‹ uvres de Bernard, ornées d'une gravure d'après PrudhonChapitre 92 sur 116 · LES ÉTUDES D'ANACRÉON · texte numérisé non relu

LES ÉTUDES D'ANACRÉON

Vers, chansons, études frivoles, Muse, Amour, voici mes adieux.

Ma main va mesurer les pôles, Mon compas va régler les cieux.

Je saurai si Taxe immobile Laisse agir les globes mouvants; Quelle est des feux la course agile; D'où partent la foudre et les vents.

Insensé, quand le ciel m'appelle, Quel soin frivole m'égaroit!

Jobservois les yeux dune belle, Lorsqu'un satellite paroit.

Suivons l'ardeur qui me réveille, Pénétrons les secrets divers; Portez mes livres sous ma treille, J'y veux contempler l'univers.

Dieu du vrai, toi qui nous éclaires, Bacchus, soutiens mon feu divin.

Dévoile à mes yeux les mystères :

Tous les secrets sont dans le vin.

Ah! pour échauffer mon génie Si Corinne étoit en ces lieux? Corinne, bien mieux qu'Uranie, M'ouvriroit les portes des cieux.

Corinne encor ! tout m'y rappelle ; Cédons à mes sens prévenus.

Astres éclipsés devant elle, Mondes, qu'êtes-vous devenus?

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