‹ Œuvres de A. de LongpérierChapitre 155 sur 173 · In soleis, cylindri n(umero) octo · texte numérisé non relu

In soleis, cylindri n(umero) octo

Nous ajouterons quelques notes à certains paragraphes désignés par les numéros que nous leur avons donnés.

3. — Monlfaucon n'a pas compris les sigles qui terminent la cinquième ligne; il évalue à 110 sesterces l'argent consacré à la déesse par Fabiana; ce serait une somme d'environ 21 francs, qui paraîtrait bien extraordinaire en regard des

lone, L. Lartius Anthus, dont le monument, trouvé à Rome, a été publié par Boni, pi. VIII.

(1) Voy. L'Antiquité expliquée, t. II. pi. CXXXVI et p. 326; cf. Orelll, n» 2510

(2) Nov. Thés., p. 139,1.

choses si précieuses qui suivent. Les 112 livres 8 onces 3/4 que nous admettons équivaudraient à une somme de 7,300 fr., plus en rapport avec Timportance de l'offrande . Il ne faut pas oublier que la dédicace a été faite en Espagne, où Targent était fort abondant.

5. — Montfaucon a traduit Basilium par couronne, en étendant au grec ^^^Ovcov le sens du latin regmimy qui en effet signifie bien couronne. Unio était le nom des plus grosses perles (Pline, Bist. 72a/., IK, S6, «'iS, 59) ; les Romains le leur avaient donné lors de la guerre de Jugurtha : Jtigurthino bello unionum nomen impositum maxime grandibus margaritis (Pline, ihid.). On voit que Fabiana employait la forme margaritum comme Yarron. Les anciens taillaient leurs pierres soient en cylindriy soit en gemmx; la distinction ressort de ce passage de Pline, Eisi, nat., XXXVII, 20 : Cylindros ex iis facere maluni qiiam gemmas quoniam est summa commendatio in longi^ ttidine. On a retrouvé des bijoux antiques ornés de cylindres ; nous citerons particulièrement le riche collier découvert en 1809 à Naix (Fantique Nasium), et conservé à la Bibliothèque impériale. Ce collier est formé de huit nœuds d'or massif, alternant avec sept cylindres d'émeraude d'Egypte. Parmi les sept colliers décorés de pierres plus ou moins précieuses qui ont été découverts avec d'autres bijoux à Lyon, en 1841, et qui appartiennent au musée de cette ville, on en remai'que un qui est orné de onze cylindres d'émeraude et de deux perles (Comarmond, Description de Vécriii d'une dame romaine y pi. I, no 10).

Les gemmât ceramiix sont citées par Pline, Hist, nat, y XXXVn, 81 : Quœ ceraimia vocattir ftdgorem side7*um rapieîis.

6. — Les inatires ornées chacune de deux pierres ne sont pas rares dans les collections. Les tètes de déesses gravées sur les médailles sont souvent décorées de boucles d'oreilles à trois pendants (voy. aussi Comarmond, mémoire précité, pi. I, ri" 17 et 18 ; pi. II, n«» 21 et 22 ; pi. III, n«- 19 et 20).

7. — 7n C0//0, in tibiis, in digito. Ces expressions sont très importantes; elles font voir que l'offrande n'était pas seule-

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