STATUES DE DIVINITÉS ORNÉES APRÈS COUP
ment déposée dans lelrésor du temple, mais que les ornements étaient fixés sur la statue même. On doit tirer pareille conséquence des vers gravés sur la couronne d'or offerte par T. Quinctius Flamininus à TApoUon de Delphes :
T6vd£ TOI àfjiêpovtoiviv 6ic\ icXoxà(ioi9iv eOY}xe xeîoOai, Aadofôa, ^pvvoçxv) orlçovov (1).
Le guadnbacium est un collier à quatre rangs. Celui-ci était composé de 36 perles et de 18 émeraudes, plus deux pour les fermoirs. Quatorze grains par rangées pouvaient former un «nssez grand collier, parce que les anciens étaient dans Tusage de placer des ornements d'or entre les pierres et les perles.
9. — Montfaucon a pensé que les smialia étaient placés aux bras, qui manqueraient à Ténumération de toutes les parties ornées. Cependant le mot reste incertain. MM. Louis Quicherat et Daveluy l'ont inséré dans leur Dictionnaire latin^ en lui donnant le sens de bracelet. Mais ils n'ont pas d'autre autorité que l'inscription de Fabiana.
10. — La mention de diamants ornant une bague est un fait très curieux et très rare ; nous connaissons toutefois ce passage de Martial {Epig., lib. V, n® 11) :
Sardonychas, smaragàos, adamantas, jaspidas vno Versât in arliculo Stella, Severe^ meus.
11. — Uanulus polypsephus^ T:oXîi^|^(ç, était orné d'une rangée de pierres variées.
12. — La bague placée au doigt annulaire de la statue dlsis portait une perle entre deux émeraudes. Le trésor de Lyon contenait un anneau polypsephus^ qui conserve encore une de ses émeraudes; les deux autres alvéoles sont vides. (Voy. Comarmond, mémoire précité^ pi. I, n® 8 )
13. — Les cylindres étaient parfaitement convenables pour décorer la chaussure d'Isis ; passés dans les attaches, ils devaient former une sorte de réseau comme celui que les Égyptiens composaient de tubes de pierres ou d'émaiL
(1) Plutarch. in T. Quinct, Flam., Xtl, 7.