‹ Œuvres de Alfred de MussetChapitre 116 sur 221 · SCENE IIL · texte numérisé non relu

SCENE IIL

PERILLO, MAITRE BERîTARD.

MAITRE BERNARD

Silence!. elle dort. Quelques heures.de bon som" 4neil, et elle sera, sauvée. .

PBKIL£0.

Qui, monsieur?

MAITRE BERNARD

Oui, sauvée, je le crois du moins.

PERIKLO.

Qui, monsieur?

MAITRE BERNARD

C'est toi, Perillo? Ma pauvre fille est bien malade.

PBRIKIO.

Carmosine! Quel est son mal ?

MAITRE BERNARD

Je n'en sais rien. Eh bien ! garçon, tu reviens de Padoue; j'ai reçu ta lettre l'autre jour; tu as terminé tes études, passé tes examens, tu es docteur en droit, tu vas recevoir et bien porter le bonnet carré; tu as tenu parole, mon ami; tu étais parti bon écolier, et tu reviens savant comme un maître. Héî hé ! voilà une belle carrière devant toi. Ma pauvre fille est bien malade.

PERILLO

Qu'a-t-elle donc, au nom du ciel ?

MAITRE BBRNAR,D.

Hé! je te dis que je n'en sais rien. C*est une joie pour moi de te revoir, mon brave Antoine, mais une triste joie; car pourquoi viens-tu? Il était convenu entre ton père et moi que tu épouserais ma fille dès ^que tu aurais un état solide ; tu as bien travaillé, n'est-ce pas? ton cœur n'a pas change

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