XXIII. Réflexion sur le nom Lateinos, et sur le nombre
Sur la défense de vendre et d’acheter qu'ils marquent comme un caractère antichrétien, on peut voir notre commentaire*. Et pour le mot Lafeinos, et ce fameux caractère du nombre de 666, je n’en dirai maintenant que ce seul mot; c’est que saint Jean se sert de ce nombre pour nous désigner le nom propre d’un certain homme particulier, comme on l’a remarqué ailleurs ‘ : c’est pourquoi il dit expressément que le nombre qu'on doit trouver dans ce nom est un nombre d'homme, c’est-à-dire, visiblement le nombre du nom d’un homme, du nom propre d’une personne particulière, loin que ce puisse être un mot qui comprenne également avec tous les papes, toute l'Eglise latine, Mais avec ces limitations du sens de saint Jean, on ne dit pas ce qu’on veut; et du Moulin, pour se mettre au large, nous apprend
? Du Moulin, Acc. des proph. p. 486. — ? Ibid. 272, — 3 Sur le chap. xrxr. Ÿ. 17. — 4 Rem. sur le ch. x1xr, 18,
que ce nombre d'homme est un nombre usifé entre les hommes", comme s’il y avoit des nombres qui n’y fussent pas usités : mais c'est qu'une expression si vague donnoit au ministre la liberté de se promener non-seulement par tous les noms propres, mais encore par tous les mots de toutes les langues où il y a des lettres numérales.
Le ministre Jurieu explique autrement*. I] entend par ce nombre d'homme, un nombre qui ne soit pas mystique ; comme si les nombres mystiques n’étoient pas aussi à leur manière des nombres d'homme, ou que les pythagoriciens qui ont trouvé tant de mystères dans les nombres , dussent être exclus du genre humain. Mais enfin, poursuit le ministre, c’est que Dieu a ses manières de compter : comme quand il signifie mille deux cent soixante ans par quarantedeux mois, et quand il compte mille ans pour un jour, ou un jour pour mille ans. Saint Jean veut donc dire, selon lui, que le nombre &e 666 contenu au nom de la bête, et dans ses lettres numérales , est un nombre pur et simple dans la signification où les hommes ont accoutumé de l'employer. Mais comment se pourroit-il faire autrement ? Comment, disje, se pourroit-il faire que les lettres numérales d’un nom ne composassent point un certain nombre pur et simple ? Quand un auteur, et un auteur inspiré de Dieu, dont toutes les paroles pèsent, apporte des limitations à ses expressions , c’est qu'il veut exclure un certain sens où il suppose qu’on pourroit tomber. Or qui pourroit tomber dans cette erreur, que les lettres numérales d’un nom ne fussent pas un certain nombre pur et simple au sens que les hommes l’entendent ? Ce seroit dire que les lettres numérales , ou que le composé de plusieurs nombres n’en seroit pas un autre de même nature, quoique plus grand. On voit donc bien que saint Jean ne visoit pas là, quand il a dit que le nombre dont il parloit, étoit un nombre d'homme *, visiblement il a voulu inculquer ce qu’il venoit de dire au verset précédent, que c’étoit le nombre d’un nom‘, et d’un nom propre, évouaros, qui caractérisoit si précisément un certain homme particulier dont il
