‹ Œuvres de A. de LongpérierChapitre 38 sur 173 · ARTICLE · texte numérisé non relu

ARTICLE

C'est assurément une heureuse idée que celle de réunir dans un même livre, de format commode, tous los sujets intéressants inédits ou connus que représentent les vases peints de l'antiquité. Cette vaste et utile entreprise réclamait de la part des auteurs, non seulement une érudition riche et féconde, mais encore une patience, un courage bien rares de notre temps. Pour qui ne connaît pas personnellement les deux savants qui promettaient il y a quelques années d'accomplir cette tâche, le doute était permis, tant elle semblait rude; mais aujourd'hui, un premier volume, tout à fait conforme au plan indiqué par le Prospectus, vient servir de réponse à qui mettrait le succès en question. Hâtons-nous de dire que nous n'avons cessé d'accompagner de tous nos vœux un travail dont le résultat immédiat est de rendre accessible au grand nombre l'étude d'une branche extrêmement importante de l'archéologie. Réduire en quatre volumes in-4** la matière de cinquante volumes grand in-folio, classer tous les

(1) Cette planche est composée de vases qui tous existent au musée Céramique de Sèvres, et les figures en sont empruntées & diverses planches du bel ouvrage, actuellement sous presse, dans lequel MM. Brongniart et Riocreux décrivent cette riche collection.

sujets dans un ordre méthodique et rigoureux, n'est-ce pas là, quand les auteurs n'eussent pas fait plus, un service immense rendu au public studieux? Qui pourrait regretter rincommensurable appareil scientifique dont cet ouvrage dispense? Qui donc préférerait encombrer ses pages de citations de cent tirages à part^ impossibles à trouver, plutôt que de faire usage d'un livre que chacun peut consulter aisément? Nous ne pensons pas qu'il existe un seul antiquaire qui ne soit pas de notre opinion à cet égard ; il faudrait qu'il eût oublié que le premier devoir du savant est de vulgariser les moyens d'instruction, et que c'est la seule ressource qu'il ait pour se faire pardonner Tauréole d'ennui dont l'entoure sa spécialité^ lorsqu'il est assez malheureux pour en avoir une.

Les auteurs de Y Élite des monuments céramographiques ont employé, pour désigner la forme des vases, le vocabulaire formé il y a quinze ans par le savant Théodore Panofka, et nous déclarons tout d'abord avec franchise qu'il eût été nécessaire d'établir des restrictions au système de dénomination, qui a été, comme chacun le sait, combattu avec tant de force par M. Letronne. Un grand nombre de lecteurs de la Revue nous ayant témoigné le désir de trouver ici des renseignements sur Tétat de la question, comme aussi sur les différentes fabriques^ nous avons réuni quelques notions sur cette matière, et nous les exposerons brièvement avant de passer à l'examen du livre de MM. Lenormant et J. de Witte.

Fabrique phénicienne. (PI. III, n*" 4 et 5.) On a longtemps considéré comme égyptiens, des vases de terre jaunâtre terne, de forme écrasée, ornés de figures brunes ou noires rehaussées de rouge et de violet. Ces vases, qui se trouvent en Grèce, dans les îles do la Méditerranée, et en Étrurie, représentent soit des rangées processionnelles d'animaux réels ou fabuleux, soit un oiseau aux ailes immenses qui enveloppent pour ainsi dire toute la surface du monument, soit encore une femme tenant par le col deux oies qu'elle parait étrangler. L'orifice s'élargit singulièrement et rappelle le tailloir des colonnes de Pestum. Du reste, rien qui ressemble aux compositions

