V.S.L.M. Il MIISSIBVS SIIX
D M M.PONTIVS HIIDISTVS DANAliNI COIVGI BIINII MIIRIINTI FIICI VIXIT ANNIS MIICVM TRIBVS
..(1) Cavedoni, CarelL num, liai, veter.^ tab. CXXX, 2. (2) Eckhel, Doctr. num., t V, p. 164.
:'I(3) /6id.,t. VI, p. 46.
(4) Mus. Veron., p. GCLVm, 3. loscript. du Collège Roroaia.
(5) LXni, 7. — DCCCXVni, 3, — XCVni, 2, et MXrX, 2. — DCLVI, 6.
lia collection de Reinesius nous fournira les inscriptions suivantes (1) :
DM . D M S
PIIRIO VICTORI ANO Q MVTIO PRIMIGENIO RVM VIU M III PARIIN PATRONO BilNIiMIIRlINTI TUS PIIINTISSIMI VITALIS LIB
FIILIX FIICIT T VRBIC
; Ainsi que je Tai déjà fait observer, les inscriptions tracées à la pointe sur les mui's contiennent fort souvent des £ à double jambage. Les publications de Th. de Murr, de Wordsworth, d'Avellino, du P. Raffaele Garrucci en offrent de nombreux exemples recueillis à Pompéi, si nombreux même, qu'il devient impossible de les citer tous. Je me bornerai à en indiquer quelques spécimens :
FIILICITIIR— VALIINTINVS— MONVMIINTVM — PVDIINTIIM— TIMIILIIA-WISTITVTA ROGAII.
VIINIIRIA MAXIMO IIXMVCCAVIT PUR VIN...
HIIC VIINATIO PVGNABIIT V K SIIPTIIMBRIIS
ONIISIMII AVGVSTIANIi — MIINIIDIIMII.-
PHARNACIIS VIIRATIVS RIISTITVTVS
SVNIIRGASTIIS
FIILIX HIC LOCVS IIST
PIIRIIAM. SINII Tll SI DlIVS IISSII VIILIM.
ANOMALVS HT VIIRIICVNNVS DIISIDIIS
NiIMO IIST BIILLVS NISi QVI AMAVIT MVLIIIRIIM....
(1) aass. Xll, no 78. Canosa. ^ Ci. XVUI, n» 30. Rome.
a98 NOTE
; Et enfin cette épigramme contre an certain Rofiis, que Fauteur rappelle à la modestie :
IN RVFVM. RII QVONDAM VIBlI OPVLIINTISSVMI NON IDilO TIINVIIRVNT IN MANV SCIIPTRVM PRO
PORTVNIO ITIDIIM QVOD TV FACTITAS COTTIDIII IN MANV
SCIIPTRVM TIINIIS (te«?i) (i).
La date de l'ensevelissement de Pompéi est bien connue ; les textes que Ton découvre sur les murailles de cette ville ne peuvent être postérieurs à Tan 79 de notre ère ; il en est qui sont bien antérieurs à cette époque.
Mais quittons Tltalie, et arrivons aux monuments de la Gaule.
Parmi les inscriptions conservées au musée de Bourges, on voit les suivantes : *
MIIAND NVMIBVS NVM AVG
PAVLL AVGVSTORVM VIINIX SVM
AIN MONMIINTV DIC DSP
ONIRONZII IIVS?
TRPR DM DM
IITA IINAME LIBIIRINA
Caylus a publié dans son Recueil (t. YII, pi. 73) cette dédicace trouvée à Montfaucon, près Roquemâure :
PROXS
VMIS
TIIRTV
Proxumis TertuIluSj dont l'orthographe indique une époque fort ancienne.
(1) Oa remarquera qa*afin que le double I de viOii ne fût pas confouda aTec un E on a donné au second I une plus grande hauteur. Ce fail se reproduit dans d'autres textes épigraphiqucs.
