SCÈNE V
M" ORONTE , ANGÉLIQUE dans le fond.
LISETTE
LISETTE à part , sans faire semblant de voir madame Oronte.
Il faut convenir que madame Oronte est une des plus aimables femmes de Paris.
m"" oronte.
Vous êtes flatteuse , Lisette !
LISETTE avec une feinte surprise.
Ah! madame, je ne vous voyois pas... Ces paroles (|ue vous venez d'entendre sont la suite d'un entretien que je viens d'avoir avec mademoiselle Angélique , au sujet de son mariage. « Vous avez , lui di^ois-je , la plus « judicieuse de toutes les mères , la plus raisonnable. » m"^ oronte.
Effectivement , Lisette , je ne ressemble guère aux autres femmes ; c'est toujours la raison qui me détermine.
LISETTE
Sans doute.
m" oronte.
Je n'ai ni entêtement ni caprice.
LISETTE
Et, avec cela, vous êtes la meilleure mère du monde. Je mets en fait que si votre fille avoit de la répugnance à épouser Daniis, vous ne voudriez pas contraindre làdessus son inclination.
m" oronte.
Moi, la contraindre.»^ moi , gêner ma tille ? A Dieu ne