SCÈNE XVI
c'est la princesse qui prête cet argent à Steinberg.
CALABRE
Comment! madame^ vou& voulez...
BETTINB.
Oui. II ne m'aime plus assez pour accepter de moi un service ; mais, croyant qu'il vient d'elle, il n'osera refuser. Allons, Calabre, dépêche-toi , nous n'avons pas de temps à perdre.
^ CALABRE
Mais, madame, pensez donc que cette somme est considérable^ et que vous disiez ce matin même au notaire que votre fortune ne l'était guère I
BBTTINE.
C'est bon, c'est bon. Ne t'inquiète pas.
UN DOMESTIQ^UE, entrant.
Monsieur le marquis Stéfani demande si madame veut le recevoir.
BETTINB.
Stéfani !
Après un silence.
Oui, sans doute, qu'il vienne l Allons, Calabre, tu n'es pas parti !
CALABRE
Hélas! madame...
BETTINE
Ne t'inquiète pas, te dis -je. Je t'ai entendu tantôt, il me semble, offrir quinze mille francs à ton maître?
CALABRÏ.
Oui) madame, et s'il se pouvait... •
j8a BBTTINE.
BBTTINE.
En possèdes-tu beaucoup davantage?...
CALABRE
Je ne dis pas; mais dans un cas pareil...
BETTINE
Et tu ne veux pas que je fasse ce que tu voulais faire? Va, Calabre, va, mon vieil ami, — et quand je serai ruinée, tu me feras tes offres, à moi, et j'accepterai.
CALABRE
Je vais prendre le vieux cheval de chasse. Il a encore le jarret ferme, et moi aussi, quoi qu'on en dise. Je serai bientôt parti et revenu. Ah ! si monsieur de Steinberg a du cœur, il sera dans un quart d'heure à vos pieds !
BETTINE
Va, ne me fais pas penser à cela.