Les trois] inscriptions suivantes ont été recueillies à Dachsburg, à Rossberg et à Scarpone, près de Toul :
SIIDATI
MERCVRIO
M AIMILIANVS
ilT AINII
ilX VTO MA
SIXTAE SIIDATI
SVINIVVS IR
VXORISMATRIS
DVITI FCAIIX
MANSVIITi
NVMIIRO- VI
Un fragment de vase rouge, qui appartient au musée de Nantes, porte le nom nAY II RN VS [Patemus) tracé en caractères très anciens. Je possède un beau stalère d'or de Yercingétorix, dans la légende duquel le T a, comme sur le vase do Nantes, presque la forme d'un T. Ce rapprochement ne manque pas d'intérêt.
Un vase de terre noire, trouvé dans l'emplacement qu'occupait la ville antique de Meaux, objet qui est entré dans la collection formée par feu M. C.-J. Dassy, porte autour du col une sentence assez déshonnète, qui commence par ces mots : UGO QVI LEGO (1).
Deux graffiti du musée de Vienne en Dauphiné peuvent se transcrire ainsi :
Tiieei MANV ARVIINI
(L.TETTI.SAMIA se lit sur un vase de Besançon, et TETTI sur un vase de Windisch. Le D barré ou © existe sur un certain nombre de vases gaulois, et dans les inscriptions trouvées au vieil Ëvreux.)
SIISTIVS CIILISVS CIISOR MISIII
C NVS
Cil TVS
(On connaît [des monnaies gauloises de potin sur lesquelles se voit la légende GELIS V G.)
(i) J'ai publié le fac-similé des iascriptions tracées sur les vasca de ;NauLcs et de Meaux» aiusi que plusieurs autres. Voyez le BuUet'm de VAcad, royah de Beigiqite, t. XIX, 5t« partie, p. 401. — P. 306 du préseut volume.
SOTK
Steiner, dans son Codex des inscriptions du Rhin, cite les monuments qui présentent ces mots : MIIRCVRI etQ. VURATIVS CATVLLINVS (1). Déjà nous avons indiqué la patëre d'argent de Berthouville, sur laquelle on voit un II. Il ne faut pas oublier les noms de potiers imprimés au fond des coupes vernissées en rouge que l'on découvre dans tonte la Gaule. J'ai relevé sur ces vases beaucoup de noms contenant des £ à deux jambages ; dans la liste qui va suivre, on trouvera, entre parenthèses, un certain nombre de noms équivalents aux premiers, mais dans lesquels les E ont la forme ordinaire et qui sont copiés sur des vases de la même terre.
AIISTIVi (AESTIVI)
AIIVI
AGIILITO
AQVIINVS (AQVEN)
ARIIVS
ATIII E(ATEI EVH0D)(2)
BIRANIII
BIRBIIINI
CAPIIRI
CARIIViR
CIILLIR
CIINATVS
CIIRTI (CERTVS)
CIISIANI
CIIVIIRiANVS
COBNIIRT (COBNERTVS)
OIICMVS (DECMVS)
DOVIICCVS
IIRMVS(ERM)
IIRVC
GIIMIINI (GEMENi) LVGIITVS(LVGETVS) MACIIR (MACER) MALLIID (MALLEDV) MASCHLLI (MASCELI) MIITTI (METTI) PIICVLIAR (PECULIARiS) PIIRVINCI (PERVINCI) RIIGALIS (REGALiS) RliGNVS (REGNVS) SIICVN
SitCVNDI (SECVND) SIIDATIANI (SEDATI) SIIVIIR (SEVER) SIIXTI (SEXTI) TIBIIRALS VIIRII (VERECO) VIIRI (VERi) VIIRVS (VERVS)
Les vases gaulois sur lesquels sont imprimées ces inscriptions me paraissent remonter à une époque ancienne ; mais il
(1) Codex Inseript. roman. Hheni. Darmstadt, 1837, n— 522 et 638.
(2) Cf. ATTIVS EVHODVS :: VG : COLON • daoa une inicripUon de Langres.
y apoar établir leur âge dans l'opinion des archéologues, tout un travail à faire, en s'appuyant sur une suite d'observations relatives aux circonstances dans lesquelles ces monuments ont été recueillis, et aux monnaies qui. ont pu se rencontrer avec eux. Voici du moins un document dont l'origine fort antique ne peut être contestée; c'est une inscription trouvée à Vaison et conservée au musée d'Avignon :
MACIAE SilVE Sll VE I RI Nil M IIMORIAII A HT Il R Nil AVRIILI VS VALIIRIAN VS Sll VIVO CO IVGI HT S II B II CI VI S VIIRVHRG IILLHSIIS MACI Sll VIIRINI SOROR T RIIBVNI LIIGION IS SHCVNDHS IT ALICIIS.
