BETTINE, CALABRE
BBTTINE.
CALABRE
Calabre !
Madame !
Je suis perdue !
BBTTINE.
CALABRE
Patience, madame! Il ne faut pas croire...
BBTTINE.
Je suis perdue, perdue à jamais.
CALABRE
^ Non , madame , je vous le répète , il ne faut pas croire que 'monsieur le baron vous ait dit là son dernier mot, ni même qu'il ait parlé sincèrement ; non, c'est impossible. Il changera de langage quand son dépit sera calmé, car ce n'est pas contre vous qu'il peut être irrité; il reviendra, madame, il va revenir.
j80 BETTINE.
BETTIREy regardant au balcon.
Le voilà qui part.
CAI.ABRE
E8t-ce possible?
BETTINB.
Tu ne le vois pas? Il part seul, à pied. Où va-t-il ? Sans doute à la ville. Cours après lui , Calabre, retiens-le... Âh! le cœur me manque.
C A LABRE
J'y vais, madame, je vous obéis.,* Mais permettez du moins...
BETTINE
Non î arrête! laisse-le partir; mais il faut que tu partes aussi. Il Caut que tu sois avant lui à la ville. Te sens-tu la force de prendre la traverse par le chemin de la montagne? '' *
Elle va à la table et écrit.
CALABRE
Pour vous, madame, je monterais au Vésuve.
BETTINE
Il n'y a que toi qui puisses faire ma commission. Filippo Valle te connaît. — Et toi, connais- tu la personne à qui Steinberg doit ce qu'il a perdu ?
CALABRE
L'homme qui a apporté la lettre m'a dit que c'était le comte Âlfani.
BETTINE
Voici un mot pour Valle. Il doit avoir à moi, chez lui, la somme nécessaire. Il faut qu'il l'envoie sur-le-champ à cet Alfani , et qu'il fasse dire que