1 Rem. sur le ch. xrtr. 238. — 2 Préj. 1. p. ch. 1v.p. 115, — 3 Apoc. x111, 48. — 4 Ibid. 17.
Posster, t. 11, 18
vouloit parler, qu’on ne pourroit jamais le prendre pour un autre. C’est ce que nous avons trouvé dans le nom de Dioclès ', auquel, si l’on joint le titre qui désigne un empereur, on marquera tellement Dioclétien, qu'il ne sera pas possible d’y trouver un autre empereur, ni même une autre personne. Il falloit donc proposer quelque chose de semblable pour bien entendre saint Jean; et la bête seroit alors, selon le dessein de cet apôtre, un homme particulier, dont le nom propre seroit connu par ses lettres numérales, et non pas un individu vague, comme on parle dans l’école, un pape indéfiniment et en général, et encore un pape mal désigné, puisque le mot de Latin ne le désigne non plus que les peuples, les communautés, et les personnes qu’on appeloit autrefois, et qu’on pourroit encore appeler-du nom latin, Latini nominis ; joint encore ici que le pape ne s’est jamais appelé Latinus pontifex ; mais partout, et en une infinité d’endroits, Romanus pontifex, Romanus episcopus, Romanus antistes; afin que la déplorable application des ministres demeure confondue de toutes parts.
XXIV. Système des protestants sur les douze cent soixante jours de la persécution. Démonstration que ces jours ne veuvent pas être des années comme les ministres le veulent.
Mais l'endroit où l'erreur est le plus visible, est celui où les ministres tâchent d'expliquer les mille deux cent soixañte jours, et, ce qui est la même chose, les quarante-deux mois, ou les trois ans et demi de persécution dont saint Jean parle en cinq endroits de l’Apocalypse. M. Jurieu demeured’accord que si l’on prend ici les jours pour de vrais jours , en sorte que les douze cent soixante jours composent seulement trois ans et demi, c’est fait de tout le système”. En effet, si l'Antechrist n él pas un seul homme; si c’est une longue suite -de papes, qui au milieu de l'Église, doivent blasphémer contre Dieu, et persécuter les fidèles, on voit bien qu’il est imposble de faire rouler, pour ainsi dire, dans un si court espace, toute cette grande machine; c’est pourquoi les protestants ont été contraints d’avoir recours à certains jours qu’ils ont
‘ Voyez les rem. sur ces vers. du ch. xt11. — 2 Ace. 1. p. ch, XVIT, p. 203,-el suiv.
AUX PROTESTANTS. Al
voulu appeler prophétiques, dont selon eux chacun vaut une année. Mais il n’y a rien de si vain que cette invention : car d’abord il est bien certain qu’à la manière des autres hommes, les prophètes prennent les jours pour des jours, et les années pour des années : témoin ce nombre célèbre de soixante-dix années où Jérémie avoit renfermé le temps de la captivité de Babylone. Voilà très-constamment l'usage ordinaire, sans que le style prophétique y ait rien changé. C’est en vain que les protestants allèguent iei d’un commun accord les semaines de Daniel ‘, puisque en hébreu le mot de semaine , qui signifie seulement un composé en général du nombre de sept, ne dit pas plus sept jours que sept ans, et que le sens se détermine par les circonstances. Cet exemple ne fait donc rien à notre sujet, où il s’agit de montrer, non point des expressions qui soient communes aux jours et aux ans, mais des passages précis où les jours soient pris pour des Année, Or les protestants n’en ont pu trouver dans toute l’Ecriture sainte que deux de cette nature; et cette signification est si éloignée, que le Saint-Esprit dans tous les deux trouve nécessaire, en s’en servant, de nous en avertir exprès. Il faut qu’un sage lecteur se donne la peine d’entendre ceci, afin qu’il connoisse une fois le prix de ces éruditions protestantes. Ceux qu’on avoit envoyés pour visiter la terre sainte, employèrent quarante jours à la reconnoitre; ils en firent un faux rapport au peuple, qui les en crut trop légèrement, et se mit à murmurer contre Moïse’. Pour punir ces séditieux, Dieu ordonna qu'autant de jours qu'on avoit mis à reconnoître la terre, autant seroit-on d'années à errer dans le désert. Je vous rendrai, dit le Seigneur *, chaque année pour chaque jour, et vous porterez quarante ans durant la peine de vos iniquités. Voilà le premier passage. Dans le second, Dieu ordonne à Ézéchiel‘ de se mettre en un état de souffrance pour tout le peuple d'Israël durant un certain nombre de jours; eten même temps il lui déclare que chaque jour sera, par rapport au peuple, la figure d’une année, pour exprimer le temps de son iniquité, ou de son supplice : Je