Maciae sève Sevemne memoriae aeteme, Aurelius Valeria-niiSy se vivOf cojugi et sebe civis VervergeUeses ; Maci Severini soror trebuni legionis secundes italices.
Legionis secundes italices est une forme du bon temps de la langue latine, alors qu'elle n'avait pas encore perdu son vieux génitif indien, que le grec a su mieux conserver. « Prima? declinationis genitivum, dit Priscicn, etiam in as more grœcorum, solebant anliquissimi terminare : ut Terras pro Terrae, Latonas pro Latonae (1), etc. » C'est de cette forme grammaticale que viennent Paterfamilias et Mater familias. Sève pour sive (2), sebe pour sibi, trebuni pour tribuni appartiennent au
(1) Grammat, latin, auctot^es antiq.f éd. Pulsch. Priscian.y lib. VI, p. 679.
(2) Cr. l'iDscription de Vallière, près Clermont eu Auvergne : L * IVLIO CADGAT ' SIVE TRIP,.,, celle de Nimes ; C • TERENTIVS ROMVLVS SJVE DRYMVLVS VNCTOR SIVE-ICTOR,,., l'inscriplion d'Arles : OPTATINE RETl- CIAE SIVE PASCASIE, et plusieurs inscriptions de Lyon.
temps où l'Ë tenait si souvent la place de 11, ainsi qu on le voit dans ce passage de Tépitaphe de Lucius Scipion : DEDET TEM PESTATEB VS AIDE MERETO, ou dans cette inscription de Pesaro : FIDE. SALUTE. IVNONU. MAT. MATVT. ArOLENE.
Revenons maintenant aux monnaies que nous avons citées au commencement de ce travail ; la lecture de leurs légendes n'otTrira plus d'incertitude, mais il n'en sera pas toujours do même de l'interprétation qu'on peut leur donner. IIP AD, qui se lit ainsi que CICIIDY«BI sur de belles monnaies de bronze, est bien l'équivalent du nom EPAD de la monnaie d*argent, judicieusement attribuée à Epasnactus, roi des Arvernes. Il est tout naturel que l'on observe sur la monnaie de co chef un caractère qui se trouve sur celle de ses contemporains LVXTIIPIOS, Luchterius, et TASGnTIOS, Tasgetiiis.
Je lis Verotal et non Vegotal le nom inscrit sur une petite monnaie d'argent qui est attribuée aux Arvemes. Dans une des inscriptions tracées à la pointe sur une muraille de Pompéi, on trouve VIRIOTAL en tête d'une liste de gladiateurs, parmi lesquels figurent les Gaulois SEQYAN[us], SEDVLA• T[us],VIRI0D[u8],IT0TAG[us],ANART0(^). Jepossède une petite monnaie sm* laquelle on lit VIPOTAL, C'est un exemple de plus de l'échange des caractères E et I, comme dans Veromandui et Viromandui ; Veruni et Viruni (2). La terminaison de Verotal, Virotal ou Viriotal se retrouve dans le nomDVBNOTAL, père de SENOVIR, dont lepiUphc est conservée au musée d'Épinal ; et dans celui de D ANNO- TAL de l'inscription celtique d'Alise, dans le nom de potier GERTAL, dans celui du Nantais ARGIOTAL, mentionné dans une inscription de Worms, etc.
MATVGIINOS est un nom qui rappelle celui de Matugics,
(1) Raff. Garrucci, Inscript, grav» au trait sur les murs de Pompéi, Bruxelles, 1854, p. 43, pi. IX, no i. Cf. au n» 3 SUDLATVS.
