‹ Œuvres de A. de LongpérierChapitre 22 sur 173 · YN · texte numérisé non relu

YN

AYTHITnOZHNOAOTOTEZTIN ENTHnPnTHHMEPAXPTZ

EnnpniAXAiOTZAOlziz

o KAlAnAITHZIZXPTZHlAOZ

TOTAEArAMEMNONOIAnEl

eOTNTOZKAIMHBOTAOMEN

OYAnOAlAONAIXPTZHZEni

TOIZEIPHMENOIZAYZOOP 10 nNAIIOITONAnOAAnTHZA

AlKlAZTHZEnAYTONrEN

OMENHZANTAMEiyAZGAI

TOYZAXAlOYZTOYAEAnOA

AnNOZMHNIZANTOZTOIZ iô AXAIOIZKAIAOIMONEMBA

AONTOZEIZTOZTPATOnEA

ONAYinNEnENNEAHMEPA

KAeAHEPEIPHKENENNHMA

PMENANAZTPATONnXETOKHA ^20 AOEOIOKAIEniBAAAEITHAEKA

THAArOPHNEKAAEZZATOAA

ONAKIAAEYZENTAYTHnAAI

MHNI.KAIXPYZHIAOZAnOZTO

AHKAiAnAITHZIZBPIZHiAOZ âo KAIAXIAAEOZKAIOETIAOZZYA

AOrOZ YOE PTIiN AXA IfiN K Al . .

AEYONTOZTHNMHTEPAÏIOZ

AITONAlAOnOZTIMHZOZINAY

TONOIAXAIOIEniBAAAElHGE 30 TIZEIMAYTHnPOZOAYMnONAr

ANNIOONAlKEniGHAlAAAAZY

MENNYNNEYZinAPHMENOZO

KYnÔPOIZINMHNIAXAIOlZmnO

AEMOYAAnOnAYEOnAMnAN 35 ZEYZrAPEZnKEANONMETA

MYMONAZXeiZOZEBHMETA

DE TABLE ILIAQLE. 97

ÀAITAeEOIAAMAnANTEZE

nONTOAOAEKATHAETOIATTII

EAEYZETAIOTAIMnONAE 40 niTEnOPEYZeAlAYTONTHENA

thaï EAeOY20NOTNTONANA

MEZONHMEPnNEPXETAIOZ

ETZTHnPOEIPHMENHAnAE

KATHKAIH0ETI2KATATOnPO 43 ZTArMATOTTIOTANABAINEl

nPOITÔNAlAKAKElNOTTnOI.

OMENOrnOHZEINKAOAnEPH

ZlOTAnAAAAZZETAlHOETIZ

TAEIPHMENATnrinAnArrEA 50 OY2ATATTH2AIEA0OY2HZTH

ZHMEPAZKAITONHMEPnNAPIOM

ONEXOYZONEIKOZIEniBAAAEl

MIAKAIIK0ZTHENHE2TINAX

AinNArOPANEHNKATAAOr

oS oiiYNArnrHTnNAXAin

KAIOlKlAKAIMENEA AAEZANAPOYMONO OEnNArOPAKAIOI XYIlIKAIEninO 60 AlAZMAXHAi AKAIAINHOY TPOIlinF NHOYAI MAZ

Les dimensions du bandeau portant l'inscription , telles que nous les avons indiquées, font suffisamment juger de la finesse du caractère, et nous devons dire que la partie la plus difficile de notre tâche a été la lecture matérielle de ce texte microscopique. Aussi notre but est-il tout simplement d'éviter un pareil travail aux philologues, qui pourront maînienant utiliser ce qui, entre nos mains, resterait complètement stérile. La partie supérieure de Tinscription est brisée; d'après Tétat du bas-i'elief qui l'avoisinc on peut juger qu'il manque T. u. 7 .

. ÎI8 FKAGMENÏ INÉDIT

environ une demi-douzaine de lignes. Nous ne prétendons pas les restituer; mais, sans un très grand effort de critique, on peut supposer que la phrase dont la première ligne est réduite à quatre lettres était à peu près ainsi conçue :

autr,; uiib Zr,voô6tou è<rrtv.

Ce commencement nous fournit une indication curieuse, puisqu'il semble attribuer ce qui va suivre au célèbre bibliothécaire d'Alexandrie, ce grammairien que Suidas présente à tort comme auteur de la première révision des écrits d^Homère, dont Aristote avait déjà épuré le texte (1).