1 Ur. ibid. Dut Moulin, Mède, etc. — 2 Num. xr1r. — 3 Ibid. xtv. 33, 34. — ‘ Ezech. 1v. 5, 6.
112 AVERTISSEMENT t'ai donné, dit-il, le jour pour année ; je t'ai, dis-je, donné, je te le répète, afin quetu l’entendes, je t'ai donné le jour pour année, On voit dans les deux endroits où Dieu veut figurer les années par des jours, qu’il s’en explique en termes formels, et que dans le second passage, il le répète par deux fois pour le faire entendre au prophète : tant l'expression étoit peu commune et peu naturelle. Mais sans avoir ici be- -soin de nous mettre en peine du dessein particulier de ces deux passages dans les nombres et dans Ézéchiel, d’où ils sont tirés, il faut venir à saint Jean dont il s’agit, et voir si c'est ainsi qu’il compte les jours. Or visiblement cela ne se peut; car quoiqu'il ait voulu figurer par ces mille deux cent soixante jours, et par ces trois ans et demi , ce qu’on peut voir dans notre commentaire ', toujours est-il bien certain, et on en convient *, que dans les endroits où il en-est parlé, il regarde un passage de Daniel *, où la persécution d’Antiochus est renfermée dans le même terme : c’est done visiblement de cet endroit de Daniel qu’il faut prendre la véritable signification des trois ans et demi de saint Jean, puisque c’est là que regarde cet apôtre ; et la chercher dans d’autres passages que saint Jean ne regarde pas, c’est abandonner le vrai principe de l'interprétation, et chercher à tromper le monde. Or, il est constant dans cet endroit de Daniel, et les ministres en conviennent‘ que les jours sont de vrais jours, et non pas des ans ; autrement Antiochus, un seul prince, auroit persécuté le peuple de Dieu plus de mille deux cent soixante ans : par conséquent, chez Daniel chaque an est un an véritable, et non pas 360 ans; et ainsi trois ans et demi sont vraiment trois ans et demi, sans qu’il soit permis de sortir de cette idée. C’est donc la même chose dans saint Jean ; et dorsqu’on nous allègue des jours prophétiques dont chacun emporte une année, comme si Daniel, quesaint Jean suivoit w’étoit pas du nombre des prophètes , ou que ce fût le style ordinaire des prophéties, de prendre les jours pour des années; c’est avec de grands efforts ne chercher qu'à éblouir les ignorants.
* Explic. du ch. xr. — 2 Méd, 497. Ace. 4.— 3 Dan. xt1. — 4 Acc.
des Proph. r. p. ch. x1tr, xvrtr, etc.
AUX PROTESTANIS. 415
XXV. Contradiction du ministre du Moulin sur le sujet des douze cent soixante jours.
Lorsqu'on force le sens naturel, et qu’on prend des notions écartées , on est sujet à ne les pas suivre ,.et même à les oublier. Du Moulin , comme les autres ministres , veut que les jours dans saint Jean soient de ces prétendus jours prophétiques, dont chacun est une année. Mais sur le chapitre x11, sa bizarrerie est extrême, puisqu’au lieu que partout ailleurs les douze cent soixante jours sont douze cent soixante ans, ici, où ce nombre se trouve deux fois, ce sont des jours naturels, qui composent trois ans et demi, ni plus ni moins : mais c’est qu’il n’a pas plu à du Moulin, on ne sait pourquoi, que le pape se rencontrât dans ce chap. x11, où tous les autres ministres le trouvent plus présent qu'ailleurs ; de sorte que n'ayant que faire de ses prétendus jours prophétiques , il est revenu naturellement à la signification ordinaire des mots. Cependant, si le pape n’est pas là , on ne sait plus où il est ; si sous quelque autre que lui le dragon a voulu engloutir la femme, c'est-à-dire, l'Église l’a poussée dans le désert, l’y a tenue si cachée qu’elle ait disparu de dessus la terre, comme on prétend qu'il arrive au chapitre x11, Ce pourroit bien être aussi un autre que lui qui persécute les témoins au chapitre x1, un autre qui biasphème au chapitre x, et qui périt aux chapitres xvir et xvit1. Et pour revenir aux douze cent soixante jours, si de einq passages de l'Apocalypse où on les trouve , il y en a déjà deux où, de l’aveu de nos adversaires, ce ne sont pas des années : C’est un préjugé favorable pour les autres, puisque saint Jean a tenu partout un même langage.
