LISETTE, LE DUC
LE DUC, âpart.
Personne encore ici? — L'on va souper, je croi. C'est Lisette. — Elle écrit. — Bon ! c'est sans doute à moi, Les femmes ont vraiment un instinct que j'admire. D'écrire bravement ce qu'elles n'osent dire.
Tu te défends, ma belle? Ohl j'en triompherai ! J'en ai fait lagageure^ et je la gagnerai.
Haut.
Le souper est-il prêt ? Bonsoir, belle Lisette.
LISETTE, se levant.
Monseigneur...
LE DUC
Qu'as-tu donc? Tu semblés inquiète, Troublée! oui,sur l'honneur! Qu'est-ce? quoi? tu rêvais? Et que faisais-tu là?
Monseigneur, j'écrivais.
LE DUC
A qui donc, par hasard ? à quelque amant, petite ?
LISETTE
A vous-même; tenez.
Elle lui donne la lettre et veut sortir.
LE DUC
Et tu t'en vas si vite?
Non, parbleu ! Reste là. Que veut dire ceci ? Que vois-je ? mon anneau que tu me rends ainsi ! Il ht.
• Monsetgneut , vous me. dites que vous m'aimez... » Oui, certes, je le dis, le fait est véritable. Penses-tu que je trompe, et m'en crois-tu capable? Il ht.
« Vous me dites que vous m'aimez, mais cela est bien difficile à croire, car, pour aimer une personne, il faut. J'imagine, commenur par la connaître, et toute servante que je