‹ uvres de A. René La Sage, ornées de gravures (volume 3)Chapitre 148 sur 227 · CHAPITRE XIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX

Fin du combat. Départ rie Renaud.

Angélique rompit ainsi le combat des deux cousins ; après quoi elle demeura fort embarrassée comment elle expliqueroit à son père la démarche qu'elle venoit de faire. Elle consulta là-dessus le prince anglais , qui lui ( onseilla de désabuser Galafron. Dans ce dessein , ils allèrent tous deux trouver ce roi , qui dit à sa fille d'un air chagrin : Que veut dire ceci , princesse ? le comte d'Angers est sur le point de consommer ma vengeance y et vous fen empêchez? Seigneur , répondit Angélique , je viens d'épargner une injustice à votre majesté j le guerrier que nous prenions pour le meurtrier de mon frère ne lest pas. C'est un fait que nous venons d'éclaircir , le prince Astolphe et moi. Pioland nous a tout à 1 heure appris que le chevalier qui a tranché les jours d Ai'gail est le superbe Ferragus , fils du roi Marsille. Ainsi le guerrier contre qui le comte d'Angers combattoit pour la défence de Trufaldin se nomme Renaud de Montauban. G est son parent et son ami, et il n'a aucune part à la mort de votre infortuné fils. Hé! d'où

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