QU'ON DIT AVOIR ÉTÉ TROUVÉES A ORLÉANSVILLE. LETTRE A M. A. LELEUX
Éditeur de la Beiuê archéologique.
(Extrait du tome V de la Revue archéologique, 1848-49,
2« partie, pp. 570-71.)
Cher Monsieur,
Une Noie sur les antiquités (TOrléansville insérée dans le dernier numéro de la Revue, nous a fait connaître plusieurs médailles antiques dont la description me parait fort extraordinaire. Je suis loin de suspecter la bonne foi de Técrivain qui les publie, mais je pense qu'il fera bien désormais d'attendre pour faire usage des monuments numismatiques qu'il ait pu les examiner de ses propres yeux. Je reconnais bien, à la véritéy des types appartenant à la monnaie impériale romaine sur laquelle on a enté des légendes fantastiques, mais je ne sais pas si cela dépend de l'état de conservation des monuments ou de l'intention du faussaire. Ce qui est positif, à priori, c'est que les deniers envoyés d'Afrique sont inadmissibles. La première des médailles citées porte évidemment le type bien connu d'une libéralité : l'empereur, sur une estrade, et devant lui, une femme tenant une corne d abondance et un objet indistinct qui est, à n'en pas douter, la tessère de distribution. A l'exergue CIPYARANIT. S ISG, c'est-à-dire LIBERALI- TAS AVG. Je ne perdrai pas plus de temps à rechercher avec quels types on a pu forger les deux autres pièces : qu'il me suffise de dire qu'au temps d'Hadrien, il y avait déjà près d'un siècle que l'on ne frappait plus en Afrique de monnaies colo-