‹ Œuvres de A. de LongpérierChapitre 134 sur 173 · MONNAIES GAULOISES A LA LÉGENDE ROVECA · texte numérisé non relu

MONNAIES GAULOISES A LA LÉGENDE ROVECA

Il nous a semblé uiOe de faire connaître la découverte faite dans le voisinage de Crouy, de monnaies d'argent et de cuivre portant la légende ROYECA; toutefois nous n'entendons pas en tirer une conséquence décisive. La trouvaille que nous avons signalée a fourni cinq pièces à la légende CRICIRV semblables, pour la fabrique, à quelques' monnaies de Roveca (voy. Lelewel, Type gaulois^ atlas, pi. IV, n'* 55 et 56), et nous ne voudrions pas néanmoins attribuer ces monnaies à Crécy, bourg voisin de Meaux, alors que nous connaissons les noms de potiers CRICIRO (Neuwied, Augst Voorburg) et CRICI- RONYS (Amiens), sans compter CRICIRI qui figure dans une inscription de Langres.

L'oiseau aux ailes éployées qui accompagne le cheval au revers des monnaies d*Epenos se retrouve comme type principal sur des monnaies portant les légendes YANDIILOS et CALIAGIIIO (Lelewel, Type gaulois, atlas, pi. IV, n« 5; pi. V, n* 17. — Rev. ntim. 1855, pi. X). M. Hucher, sans oser attribuer la seconde variété à Chailly , en Brie, fait néanmoins remarquer le rapport si frappant qui existe entre Tinscription de la monnaie et le nom de Calagum que donne la Table théodosienne. Le rapprochement nous a paru très important. A la vérité, nous n'avons jamais entendu dire que Ton eût trouvé dans le territoire de Chailly des monnaies à la légende CALIA- GIIIO. Pendant vingt ans, à partir de 1824, un habitant de ce village, où nous sommes allé souvent, a recueilli pour nous les monnaies antiques dont le labourage amenait la découverte et, outre un grand nombre de pièces romaines, il ne nous a remis qu'un très beau bronze d'Epenos. Nous consignons ces faits, dont on pourra sans doute plus tard tirer quelque parti.

(Extrait da tome IV, nouvelle série de la Revue numismatique, 1S59,

pp. 109123.)

(PL. VIIL)

M. le chevalier de Palin, ministre de Suède à Conslanti* nople, que ses voyages et ses publications archéologiques ont fait connaître du monde savant, avait formé, pendant un séjour de dix-huit années en Orient, une riche collection de médailles antiques. Cette collection vient d'être apportée à Paris, où elle sera prochainement mise en vente.

Nous avons été admis à Texaminer avant sa dispersion, et nous donnons ici la description de quelques pièces qui méritent, à divers titres, d'attirer plus particulièrement l'attention des antiquaires.

ALEXANDER PHEILEORUM TYRANNUS.

Tète de femme, avec collier de perles, tournée de trois quarts à droite.

ï^. [AAjEZANAPEIOZ. Cavalier casqué, armé' d'une cuirasse, les jambes chaussées de bottines, tenant une lance horizontale, et dirigeant son cheval à droite. Sur le flanc du cheval, une bipenne en relief. — Argent. (PI. VIII, n* 1.)

La célèbre collection Thomas Thomas renfermait une variété de cette belle monnaie. La légende du revers est

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