‹ Œuvres de A. de LongpérierChapitre 128 sur 173 · NUMISMATIQUE IBÉRIENNE · texte numérisé non relu

NUMISMATIQUE IBÉRIENNE

qu'après ses«opérations de déchiffrement, elles présentent des mots qui ont toute la physionomie de noms de villes mentionnés par les anciens, nous pouvons les accepter avec confiance. Il faut, bien entendu, que cette comparaison soit dirigée par les données de la philologie. Ainsi, par exemple, lorsqu'on trouve sur une monnaie, écrit avec une seule consonne, un nom géographique que les auteurs grecs ou latins nous ont transmis avec une consonne double, on peut tenir cette antique transcription pour bonne en tant qu'elle reproduisait la véritable prononciation recueillie par les écrivains. Quand on. étudie les vases grecs, on s'aperçoit bien vite que les Hellènes ont représenté fréquemment par un seul caractère le son d'une lettre qu'ils prononçaient double. Les Arabes et les Hébreux n'expriment aussi les sons doubles que par un seul corps de lettre. Par exemple encore, il ne faudrait pas trop se préoccuper de chercher pour un caractère une valeur sifflante ou chuintante, par cela seul qu'il correspond à une sifflante dans une transcription latine. Ainsi plusieurs numismatistes s'accordent à reconnaître une partie du nom de Salmantica dans une légende aLMAN d'une monnaie d'argent fort commune. La difficulté consiste à trouver la valeur exacte du premier caractère. Or, on trouve dans une inscription SAL- MANTIC, et dans Polybe 'EXijlx/tixyj ; la lettre X doit*elle être considérée comme une sifflante ou comme une aspiration? A cet égard la transcription latine ne prouverait rien, puisqu'on sait que, entre les idiomes indo-européens, le latin se fait remarquer comme le sanscrit, par sa préférence pour les lettres sifflantes, là où les langues zende, grecque et bretonne montrent des aspirations. Exemple :

l*»' GROUPE.

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