‹ Œuvres de A. de LongpérierChapitre 133 sur 173 · MONNAIES GAULOISES A LA LÉGENDE ROVECA · texte numérisé non relu

MONNAIES GAULOISES A LA LÉGENDE ROVECA

sable, il y a peu de jours, une hache de fer de 22 centimètres de long, et un os de tibia h Tintérieur duquel étaient cachées quinze monnaies gauloises. Sept de ces monnaies sont d^argent et de coins variés. Elles portent, au droit, une tète de femme élégamment coiffée, le cou orné d'un collier de perles, et placé au centre d'une grande couronne (de myrte) ; au revers, un cheval galopant à droite, derrière lequel s'élève un cep de vigne; dans le champ, une plante à trois lobes, et sous le cheval un cartouche contenant le mot ROYECA.

« Parmi les pièces de bronze, cinq présentent une tète casquée et, au revers, un Pégase avec la légende CRICIRY. Sur une autre, on voit une tète de Gaulois avec le /orgues national et le mot ROYECA; au revers, un cheval. Deux enfin portent une tète casquée devant laquelle on lit POOYIKA, transcription grecque de ROYECA, qui, au revers, accompagne la figure d'un lion. »

Ces quinze monnaies furent immédiatement achetées par nous pour le Cabinet des médailles, et pour M. de la Saussaye qui eut les doubles.

Les pièces acquises par le Cabinet des médailles ont été, un an plus tard, classées par Duchalais dans sa Description des monnaies gauloises (n*>' 473-474, 479, 483), mais notre regretté collègue a négligé d'en indiquer la provenance.

Disons maintenant que si Roveca n'est pas un nom d'homme, ce pourrait èlre le nom de Crouy sur Ourcq, bourg considérable et fort ancien, situé tout près de Yendrest. Certainement, entre Roveca et Croviacum la différence est assez considérable ; le grec Posutxa est plus voisin de la seconde forme (1). A une certaine époque, une aspirée s'est attachée k la lettre initiale de quelques noms de lieux, par exemple à celui de Rennes, Hredones. Peut-être le Rony de la Nièvre et les deux Rouy de la Somme, nous indiquent-ils la forme qu'avait le nom de Crouy au temps des Gaulois?

(1) Entre ROVECA et POOYIKA, dane part, EPENOS el€nHNOG, de Ttotrc, il y a colQcidence, en ce sens que le grec donne dans les deux noms un soa plus aigu à la voyelle intérieure.

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