‹ uvres de A. René La Sage, ornées de gravures (volume 3)Chapitre 107 sur 227 · LIVRE III, CIIAP. III · texte numérisé non relu

LIVRE III, CIIAP. III

doigt l'anneau ; il fit la même chose aux autres , en dépit de la magicienne , qui remplissoit l'air de ses cris. A peine Brandirnart, qui fut le dernier, eut-il repris le jugement, que tous les enchantements de Dragontine se dissipèrent ; le palais , le pont et le fleuve disparurent avec un grand bruit, le jardin s'anéantit; les chevaliers se trouvèrent dans une forêt , et virent leurs chevaux auprès deux. Ils sont surpris de ce prodige ; et , dans leur étonnement, ils se regardent les uns les autres sans parler. Roland reconnut avec plaisir ses deux neveux; on appeloit le premier Grifon le Blanc, à cause qu'il étoit toujours couvert d'armes blanches, et son frère Aquilant le Noir, parce que les siennes étoient de couleur noire. Ces deux braves fils du marquis Olivier eurent une joie infinie de revoir leur oncle, qu'ils n'avoient pas vu depuis long-temps.

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