si caractérisées de i'Égyple : point d'attributs symboliques, point de figures d'hommes à tête d'animal ; on y remarque au contraire des représentations d animaux à tète humaine, combinaison véritablement asiatique, dont les colonnes de Persépolis et de Khorsabad, les cylindres babyloniens et perses, l'Ecriture Sainte nous ont fourni tant d'exemples.. Sur les vases dont nous parlons les hommes et les animaux sont presque toujours ailés, et à ce trait encore on reconnaîtra l'influence cananéenne ou arienne. Une observation fort ingénieuse a été faite au sujet de ces vases par M. Raoul Rochette. Ce savant a remarqué que tous étaient parsemés de rosaces à cinq ou six pétales, et que cette rosace se retrouve exactement semblable sur ua des deux fragments de briques émaillées rapportées des ruines de Babylone par l'abbé de Beauchamp. Toutes ces considérations ont fait abandonner depuis quelques années la dénomination d'égyptiens à laquelle a succédé celle de tyrrhéno-phénicieriSj ou simplement phéniciens. Ces vases sont très anciens (celui que M. Dodwell a trouvé près de Corinthe porte une inscription dont les caractères paraissent remonter à la 50® olympiade (vi® siècle avant J.-C), suivant Ottfried Millier). On ne prétend pas dire qu'ils aient tous été fabriqués par des ouvriers phéniciens, et celui que nous venons de citer serait la preuve du contraire ; mais ils doivent avoir été faits & l'imitation de ceux que le commerce maritime apportait de Tyr et de Sidon, dans les îles de la Grèce et sur les côtes de l'Italie.

On a trouvé dans la Grande-Grèce et jusqu'à Corneto, un grand nombre de vases qui procèdent directement de ceux que les Phéniciens avaient mis en usage, et qui sont aux vases grecs ce qu'au moyen âge les monuments de la sculpture du x*" siècle sont aux œuvres d'art du xni«. M. Panofka a donné le nom à'aryballos au n** 4 de noire planche III, et celui de bombylios au n° 5. M. Letronne paraît admettre la première de ces dénominations, mais il repousse la seconde. Nous pensons que ce vase doit être classé parmi les alabastron.

Fabrique grecque. (PI. III, n^ 2, 3, 7, 9.) Le vase figuré

SOUS le n'' 2 est essentiellement attique. On en voit plusieurs de cette forme dans le tombeau d'enfant, découvert à Athènes , que la Revue a publié (pi. xi, numéro de septembre 4844). Souvent le fond blanc de la partie cylindrique est orné de dessins au trait, d'un rouge pâle et généralement d'un grand style. M. Grasset, consul de France à Janina, avait apporté à Paris un vase à fond blanc, chargé de figures peintes de diverses couleurs très brillantes. Ce merveilleux monument de la peinture antique avait été trouvé à Salamine, et fut publié par M. Raoul Rochette (1). Il a été depuis acquis par le Musée Britannique. C'est très certainement une variété de la famille des lecythusy sans que l'on puisse affirmer, ainsi que le fait observer M. Letronne, que ce soit le lecythus par excellence.

ludL phiale qui vient ensuite (n"3) est de terre brune, enduite d'une couverte d'un noir trouble. C'est un de ces vases que l'on trouve dans la Grande-Grèce et que M. de Witte nomme vases grecs à reliefs (Cat. Dur., p. 336); en effet, divers sujets se détachent sur le fond intérieur. Plusieurs phiales représentent des courses de chars montés par des dieux que guident des victoires et au-devant desquels volent des figures ailées en rapport avec le caractère de chacun d'eux. Il y a là,, entre la divinité et le génie qui plane au-dessus d'elle une connexion qui rappelle les férouers des sculptures de l'Orient, êtres mystiques qui accompagnent le roi-dieu. Dans la phiale du musée de Sèvres nous voyons cinq fois le soleil, dont la tête radiée est placée entre les deux chevaux dont la disposition offre une analogie frappante avec les chapiteaux du tombeau bien connu de Nakschi-Roustam.

Le vase n" 7 est d'une forme très rare (2) ; M. Panofka, qui en connaissait un semblable dans le cabinet de M. le duc de Blacas, le croyait unique ; le premier a été, comme celui que

(1) Peintures antiques inédites^ p. 415, pi. Viii, ix, x et xi.

