DE TABLE ILIAQUE. 9.S
quilé, et que les Tables iliaques ont été de véritables monuments de piété destinés à honorer la généalogie héroïque des Jules.
Quoi qu'il en soit, et à part Tintérêt qu'offre un monument de Fantiquité figurée, contenant plus de cent groupes, la table du Capitole est précieuse parla notion littéraire qu'elle nous a transmise ; en effet l'inscription ainsi conçue : *I Xii; y.airi "0(xr,p5v. A'.0'.o::l<; y-a-ri *ApxT?V5v tsv MiX'/^j'.cv. 'IXii^ t; (jL:y.pi XsyofJiiVYj y.aTi Atj^rr^v IIup^aTcv. 'DJ.o'j Tzipz'.q v,xzx ilTTi^i/opôv, qui se voit au milieu du bas-relief , attribue Y'Ethiopide à Arctinus de Milet, et en même temps substitue à cet écrivain Stésîchore comme auteur du5ac de Troie y qui, suivant Pausanias, serait Tœuvre de Leschès; enfin, d'accord avec Tzetzès, elle fait de Leschès Pyrrhéen le poète de la Petite Iliade, Ce témoignage n'est assurément pas à dédaigner, et nous nous étonnons que la critique moderne ne semble pas en avoir tenu compte. Ainsi dans le volume des poètes cycliques de la collection Didot, nous trouvons divers fragments des ouvrages mentionnés plus haut, mais pas une note qui indique le renseignement si explicite fourni par le monument antique, soit pour admettre ses attributions, soit pour y opposer des motifs de rejet.
Le nouveau fragment de Table iliaque, acquis dernièrement par le département des antiques de la Bibliothèque Royale de Paris, sans être aussi considérable que celui du Capitole, nous a cependant paru digne d'être publié (1).
La portion du bas-relief qui subsiste est extrêmement restreinte; ou y voit, comme dans la Table du Capitole, des temples, la ville de Troie, et diverses scènes de combats entre des Grecs et des Troyens, que l'on reconnaît à leur casque ou à leur bonnet phrygien; aucun nom du reste qui, tracé auprès des guerriers, nous serve à les distinguer. A la gauche du bas-relief, un bandeau de 85 millimètres de hauteur sur 23
(1} Cd moDUinenla élé acheté a im aQliqilaire de Lyou; mais saprovcnaucc primitive est inconnue ; on suppose toutefois quMl a été trouvé dans le midi do la France* 11 est de mnrbrc jaunâtre d'un grain très derré. Les figures sont taillées négligemment et pour ainsi dire d'après des types convenus, dont il Fufûsait d'indiquer le galbe général et la place^
de largeur, porte soixante-quatre lignes de caractères, que nous transcrivons ici :