XXVI. Plus grossière contradiction du ministre Jurieu sur le même sujet.
Le ministre Jurieu s’oublie encore plus ici que du Moulin; et il tombe dans une contradiction si manifeste, que seule elle suffira pour l’humilier , s’il est capable de sentir ses égarements : car d’un côté, il suppose toujours dans ses Préjugés, dans son Accomplissement des prophéties, et dans ses autres:
ouvrages! qu’on trouve le pape antechrist, et la durée de son règne dans le chapitre x11 de l’Apocalypse comme dans les autres ; et dans les trois ans et demi que la femme , qui est l'Église, doit passer dans le désert ?, tout cela signifie, dit-il, la période de la durée du papisme; et voilà bien formellement le papisme et sa durée au chapitre x11. Mais d’autre part il l'en exclut en termes aussi formels *, puisqu'il ne trouve dans ce chapitre que les quatre cents premières années de l'Église ; ainsi de bonne foi , il ne songeoit plus à ce qu’il a dit partout ailleurs; car dans le lieu qu’on vient de marquer, où il fait l'analyse du chapitre xx, il nous apprend que ce chapitre contient l’histoire de quatre cents ans seulement : Nous avons, dit-il ‘, dans ce chapitre l'Histoire de PE glise jusqu'à la fin du quatrième siècle , ow au commencement du cinquième. Cependant, comme on vient de voir, on trouve deux fois dans ce chapitre l’espace de douze cent soixante jours; et si, au compte des ministres et de M. Jurieu, ces jours sont des années, ce sera quelque chose de bien nouveau de placer douze cent soixante ans dans une histoire de quatre cents, et un peu plus. Mais le ministre ne le dit pas pour une fois, il répète encore un peu après”, que saint Jean ne donne qu'un chapitre (qui est le xx1), à la première période de l'Eglise de quatre cents ans. Mais de peur qu’on ne nous objecte qu’il se sera peut-être méprisdans les chiffres, voyons tout ce qu’il renferme dans ce premier période de temps. Il y place premièrement trois cents ans de persécution ; ensuite l'arianisme et les victoires de l’église, depuis Constantin jusqu’à Théodose le Grand, c’est-à-dire jusqu’à la fin du quatrième siècle, C’est donc une chose bien déterminée dans l’esprit du ministre, que le chapitre x1x ne contient l’histoire que de quatre cents ans; et il a parfaitement oublié que les douze cent soixante jours devoient être douze cent soixante années. Quand il voudroit dire ici, malgré tant d’autres endroits de ses ouvrages, qu'il renonce à trouver dans ce cha-
1 Préj. 1. p. chap. v.p. 90. vr. p. 408. Acc. 1. p. chap. xvir. 29%, eîc. Lett. xvrr. de la 4. ann. p. 139. — 2 Ci-dessous, n. 33. — 3 Ibid. chap. 11. p. 21, et suiv. — 4 Ibid. p. 22. — 5 Lett. xvrr. de la 1. an. p. 23,
pitre le prétendu règne du pape, on ne sauroit plus sur quel pied il faudroit prendre les douze cent soixante jours : car, ni ce ne seroit des années, puisque douze cent soixante ans ne pourroient tenir dans quatre cents; ni ce ne seroit des jours naturels, puisqu'ils ne pourroient jamais faire que trois ans et demi : de sorte qu'on ne saura plus sur quelle règle notre apôtre aura formé son langage, et qu’enfin il faudra dire, non-seulement que saint Jean ne parle pas comme Daniel, qui est en cet endroit son original, mais encore que saint Jean ne parle pas comme saint Jean même.
