VASES GALLOIS
fîcilcs ji tenir cl qui semblent destinés à Figurer symétriquement avec les bases des deux gouttières. Lorsque ce vase est mouillé, on aperçoit au fond une teinte rougeAtre qui donne lieu de supposer qu'il avait été imbibé d'une liqueur rouge, peut-être de sang. Il acte trouvé au bas de la montagne de Saint-Sauveur près de Péreuse,au Heu nommé Morparé {mons réparât us).
Le quatrième vase provient de Toucy ; par sa forme, sa matière, ses dimensions, il se rapproche tout à fait des deux
précédents. Tous ces vases, comme on le voit, ont dû servir au même usage sacré ou profane, et tous doivent appartenir à peu de chose près h la même époque. Nous ferons connaître en dernier lieu un vase de calcaire très blanc, de 38 centimètres de diamètre sur 21 de hauteur, que M. des Ormes s'est procuré à Moutier, Les anses de celui-ci ne sont pas delàchéos mais seulement indiquées; la sculpture qui orne la face antérieure est assez line et indubitablement antique. On y
remarque des branches de chêne avec leur glands, décoration qui s'accorde parfaitement avec ce que nous savons des idées religieuses des Gaulois. Au centre ligure une fleur de lis sur
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la présence do laquelle on pourrait se fonder pour refuser k l'antiquité le monument sur lequel elle est tracée. Nous allons au-devant de cette objection en rappelant que la fleur de lis parait fréquemment sur les monnaies de la Gaule. M, Rey, dans un article inséré dans la Jtevue numismatique (1), en a réuni vingt-quatre variétés. Ce vase, dont la partie postérieure
est taillée à facettes, nous paraît le plus moderne de tous ; il a dû évidemment servir au même usag;e que tes précédents, mais son style dénote l'influence romaine, déjà devenue puissante.
Que ces vases soient purement gaulois, ou gallo-romains, il est constant qu'ils sont antiques, qu'ils font partie d'un arrangement systématique puisqu'ils se trouvent toujours dans Teaceinte de pierres sèches; que jusqu'à présent on ne connaît d'analogues dans aucun musée. La science archéologique est donc redevable envers M . Paultre des Ormes d'une acquisition très intéressante sur laquelle nous nous bornons aujourd'hui à appeler l'attention des antiquaires spéciaux en réclamant de leur part l'indication de faits qui pourraient se rattacher à cette question.
(t) T. II, 1331, p. is-2a. pi. I.