‹ Œuvres de A. de LongpérierChapitre 67 sur 173 · DE MAYORQUE · texte numérisé non relu

DE MAYORQUE

(Extrait da tome VI de la Revue archéologique, 1849-50,

Ire partie, pp. 38-41.)

La collection d^antiquités du cardinal Despuig contient un petit nombre d'inscriptions grecques qui n'offrent pas, à la vérité, un très grand mérite intrinsèque, mais qu'il est cependant bon de connaître, puisque, si elles ont été, comme on l'assure, découvertes dans Tlle de Mayorque, elles donnent une idée du style épigraphique semi-grec^ semi-romain usité dans les Baléares.

M. Tastu, consul de France, ayant eu Tobligeance de me rapporter d'excellentes empreintes de ces inscriptions, prises sur les originaux à Taide de papier mouillé, j'en puis fournir une transcription fidèle qu'utiliseront sans doute les auteurs de travaux spéciaux. On est encouragé à recueillir les moindres textes lorsqu'on songe au parti que, dans ces derniers temps, M. Letronne et M. Philippe Le Bas ont tiré, pour l'histoire, de fragments insignifiants en apparence. Je place ces inscriptions dans l'ordre qui leur a été donné dans la collection de Mayorque.

J'ai eu récemment connaissance d'une notice descriptive de la galerie Despuig, publiée à Palma, en 184S, par don Joaquin Maria Bover (1), et dans laquelle se trouvent commentées les

(!) Soticia kistôrko otHislka de îos museos del eminentissimo senor cardenal Despuig exisientes en Mallot*ca* Palma, 1845, iu-S^.

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inscriptions que je vais transcrire. La manière dont elles sont lues par Técrivain espagnol ne rend pas complètement inutile, ainsi qu'on va le voir, la transcription que de mon côté j'en avais faite.

No 22 de la collection .

EAniC MAIKHNIANH

'EkîA^ Maixvjvidcvir]. Je pense du moins que le deuxième nom est au datif : 'EXtAç était probablement une affranchie, car à Tépoque de la civilisation romaine qu'indique le nom Haeceniana, un nom sans prénom et sans patronymique ne pouvait guère être attribué à une femme de condition supérieure. Deux affranchies de Livie portaient ce nom qui en général appartient^ à des personnes d'état servile. On a de rares exemples de ce nom au masculin ; dans ce cas on doit l'écrire "EXmç.

M. Bover s'exprime ainsi : «Esta con caractères griegos que dicen : Ei pio Maikeniano L Nasa podemos afiadir para ilustrar estos nombres desconocidos. »

No 27.

POY<D€INAI XAIP€

Cette inscription de basse époque, dans laquelle le nom Rufina a été transcrit avec sa terminaison latine, n'offre aucune difficulté ; don Joaquin Ta traduite à l'aide de Gusseme. No 29.

^ ANNIOC CTA

TCOPIANOC

€TCONAZ

KAT€T€eHlRlA

KAAMAICON

"Avvioç 2]Torro)piavcç eTwv AZ xaTetéôrj iz^l ivScîta xxkxiim Mafoiv.

Cette épitaphe du jeune Annus Statorianus, mort le 21 avril, à l'âge de vingt-huit ans, présente un surnom dérivé de celui d*un père ou d'un aïeul. Statorianus, que je ne me rappelle

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pas avoir encore rencontré, est un diminutif de Stator, comme Censorianus de Censor, Majorianus de Major, Yictorianus de Yiclor; en sorte qu*un cognometi significatif se trouvait à une génération suivante, rappelé par un surnom du second degré qui n'exprimait plus qu'un souvenir affectueux.

Don Joaquin Bover déclare ne pouvoir déchiffrer que ces mots : Annioy Stator, Janos, Eiouaz, Catepce^ Epria, Kabnaion. Annio, dit-il, peut être un nom de famille romaine plébéienne,

revêtue d'emplois civils et militaires ou celui d'une ville

grecque... Stator est un des surnoms de Jupiter... Jano fut un des grands dieux des Romains... Nous ne trouvons pas le sens d'EiouaZy et nous ne traduirons pas Catepce; Epria est une famille romaine, et nous ignorons la signification de Kalmaton (1). Ce commentaire que j'abrège infiniment occupe trois pages de la Noticia historico-artistica.

No 34.

A - NINNIOZ

ArPirffTAI

MAPKIAI • TH • ET

ZEBEZTATH * E3E

lAinN * AAHANWN

EnOIH — I

SeoTç xoToxÔôviotç • Aôuxtoç N(wiO(; 'Aypfexaç Mapxty Tij eiaejeffTary)

Cette inscription en Beaux caractères du i^*" siècle avec apices et qui est gravée sur une stèle à fronton triangulaire orné d'une couronne, est de style romain d'un bout à l'autre ;

(i) NoUcia, etc., p. 36 et suiv. « Annio puede ser nombre de una familia romana del orden plebeyo, pero autorizada con empleos civiles y militares ; y paede ser lo tambien de udo ciudad de la anligua Grecia, cuya memoria se conserva en una medalla que trae Gasseme.

« Stator es uno de los cognombras de Jupiter, que tuvo principio en tiempo de Rômulo, cuando los Sabinos irritados con el robo de sus mugeres, acometSaron con tal furor à los Romanos eu el monte Terpeyo, que, etc..

(c Jano fué uno de los dioses selectos de los Romanos, à quien la fabula hace hijo del cielo y de Hécate, etc... A la palabra Etouaz i^o la encontramos significado. Tampoco darémos solucion a Catepce. Epria es familia romana, piebeya, cosi dcsconocida en los Dastos. Ignoramus el sentido de Kalmaion, »

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