(2} Les poteries d*ÉgiDe étaient réputées pour leur légèreté; ce vase est d*une finesse remarquable. H est fait d'une terre en grande partie composée de carapaces ou test siliceux d'animaux microscopiques infusoires. (Brongniart, Traité des arts céramigues, 1. 1, p. 576.)

nous venons de citer, trouvé à Égine ; la Bibliothèque Royale en possède un troisième, rapporté de Grèce par M. le baron Rouen. Le fond jaune pâle, avec des zones et des stries rouges et noires, distingue le vase des îles; c'est ainsi que la poterie de Milo, de Théra présente les mêmes ornements. M. Pc^nofka regardait le vase que nous décrivons comme une thermo^ potisj c'est-à-dire un vaisseau destiné & contenir des boissons chaudes ; cette dénomination, qui n'avait alors pour base que la présence du couvercle, pouvait alors ne pas paraître bien certaine. Aujourd'hui, nous pensons avoir pour l'adopter la raison que voici :

Suivant Athénée (XI, 783), Xanaphœa était chez les Cretois une thermopotiSy 'Aix^xioL i^ OepjJisroTt^ içapi KpY;(7iv. Or, les monnaies d'Anaphé, petite île de la mer Egée, voisine de Crète, ont pour type un vase que le savant Célestino Cavedoni n'a pas hésité à regarder comme Yanaphœa (1). Voici tout au moins une variété de thermopotis qui nous est connue, et nous devons dire qu'elle ressemble beaucoup à notre vase n® 7, excepté que les anses sont placées dans le sens horizontal. On rencontre assez fréquemment dans les lies de petits fourneaux de terre jaune décorés de méandres, de stries, de zones brunes et rouges, et sur lesquels les vases de l'espèce que je viens de décrire s'ajustent d'une façon qui ne saurait être l'effet du hasard; cette circonstance jointe à l'argument que nous tirons de la monnaie d'Anaphé et qui nous parait très concluant, nous porte à admettre dans la nomenclature céramique applicable, la thermopotis ou vase à boisson chaude.

Nous voici enfin arrivé à la description d'un de ces vases classiques à fond noir brillant et à figures rouges, que l'on a longtemps confondus avec les vases étrusques (2). Le n*» 9 est de fabrique agrigentine, c'est le vaso à colonnette de la Grande- Grèce. Le nom de kélebé par lequel on le désigne, est, comme l'a démontré M. Letronne, tout à fait impropre, et peut s'appliquer à des vaisseaux de formes très éloignées de celle que

(1) Spicilego numismatico, p. 115.

(2) Voyez la Reime archéologiquât numéro de mai 1844, p. 82.

nous avons sous les yeux, et qui rentre bien plutôt dans le genre cratères, car ce dernier terme nous parait en général employé pour désigner les vases de grande dimension. Les vases à colonnettes, qui se recommandent surtout par leur belle fabrique et leur grand style, ne nous ont, pour la plupart, conservé que des scènes assez peu instructives. Sur celui-ci, on voit un éphèbe nu qui s'apprête à assommer d'un coup de massue un taureau quil a saisi par les cornes; devant lui, une femme, vêtue d'une tunique talaire et d'un péplum, court en retournant la tête ; elle tient de la main gauche une corne* ou des crotales. On peut voir dans cette composition Thésée qui se prépare à immoler en l'honneur d'Apollon delphinien le taureau de Marathon, qu'il vient de dompter, ou un sacrifice à Bacchus du taureau dionysiaque, précédé par une ménade.

Une autre classe de vases, que l'on trouve très nombreux dans les sépultures de Nola, présente plusieurs points de ressemblance avec les amphores d'Agrigente. C'est le même vernis luisant, la même élégance dans les formes. Les sujets que représentent ces monuments sont le plus souvent bachiques ou erotiques ; mais ils conservent ordinairement une certaine majesté qui leur donne un couvert hiératique. On a recueilli aussi à Nola une quantité considérable de poteries de toutes formes et de toutes grandeurs, entièrement noires, dont le galbe toujours très pur est remarquable par son hellénisme.

