TÈTE DE BRONZE AU TYPE DE LA RACE ROUGE
Nepos ut recenlior auctor ita ccrlior ; teslem autcm reî Q. Melollum Celerem adjicît, cumquc ita relulisse commémorât : cum Galliis pro consulc prapcsset, Indos quosdam a rege Baelorum (1) dono sibi donatos ; undc in cas terras devenisscnt requirendo, cognossc vi tempcstatum ex Indicis œquoribus abreptosy emensosque qua) inlererant, tandem in Germanise littora exiisse. »)
M. de Longpérier remercie M. Egger de cette précieuse indication. « Le proconsulat de Q. Metellus Celer dans les Gaules, ajoule-t-il, est placé vers Tan 60 avant J.-C, et celte époque s'accorde parfaitement avec le style du vase. Il est impossible d'admettre que des Indiens d'Asie aient pu êlre jetés par la tempête sur les côtes des Bœtes ou Bataves. Mais on sait, et le passage de Mêla qui vient d'être cité le fait assez voir, que Ton considérait comme appartenant aux Indes tout ce qui était situé au delà de la partie connue de l'Atlantique ; or, des Guanches ou même des Caraïbes ont pu être conduits par les courants, etenlrainés ensuite par la tempête, jusqu'aux embouchures du Rhin.
« Isaac Yoss avait pensé que les Indiens offerts en présents à Q. Metellus Celer pouvaient être des Bretons, qui au moyen d*une certaine herbe dont ils se frottaient le corps, se. donnaient à peu près la couleur naturelle aux Indiens. Mais cette supposition n'est guère admissible : au temps de Cornélius Nepos, Texistcnce de la Bretagne était bien constatée, et cet auteur, qui avait pour but de démontrer que l'Océan entourait tout le monde connu, n'aurait pas placé la Bretagne au delà de la grande mer.
« Dans tous les cas, il résulte du passage cité par M. Egger que les Romains ont possédé parmi leurs esclaves des I?îdi qui ne provenaient pas de l'Asie, et ce fait, rapproché du type fourni par la situla du musée du Louvre, donne à ce monument un nouveau degré d'intérêt. »
(1) Saivant Pline, ce serait un roi des Suèves, Suevorum. qui aurait envoyé CCS esclaves au proconsul romain.
(Extrait du Bulletin de la Société des Antiquaires de France
pour 1^9, pp. 98-105.}
M. de Longpéricr fait la communication suivante : On lit dans le journal la Patrie an 25 mars 1859 : « Un habitant de Connaux (Gard) vient de trouver, en cultivant son champ, une petite statuette de Mercure, en bronze, parfaitement conservée. Elle a 7 centimètres de hauteur. Elle tient à la main droite une bouteille ou une bourse. Elle porte à la main gauche le caducée. Les deux ailes du casque sont entières, il n'y a que les nidiments de celles des pieds. Elle est d'une grande délicatesse de travail ; au bras droit, il y a un anneau en argent mal soudé, de 6 millimètres de large. »
La rédaction naïve de cette annonce nous semble un garant de son exactitude. Cependant la découverte de figurines représentant Mercure est un fait tellement commun dans la Gaule , que nous n'aurions pas pensé à en relever un nouvel exemple. Mais Tanneau d'argent mal soudé passé au bras droit de cette statuette nous parait intéressant à étudier. Nous le considérons comme une offrande faite au dieu par un pieux adorateur. Déjà nous avons eu l'occasion de remarquer quelques faits analogues.
En 1840, M. Maurice Ardant céda au cabinet des médailles une petite figure d'argent haule de 5 centimètres, représentant