TRACÉE A LA POINTE SUR UN VASE DE TERRE
D'un autre côlé, bmcia qui paraîtrait le thème naturel de buscillay est le nom d'un sorte de navire et ne partit pas avoir une origine bien ancienne.
Quoi qu*il en soit, on voit que le nominatif s'immobilisait déjà, suivant la propension qui a déterminé la formation des langues néo-latines.
SOSIO par un S prouve que, dans la Gaule, au moins, le C n'avait pas le son chuintant que les Italiens lui attribuent.
LEGAS doit être pris pour DA, à ce que nous croyons. Les langues en se corrompant tendent à restreindre la portée des mots. C'est ainsi qu'en grec moderne gdcXXw s'emploie pour donner.
IT nous parait représenter VT plutôt que ET. Le son aigu de la lettre u a dû commencer de bonne heure en Gaule et dans la Germanie.
La traduction d'INALIXIEM par INALESCAM sera peut-être considérée comme une hardiesse bien grande. Si l'on suppose que le verbe ifialesco était devenu inalescio dans les bas temps, on pourrait lire et inalesciam, L'X peut avoir eu dans la formation de la langue française la valeur d'un S fort. Au moyen âge, ce caractère est employé avec cette intensité dans Xaintes, Xaintrailles, Xivray, Auxonne, Auxerre, etc
Quant au dernier mot, nous avons pensé que pour le comprendre, il faut le compléter d'abord en y rattachant l'M qui termine le mot précédent. Nous obtiendrons ainsi MAGALV que nous oserons présenter comme un adverbe emprunté au grec, et tiré, soit de [^eYaXa, soit de |jieYaXo)ç, et analogue à valde. L'existence du mot gallo-grec magalu ou megala, est, sans doute, bien inconnue, et ce serait un exemple extrêmement curieux de l'influence que la langue hellénique a pu avoir sur la nôtre. Si on le regardait comme un mot gauloisceltique, il faudrait remarquer que l'emploi de deux A dans ce mot le rapprocherait davantage du sanscrit. Mais lorsqu'il s'agit d'un monument de si basse époque on ne peut hasarder de pareilles conjectures sans témérité. Bornons-nous à souhaiter que les philologues veuillent bien accepter cet adverbe.