Fabrique étrusque, (PL ni, n®» 6, 8 et H.) M. Lenormant a fait voir dans un journal (1) que si l'on ne doit pas appeler étrusques tous les vases qui se découvrent en Toscane, il fallait réserver ce nom à quelques monuments céramiques contemporains de la prépondérance tyrrhénienne en Italie. C'est à Chiusi que l'on a formé les plus belles collections de vases de ce genre, dont le m 6 est un échantillon. L'argile qui le compose est noire à l'intérieur comme à l'extérieur. La coupe, très épaisse, et par conséquent fort lourde, est ornée de bas- Ci) Hevue archéologique, l. I, p. 82.

reliefs imprimés à l'aide d'uQ cylindre dont le roulement a reproduit plusieurs fois la même scène. Les sujets empreints sur les vases de Chiusi sont tout à fait orientaux, et Ton se souvient, en les voyant, de ces cylindres de pierre dure que Ton rapporte dps environs de Babylone et de Ninive.

Nous avons vu à Albano, chez un maître d'école, une prodigieuse quantité de poteries noires trouvées près du lac, au fond d'une tourbière. Ces monuments, de Tavis des plus savants antiquaires, remontent à l'époque la plus reculée de l'histoire italiote. M. de Witte a déjà fait mention (Revue archéoL^ p. 309) de cabanes funéraires qui faisaient partie de la découverte dont nous parlons. Ce sont de petites maisons de terre cuite noire, d'environ trente centimètres de long sur vingt de. large. Ces édifices en miniature contiennent des cendres et des ossements calcinés.

Il semble que les Tyrrhénîens, lorsqu'ils s'établirent en Italie, aient continué la fabrication en usage chez les Aborigènes, en améliorant l'art de la cuisson, et en introduisant le vernis et l'emploi du cylindre pour décorer les surfaces planes. On a donné à la coupe étrusque qui est figurée dans notre planche le nom d'Ao/ctow, *OXy.£Tov ou "OXxwv, qui n'a pu se faire accepter par la science. En elfet, à part l'incertitude qui règne sur la forme de Vholcion, en ne consultant que le texte des auteurs qui le citent, ne doit-on pas hésiter à proposer un terme grec pour exprimer le nom d'un ustensile purement étrusque?

Le vase n° 8 provient des fouilles de Vulci ; c'est le produit d'un art d'imitation qui puise ses inspirations dans l'hellénisme. Ce qui appartient presque exclusivement à la localité, c'est le grand œil qui se voit sur tant d'autres monuments découverts dans le même lieu. Nous avons expliqué ailleura (1) les raisons qui nous font considérer cette représentation comme un symbole funéraire. Son intime association avec le fforgonium^ qui orne presque toujoui's le fond des coupes sur lesquelles ce type existe, association qui devient encore plus évi-

(1) Revue numismaiique^ 1843, p. 4âl. — P. 58 du présent volume.

dente sur le vase de M. le colonel W. M. Leake, qui nous montre le gorgonium servant de prunelle à quatre grands yeux, nous a fait croire que l'intention des ailistes de Vulci avait été de figurer une KdpiQ mystique. Suivant Plutarque, la mort est, dans la lune, soumise à Proscrpine (K^pyj) : 0avxTo; ... 3' h Tij fstki^Hr^ Tij; Ilepae^cvtî; (1). Je ne reviendrai pas sur Tassimilation de la lune au gorgonium, question si bien traitée par M. le duc de Luynes, et je me bornerai à répéter que j'attribue la présence de Tœil sur des vases placés dans les tombeaux, à la même intention qui a fait sculpter l'image de Proserpine sur des sarcophages.

Au reste, dans un bas-relief sculpté sur un tombeau étrusque, on remarque un génie infernal, sur Taile duquel est tracé un œil semblable à celui des vases peints (2).

