monnaie dePaestum, à coup sur antérieure à l'empire, on lit PIISTANO (1); que sur une monnaie d'argent de la famille Carisia, fabriquée en Tan 22 avant Jésa&* Christ, le nom de la ville d'Emerita est .écrit II M II RI TA (2), et qu'enfin un aureus de Marc- Antoine porte la légende I M P TlIRt COS DIISIG ITHR HT TJIRT (3) (an36avanl
Jusqaà présent il n'a été question que des monuments antérieurs à notre ère. Si nous examinons les inscriptions plus modernes, nous trouverons des textes tels, que celuî-ci, .publié par Maffei (4) :
TU LAPIS OBTIISTOR LIIVITIIR SVPIIR
OSSA RilSIDAS.
Dans le recueil de Gruter, nous pouvons relever ces inscriptions votives ou funéraires (5) :
SACRVM SILVANO D M
D D LICINIO CLIIMIINTI
SIISTIA HIILLAS ET L.COCCiiIVS GAIO