ACTE I, SCftlCB I
semble que tous m'ayez épousé, et il n'y avait point là de trompettes.
DAMB PAQ.UB.
Je le s^s bien, mais ma fille est mon sang. Or, dans ces fêtes, je vous le demande, à qui i$eut-elle s'intéresser? Qui doit-elle chercher dans la foule, si ce n'est les gens qu'elle connaît? Et quel autre, parmi nos amis, quel autre que le beitu, le galant, l'invincible ser Vespasiano?
MAITRE BERNARD
A telle enseigne, qu'au premier coup de lance, it est tombé les quatre fers en l'air.
DAME PAQ.UE.
Il se peut que son cheval ait fait un faux pas, que sa lance se soit détournée, je ne nie pas cela ; il s« peut qu'il soit tombé.
MAITRE BERNARD
Cela se peut assurément ; il a pirouetté en l'air comme un volant, et il est tombé, je vous le jure, autant qu'il est possible.
DAME PA<^nE.
Mais de quel air il s'est relevé !
MAITRE BERNARD
Oui,- de l'air d'un homme qui a son dtner sur le cœur et une forte envie de rester par terre. Si un pareil spectacle a rendu ma fille malade, soyez persuadée que ce n'est pas d'amour. Allons, laissez-moi lui porter ceci.
DAME PAQ^UE.
Faites ce que vous voudrez. Je vous préviens que
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j'ai invité ce chevalier à souper: Que votre fille ait faim ou non, elle y viendra, et vous.jugerez par vousmême de ce qui se passe dans son cœur.
MAITRE BERNARD
Et pourquoi, ne parlerait ^ elle pas, si .vous aviez raison ?Suis-je donc un tyran, s'il vous. plaît? Ai-j'c jamais rien refusé à ma fille, à mon unique/bien? Est-ce qu'ihpeuf lui tomber, une larme des yeux sans que tout mon cœur?... Juste ciel ! plutôt que de la voir ainsi s'éteindre sans dire une parole, est-ce que je ne voudrais pas ?.^. Allons! vous me rendriez fou!
Ils sortent chacun d'un côté différent.