‹ uvres de A. René La Sage, ornées de gravures (volume 3)Chapitre 175 sur 227 · LIVRE IV, CHAP. VIII · texte numérisé non relu

LIVRE IV, CHAP. VIII

sui'prise est égale à celle qu'il fit paroître, lorsque, le jour venu, il ne retrouva ni Origile, ni Bridedor, ni même Durand al!

Ah! perfide femme, s'écria-t-il, je mérite bien cette nouvelle trahison. Devois-tu me séduire une seconde fois, moi qui connoissois ton mauvais cœur? Le paladin sentit une vive affliction ; il ne perdit pas toutefois courage ; et, quoique sans cheval et sans épée , il conserva l'envie de tenter l'aventure du jardin. Pour suppléer au défaut de Durand al , il arracha par sa force prodigieuse une des plus grosses branches d'arbre, et s'en fit une espèce de massue , capable d'écraser par sa pesanteur les armes 1^ plus fortes.

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