(2) V. dans César, De BelL Gall,^ Vercingétoriz, Vergasillaunus, VerUco, VerUscus, VerudocUus, Viridomarus, Viridoviz. (Cf. Virdomarus biturix. Mus. Ver,, 121, 3, et ViroDiarus de la pierre de Joinville.)
fils de NomonianuSy dont rinscripiion funéraire a été recueillie à Barron, près Uzës. La terminaison doit être rapprochée de celle de Camtdogenus (César, De Bell. GalL, VII, S7) du CARVGENVS nommé dans deux inscriptions d'Entrains (Nièvre), et du LITVGENVS de la colonne de Cussy. VEIAGENVS s'est rencontré dans deux inscriptions. Tune trouvée à Worms, l'autre à Nîmes. On connaît aussi CEN- TVGENA dans une inscription de Bordeaux, CINTVGE- NUS et CINTVAGENVS sur des vases de terre rouge. Sur un de ces vases, trouvé à Londres, on lit le nom du potier MATVCENVS. Sur un autre, découvert à Tours, OFficina MATVGeni (1). La monnaie porte donc un nom d'homme, Maiugenos ; cela ne peut être l'objet d'aucun doute. Quant k l'échange du C et du G, il faut se rappeler que c'est là un indice d'antiquité, et qu'on lit dans l'inscription de la colonne rostrale de Duilius : LECIONES, MACISTBATOS, CARTA- CINfENSIS.
VIID. et COSII. ont été discutés déjà par M, le marquis de Lagoy (2) . Ce savant numismaliste est disposé à attribuer la première de ces légendes aux Vediantii^ peuple des environs de Vence et de Senez. Cosii, que nous pouvons lire Couse ^ en vertu de la règle que j'ai déjà mentionnée plus haut, se rapporterait à Conségudes, village qui est situé près de Vence. Il ne faut pas oublier que les monnaies portant les légendes VIID, COSII, BRIG sont rattachées les unes aux autres par le'tjrpe, la fabrique, et par la présence du même nom COMAN, placé au revers. Aussi dans le mot BRIG, ne faut-il pas chercher le nom de Briançon, Bngantio des Alpes; mais celui de Briançonnet, Brigantio du Var, auquel, ainsi que l'a montré D'Anville, appartiennent les mots ORD. BRIG. qui se lisent
(1) C*est encore, très probabiement, le même nom qui parait dans une inscription de Langres : SEVERA MAIVGEN (Grut., 923, 4J, et celui quHl faut certainement reconnaître dans une inscription de Soleurc : D • M • STATILI APRONI MATVGENIAE MARCELLLNAE, etc., là même ort OrelU voyait 5/atilia Phronima Tugeniae,
(2) Supplément à Vessai de monog. d'une série de méd. gauL imitées des deniers cofwdaireSj 1856, p. 9 et iO.
40i NOTE
dans les inscriptions publiées' par Honoré Bouche (1). Comanus est un nom d'homme connu dans Thistoire de cette région de la Gaule : Mortuo rege Nanno Segobrigiorum, a quo locus acceptus condendae urbis (Massiliae) fuerat, quum regno filius ejus Comanus successissct... (Justin., XXIQ, 4, 3.)
HARO offre une grande analogie avec le nom de la rivière Eara citée par Oderic Vital, et qui coule d'Aubermesnil à Criel, dans le département de la Seine-Inférieure. Eara est aussi le nom du bourg d'Yerres, près Corbeil (Seine-el Oise). Je ferai remarquer que la pièce de bronze qui porte la légende Earo a été publiée par M. Edouard Lambert, dans son Essai sur kl tiumzsmaiique gauloise du nord-ouest de la France (pi. 9, n° 3), et qu'elle pourrait avoir été trouvée en Normandie, comme la plupart des médailles décrites par le savant antiquaire de Bayeux.
SHNYI qui se lit au revers de la monnaie portant au droit GiamiloSy contient le radical celtique sen (senex) ; il y a beaucoup de noms gaulois qui commencent par la même syllabe. Quant à la terminaison, elle n'est pas complète ici. Je me bornerai à rappeler S E N 0 V I R , mentionné plus haut, dans lequel la voyelle de formation 0 n'est pas nécessaire, ainsi que le prouvent d'autres noms, parmi lesquels je citerai S AN VIL- LYS d'une inscription de la Crau d'Aubagne.
