‹ uvres de A. René La Sage, ornées de gravures (volume 4)Chapitre 301 sur 399 · SCÈNE XXVI · texte numérisé non relu

SCÈNE XXVI

disposition favorable pour mon maître j mais , au lieu de les rebuter par mes manières impertinentes , j'ai eu le malheur de leur plaire. Ce n'est pas m** faute , une fois.

M. OROTÎTE.

Cependant , si on t'avoit laissé faire , tu aurois poussé la feinte jusqu'à épouser ma fille .^

CRISPIN

Non , monsieur ; demandez à La Branche : nous venions ici vous découvrir tout.

VALÈRE

Vous ne sauriez donner à votre perfidie des couleurs qui puissent nous éblouir. Puisque Damis est marié , il étoit inutile que Crispin fit le personnage qu'il a fait.

CRISPIN

Eh bien , messieurs , puisque vous ne voulez pas nous absoudre comme innocents, faites-nous donc grâce comme à des coupables. Nous implorons votre bonté.

( Il se jette aax genoux de M. Oronte. ) LA. BRANCHE se jetant aussi à genonx.

Oui , nous avons recours à votre clémence.

CRISPIN à M. Oronte.

Franchement la dot nous a tentés. Nous sommes accoutumés à faire des fourberies; pardonnez-nous celleci à cause de l'habitude.

M. ORONTE

Non, non, votre audace ne demeiirera point impunie.

LA BRANCHE

Eh ! monsieur , laissez-vous toucher. Nous vous en conjurons par les beaux yeux de madame Oronte.

CRISPIN à M. Oronte.

Par la tendresse que vous devez avoir pour une femme si chariiante!

M^^ OROjN'TE à son inan.

Ces pauvres garçons me font pitië ! je demande grâce pour eux.

LISETTE à part.

Les habiles fripons que voilà !

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