Les lignes 3 à IS contiennent une analyse assez fidèle des premières pages de Y Iliade,

oova'., Xp'j7T;ç, szl toTç eipt;jjiÉvoiç cujçspwv, i^ioî tov 'AttcXXw t?^ àoiy.ta^ Tfjç st:' xjtov Y£V5[jLévr,ç iv':api.£{ij;a76a'. tcù^ 'A^raicyç* toy oà 'AîToXXwvo^ (ji.t;v(Grav:cç toTç 'A^raioTç, xa» Xsijjlov £ji.5aAcvTo; eU '5 ^^zrtot:£5ov aiTwv, etc' èwéa Tf;pi.^pa[ç], y.26db;£p Erptjxev •

De la fin de la ligne 18 au milieu de la ligne 22, nous trouvons les vers 33 et 54 du premier chant de Y Iliade^ le second, avec une petite variante : Sr(z^y^ èxaXé^wTo pour ivopi^s

xaXécrcraxc.

'Evvf,{iap (làv àvà O'Tpatov w^^eto XT)Xa Oeoto. Ka\ ènc6aXXei>

Tfj Sexârr, ô' oty^PV exaXÉffaaTo Xaôv *A)jiXXe'j;.

Puis, le récit continue :

'Ev ixjTr^ 7:aXt[v] ji-fjvtç, xa\ XpuTr/i^sç onrdrrôXt;, xx OLi:v.-up\^ BptçTitcoç' xal 'A/iXXéco^ xa\ Oé-riBs; cûXXoYî^ i^^P *wv 'A^atôv, xal

[Xc]X£'J0VT5Ç TY;V [i.YjTSpM i^lWSTat TOV Aia 2"î:(i)^ tiixi^jw^w xifCV Cl

'A/aio':, èT:i6iXX£». y; ©iTiç *

(1) Suidas cite eucore im autre Zéuodote, Aiesauilriu, qui a écrit sur Uomère; mais il n'avait pas la répatalion du premier, que ses charges de bibliothécaire et de précepteur des enfauts de Ptolémée Pbiladelphe avaient mis en évidence. Du reste Ensthate accorde aussi à Zénodote d'Éphèse le mérite d'avoir le premier revisé les œuvres du poète immortel. On ne sait auquel des deux Zénodote appliquer la critique de Lucien, Ver. hisi,, lib. Il, 20.

DE TABLE ILIAQCE. 99

IliXt, qui termine la ligne 22, est pour TriXiv, le v, qui se prononce [l avant [Lf^^iç, ayant été oublié par le graveur. Il a également, à la ligne 27, omis la de ixrjTipa, sans doute pour la même cause, parce que le mot suivant commence par la même lettre.

Après la phrase peu élégante que nous venons de transcrire et qui finit seulement au commencement do la ligne 30, vient le discours de Thélis ; c'est la citation des vers 420 à 425 du premier chant de V Iliade :

420 Eîpi' oÙtt) icpbç ''OXuititov àyavviçov, ai' m, TftOïiau

'AXXa a\t (&èv vOv, vsu9\ icapr^i^evoc J>xu7c6poi(Tiv, |if|Vt' 'A^aioîffiv, icoX£(iou fi' àiroicaveo ica|Aicay. Zeuc Y^P ^C 'Ûxeavov (ut' a|iu|i.ovac (Ai0(0in}sc) ^OtCoc ï^fi (ictà $atta, Oeo\ d* â(&a icdtvtsc eicovio*

423 âwSexarr, Ôé toi avTiç IXcuTerai OuXupiit6v5£.

Remarquons au vers 420, dOïîarau lieu de xiOr^-ra'., qu'on lit dans Y Iliade; le graveur ayant omis les viers précédents, pouvait, à la rigueur, faire rapporter ce verbe à Achille. — Le vers 421 nous donne, dans vsj^l, une nouvelle forme du datif pluriel de vaO^, forme qui, cependant, n'est peut-être qu'une faute du graveur. — Dans le vers 423, le graveur a oublié AlOtoir^aç, peut-être parce qu'il ne le comprenait pas, et qu'il lui importait peu de savoir chez qui s'en allait Jupiter, pourvu que ce fût chez de braves gens. — Enfin, au vers suivant, notre monument confirme la leçon des manuscrits et des anciennes éditions, jAsta SaT-ra, que Wolf avait remplacé par xa-wi caT-ra, en se fondant sur une scholie qui attribue cette correction à Aristarque; mais celte scholie est contredite par une autre, suivant laquelle ce serait ïtzk et non /.a-ua, qui aurait été proposé par le critique d'Alexandrie ; d'ailleurs, ainsi que l'a démontré M. Spitzner, cet emploi de xati est contraire à l'usage de la langue homérique. Nous appelons d'autant plus l'attention des philologues sur ce point, que le nouveau fragment de table iliaque nous paraît, en raison de la forme des lettres, particulièrement des 2 et des n, appartenir à la première moitié du 1" siècle de l'ère vulgaire.

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