CICHDV'BI me parait devoir se lire Cigeduobi avec un anousvara à la première syllabe. Outre le Cingetorix de César, on connaît CINGETES et CINGETIVS dans des inscriptions de Metz, d'Heddernheim et de Vaison. Pour l'étude de ce nom, on devra se rappeler aussi le Boduognatus de César et le nom du prêtre œduen Vercondaridubius.
Spon a publié, dans ses Miscellanées, p. 72, une inscription trouvée à Genève, et ainsi conçue :
lOVI • O • M
Cl NGI DVO
STABVLOET
AVLVS
(1) Chor. de Prov,^ p. 281 et 928.
Le savant antiquaille y voyait une dédicace à Jupiter Cingiduus. Toutefois la difficulté d'expliquer le surnom Favait conduit à indiquer une autre interprétation de ce texte suivant laquelle cingiduo aurait signifié duo Cingi: Cingius Stabulo et Cingius Âulus ; c'est Topinion qu'adopte Orelli. Spon cite à ce propos une inscription de Florence :
VOLVMNI DVO
VERVS ET SEVERVS
DIANAE INVICTAE
Mais il s'agit là d'un nom de famille italienne accompagné de deux agnomen, et non pas d'un nom gaulois suivi d'un praenomen (Aulus) ; la légende de la monnaie arverne doit, à ce qu'il me semble, nous faire revenir à la première interprétation proposée par Spon. Si Cingiduus est un nom de dieu, Cingeduobius en serait un dérivé, comme Esubius est un dérivé d'Ësus.
IIPOMIIAOC; cette légende se trouve sur une monnaie d'argent cataloguée par Mionnet et Duchalais. Ce dernier l'a classée parmi les incertaines de la Narbonnaise, et a fait remarquer sa similitude avec une autre monnaie du cabinet de Munich, publiée par M. de la Saussaye (1). Sur celle-ci, notre savant confrère a lu le nom des Ricomagemes. Quant à la pièce qui porte Eromelos^ elle peut être attribuée sans trop de témérité à Ërome, ville située près de Tain, à 24 kilomètres de Valence, et par conséquent peu éloignée des Triconi, des Ricomagenses et des Segovii, peuples dont la monnaie est, comme celle qui ofiTre la légende EromeloSy une imitation des drachmes de Marseille.
. Au reste, les attributions que je propose ici ne sont qu'incidentes ; j'ai eu pour but principal de discuter la lecture des inscriptions monétaires, et c'est sur ce point que j'ai concentré mon attention.
(i) Rei7. num., 1843, p. 411.
Numismatique ibémenne, par P.- A. Boudard, ln-4», 1857 Fascicules 1 et 3. BézierSj Delpech; Paris, RoUin.
COMPTE RENDU
(Extrait du tome II, nouvelle série de la Bévue numismatique, 185"î,
pp. 181-183.)
La Numismatique ibériennej précédée de recherches sur F alphabet et la lafigue des Ibères, sera publiée en huit fascicules composés chacun de S feuilles de texte et de 5 planches. Les deux premiei*s cahiers ont paru et donnent une très heureuse idée de la méthode critique qui guide Fauteur dans son travail. M. Boudard n*a pas procédé en comparant les caractères des monnaies espagnoles avec ceux des écritures antiques qui nous sont déjà connus ; c*est une opération qu'il entreprendra sans doute à la fin de son ouvrage, quand il voudra parler de Yorigine de Talphabet ibérien. Il s'agissait en premier lieu, pour lui, d'établir cet alphabet indépendamment de toute idée préconçue. En cela, il entre tout à fait dans la voie tracée par M. de Saulcy, et il n'enregistre que des résultats obtenus par l'analyse rigoureuse, d'abord, des légendes mixtes (c'est-à-dire contenant quelques lettres espagnoles mêlées à un plus grand nombre de lettres latines), puis des légendes ibériennes classées suivant l'ordre des notions qu'il acquiert progressivement. Il va donc toujours du connu à l'inconnu, ainsi que nous faisons lorsque nous avons à trouver le sens d'une pièce d'écriture en chiffres. L'auteur ne parviendrait pas à découvrir la signification des légendes, qu'on ne devrait pas moins reconnaître qu'il en donne la prononciation. Lors donc