LES APOTRES
Nous proclamons aux vents du ciel la délivrance. Quand veuve de ses dieux morts par sa trahison, L'âme appelle aux barreaux de fer de sa prison, On entend notre voix derrière l'horizon, Et nous apparaissons grands comme l'Espérance.
La haine des tyrans s'acharne à nous frapper. Nous parlons : sur nos pas grondent les multitudes, Nous faisons ruisseler l'or des béatitudes;
Et nous allons mourir au fond des solitudes, Seuls avec les lions que nos yeux font ramper.