‹ Œuvres de Alfred de MussetChapitre 194 sur 221 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

CALABRE, seul, puis LE NOTAIRE.

Allons, cela va Un peu mieux. Je pense que monsieur le baron rendra cette fois quelque justice à mon intelligence. Ah, mon Dieu ! le voilà qui rentre ; il va rencontrer madame avec le marquis. . . Et la défense qu'il m'a faite !

// regarde au balcon.

Non, non ! Il prend une autre allée ; il va du côté du petit bois, comme s'il faisait exprès de les éviter. Serait-il possible? Oui, c'est bien clair; il les a vus, il fait un détour.

LE NOTAIRE

Monsieur Calabre, les futurs conjoints sont-ils disposés?...

CALABRE

Non, monsieur Capsucefalo, non, pas encore; dans un instant, dans une minute.

LE NOTAIRE

Fort bien, monsieur, je suis tout prêt.

CALABRE

Plaît-il ?

LE NOTAIRE

Comment ?

558 9ETT1I1E*

CALABRBy regardant toujours.

Je croyais que vous disiez quelque chose

LE NOTAIRE

Oui^ je disais que je suis tout prêt.

CALABRE

Fort bien. Vous avez çncore de la moscatelle?

LE NOTAIRE

Oui, monsieur, plus qu'il ne m'en faut.

CALABRE

A merveille, monsieur, à merveille. Il est inutile de vous déranger. Je vous avertirai quand il sera temps.

LE NOTAIRE

Je ne bougerai point , monsieur, je ne bougerai point d'ici .

Page 1