V- SI
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BBTTINE.
Oui, morbleu ! et ce» larmes-là, je ne vous demanderai jamais de les essuyer. Je respecte trop votre douleur pour tâcher de vous en distraire, mais je vous dis : le temps s'en chargera, — et laissez-moi aussi achever ma pensée, dût-elle vous choquer en ce moment. Vous n'avez plus, ditesvous, d'existence possible ? Vous en avez une toute faite, la seule qui vous convienne, celle que vous aimez, que vous avez choisie, qui est notre plaisir et votre gloire... Vous retournerez au théâtre.
BETTINE
Y pensez-vous ?
Pourquoi donc pas? Cela vous paraît-il si étrange, qu'en vous offrant d'être votre époux, je vous parle de remonter sur la scène? Oui, je me souviens que, ce matin, vous me disiez qu'une fois mariée, vous y comptiez renoncer pour toujours ; mais je vous ai répondu, ce me semble, que ce n'était point mon avis, ni de mon goût, je vous assure. Est-ce qu'on résiste à son talent? En a-t-on la force, en a-t-on le droit, surtout quand ce talent heureux vous a portée sur cette jolie montagne où les Muses dansent autour d'Apollon, et les abeilles autour des Muses?... Croyez-vous donc que l'on puisse être tout bonnement baronne ou marquise, en revenant de ce pays-là? Oh ! que non pas! La nature parle : bon gré, mal gré, il faut qu'on l'écoute. Eh ! palsam-