La tasse de Vulci (n« 8) est, suivant M. Ed. Gerhard, une cgathisy et M. Lctronne s'oppose àTemploi de cette dénomination. La hauteur de Tansc nous fait croire que cette tasse servait à puiser un liquide contenu dans un vase plus grand, action exprimée par les verbes içyco, a^yçaco (3), d'où le substantif i^jv.ç^ vase à puiser. Quoique ce mot ne se trouve pas dans les lexiques, nous n'en croyons pas moins qu'il ait dû exister; car sur les monnaies de la ville d'Aphytis de Macédoine, nous voyons un canthare à anses élevées qui nous paraît merveilleusement propre à l'usage qu'exprime le nom de la ville. Si nous ne craignions d'être suspecté de partialité, nous dirions que la numismatique offre à notre sens, pour la recherche du nom des vases, un secours puissant auquel on aurait dû plus tôt recourir. Ainsi, lorsque l'on voit sur les monnaies de Thasos et de Chios des amphores parfaitement semblables, que M. Cavedoni rapproche avec sa critique habituelle du passage de Strabon : Képapiv tê 0a<ywv xai X(cv, on aurait pu faire intervenir ces types pour fournir la forme que les lexicographes ne décrivent pas, Photius a dit : STajAvfa, -ri ôijia

(1) De fade in orbe lunxj cap. XX VU.

(2) Micali, Monum, per serv, alla sioi\ degli ant* pop,, PI. CV.

(3) Odyss,, XXUl, 305.

yLepi\L{Xj et dans Hésychius le 5/^mmo7{ est donné comme synonyme du Ka5o^; Horace (III, od. 19, 5), à son tour, parle du Cadiis Chius. D'après cela, n'est-il pas permis d'induire que les monuments numismatiques de Thasos et de Chios nous ont conservée la figure dix Siamfios? Or cette forme est précisément celle du vase à vin qui se découvre dans les caves de Pompéi et de toutes les autres villes antiques dont on déblaie les substructions. C'est ainsi encore, que la forme particulière de Vamphore de Corcyre nous semble très clairement illustrée par la monnaie de cette ile représentant un satyre versant du vin d'un diota dans un autre (EckheJ, t. II, p. 180).

On voit dans la planche III (n© U), un vase étrusque, c'est-àdire fabriqué en Étrurie, à l'imitation des produits de l'art grec. Celui-ci est Vamphore bachique de Canino ; le combat qu'il représente est une des scènes homériques que les peintres et les sculpteurs de l'antiquité se plaisent à multiplier. Les vases de cette espèce ne sont pas aussi anciens qu'on pourrait le supposer; la forme des armes, les figures noires sur fond jaune, l'emploi du blanc pour teinter les chairs de femmes, sont des traits d'archaïsme auxquels il ne faut pas se méprendre.

Fabrique de la Basilicate. (PI. III, n" 1 et 10.) Rien de plus varié que la forme et les ornements qui rendent les vases de cette partie de l'Italie si remarquables. Leurs dimensions extraordinaires semblent défier les efforts des imitateurs modernes. Le vernis en est toujours noir; les personnages et les ornements rouges ou jaunes avec des retouches épaisses rouges, blanches, violettes, jaune clair et quelquefois même dorées. Le dessin des figures est souvent détestable et toujours maniéré. Les compositions qui décorent ces vases, principalement les plus grands, sont empruntées soit au théâtre, soit à un système d'initiations des plus compliqués, dans lequel Thermaphroditisme joue un rôle important. Toutes les scènes peuvent être ramenées à un sens funéraire. Ces monuments considérés absolument tendraient à déplacer singulièrement certaines données mythologiques.

U serait peut-être utile de restreindre délicatement les indi*

cations auxquelles ils conduisent, en leur assignant, dansThistoire des croyances grecques et latines, une Valeur à peu près égale à celle que Ton accorde sans hésiter aux symboles gnostiques dans Tétude des théologies égyptienne et chrétienne. Le n* 1 montre une tête de Vénus, abrégé de la déesse qui est placée près d'un cippe et d'un édicule funèbres, sur tant d'autres vases de la même provenance. Le n° 10, qui appartient au genre lécythns, représente une femme portant un plat [phiale) chargé d'offrandes destinées aux morts, sujet qui se répète de cent manières, et qui n'offre qu'un faible degré d'intérêt.

Dans le second article, nous exposerons le système de classification adopté par les auteurs de YÈlite des momanenls céramographiques.

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