Quart? de mine de Béryte
(1) Bœcich, Corpus, n«* 4457, 4463, 4518, 4519, 4541, etc. — Letronne, Recueil des insctnpt. de lÈgypte, t. H, p. 224, 228, 242, 298, 308, 315, 523, etc.
(2) Au moment oi\ mon travail est sous presse, j'ai connaissance des Anna-
On jugera facilement par ce tableau, tout à la fois de Tétat de la question et du secours que peuvent nous fournir pour la résoudre les biens rares monuments qu*il m'a été permis de rencontrer. Je ne doute pas que si les archéologues et les voyageurs qui visitent VOrient voulaient donner quelque attention à la recherche des poids antiques, on serait bientôt en possession d'éléments assez nombreux pour étayer un système d'appréciation bien régulier. Le but que je me propose ici est donc principalement de faire appel au zèle de ceux qui s'intéressent encore à l'antiquité classique. Grâce à ce motif, on excusera peut-être la monotone aridité du travail que je soumets avec timidité à la critique des érudits spéciaux (1).
tazioni aa Corpus irucr. grxc,^ qui sont imprimées plus haut dans ce Tolume de nos Annales (voyez p. 167), et j*ai le bonheur de voir que le savant abbé Cavedoni a conçu, de son c6té, la même opinion sur la manière de lire la date du poids de Béryte.
(1) Nous n'avons pu nous procurer la pesée d'un quadrilatère de plomb de la collection Stackelberg, où l'on distingue les lettres âZ' ' 'O dans lesquelles M. H.lJase trouve To2îa>v arjiAa ou arjiutov. On voit au centre une contremarque renfermant une chouette avec la légende A0E qui fait voir que ce poids a eu cours à Athènes. M. H. Hase l'a pris pour une tessère. Annal, de Flnst. arch,, 1839, tav, dCagg. R, n» 10 et p. 219. — M. J. de Witte nous a aussi communiqué une dissertation du P. Secchi sur un poids romain de plomb portant
une inscription grecque ainsi conçue : ETOTC * A ' I ' YrTATEYONTOC *
Tiy-KAATIOY CEOYHPOY ITAAIKON. - Au revers : AFOPA- NOMOYNTOC MENECOECOC XPHCTU ÂlAEITPON. Ce poids,
qui appartient au règne d'Alexandre Sévère, est carré, et offre beaucoup de ressemblance avec la mine et la demi-mine d'Antioche. Dans son Mémoire (p. 16), le P. Secchi cite un autre plomb conservé au Musée Kircher, sur lequel
on Ut : ArOPANOMOYNTOC THN EZAMHNON ' T ' AIAIOY- AOMITIANOY; voy. Campîone d*antica bilibra romana in piombo conservato nel museo Kircheriano con greca inscrizione inedila illustrata dal P. Giampietro Secchi. Roma, 1835, in-4o, fig.