‹ Œuvres de A. de LongpérierChapitre 77 sur 173 · ANNOTATIONS A UNE LETTRE DU BARON MARCHANT · texte numérisé non relu

ANNOTATIONS A UNE LETTRE DU BARON MARCHANT

forcé de supprimer ici une foule de détails qui feraient mieux saisir notre idée ; mais nous supposons que le lecteur n'est pas étranger au mécanisme des langues sémitiques.

Sur les monnaies grecques du fils de Zénobic on trouve encore un nom que Banduri et Corsini ont lu, €PMIAC^ EpiAtx;; tandis que Pellerin et le docte Eckhel préfèrent y voir CPCOIAC, SroiaSy qui reste sans explication.

Nous oserons proposer de lire ici €PG)TAC, *Ep<.)T5;, nom parfaitement bon au point de vue alexandrin. Ce nom, uno fois admis, expliquerait peut-être pourquoi Trébellius Pollio n'a pas parlé de Yabalathe. Il est possible que rhistorien ait désigné ce prince par le nom d*Hérode, qu'il place au quinzième rang parmi les trente tyrans et immédiatement après Odenath qu'il lui donne pour père. Au reste, le nom de Vorodes était très commun à Palmyre (Bœckh, Corpus inscr,, n« 4495 et suiv.).

Nous ferons une dernière remarque au sujet des monnaies de Palmyre, c'est qu'on ne paraît pas avoir observé jusqu'à présent que deux pièces. Tune de Zénobie, l'autre de Yabalathe, toutes deux portant l'indice de l'an Y, L. €, montrent au revers des bustes, l'un placé dans un grand croissant lunaire, l'autre radié, et que ces bustes sont bien probables ment ceux des divinités nationales, Aglibolos et Malachbelas, que l'on connaît représentées en pied dans un bas-relief palmyrénien conservé au Yatican (Montfaucon, Ant,, t. Il, pi. CLXXIX), et qui se retrouvent en buste dans le plafond d'un édifice de Palmyre dessiné par Robert Wood (tab.XIX, a).

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