XXVII. En accordant aux ministres que les jours sont des années, l’em-
barras ne fait qu'augmenter, et ils ne savent où placer leurs douze cent soixante jours,
Éveillez-vous done , mes chers frères, du moins aux contradictions si visibles de votre prophète. Mais voici bien un autre inconvénient. C’est qu’en accordant à vos ministres tout ce qu'ils demandent, et en prenant, comme ils veulent, les jours pour années, afin de donner à la prétendue tyrannie du pape les douze cent soixante ans dont ils ont besoin, ils ne sauroient encore où les placer. Car puisque, selon leurs principes , le prétendu Antechrist doit naître dans le débris de l'empire, c’est-à-dire, au cinquième siècle, et comme ils le fixent à présent aux environs de lan 455 sous saint Léon, c’est à ce terme qu’il faut commencer la persécution antichrétienne, la guerre faite aux saints, et les blasphèmes de la bête. La démonstration en est claire, puisqu'il est constant dans saint Jean ‘ que la Cité sainte est foulée aux pieds ; que les fidèles sont dans l'oppression ; que la femme, qui est l'Eglise, est dans le désert ; et que la bête blasphème et fulmine contre les saints, durant tout le temps des douze cent soixante jours qu’on prend pour années. Il faut donc trouver dans la chaire de saint Pierre et dans l'Église romaine, à commencer depuis saint Léon , douze cent soixante ans de blasphème , Ce qui fait horreur à penser , et n’est pas seulement une impiété, mais encore une fausseté criante. à
Ce blasphème qu’il faut trouver dans l’Église romaine, se
# Apoc. xr. 2, 3.x1r. 6, 14. x1t5. 6, 7.
doit trouver dans toutes les autres Églises, qui communioient avec elle, c’est-à-dire, dans toutes les Églises catholiques : car on convient qu’en ce temps du démembrement de l’empire, elles étoient toutes dans sa communion ; de sorte qu'il faut trouver tout ensemble dans la même société, et la catholicité et le blasphème ; ce qui ajoute l’absurdité à l’impiété et au mensonge. -
XXWVIIE. Les ministres forcés d’imputer l’idolâtrie à l’Église du
quatrième siècle.
Et afin qu’on sache quel est ce blasphème qu’il faut attribuer à l'Eglise, nos adversaires s’en expliquent, et soutiennent que c’est le plus grand de tous les blasphèmes, c’est-àdire, l’idolâtrie ‘ ; de sorte qu’il faut trouver le règne de l’idolätrie dans l'Église du cinquième siècle, et dès le temps du grand saint Léon.
Il faut même le trouver devant, puisqu'on met cette idolâtrie antichrétienne dans le culte des saints et de leurs reliques. Or on établit ce culte, et même l’invocation des saints, dès le temps de saint Basile, de saint Grégoire de Nazianze, de saint Ambroise, de saint Chrysostôme ; puisqu'on fait ces grands saints, et avec eux tous les autres de ce siècle, nonseulement les complices, mais encore les instigateurs et les auteurs de cette idolâtrie antichrétienne.
C’est ce que fait Joseph Mède en termes formels; c’est ce que fait en trente endroits M. Jurieu *. C’est saint Basile, c’est saint Chrysostôme, c’est saint Ambroise, c’est saint Grégoire de Nazianze, c’est saint Augustin, c’est saint Jérôme, c’est tous les Pères de ce temps-là qui ont fleuri au quatrième siècle, qu’on fait les auteurs de cette idolâtrie qui constitue l'Antechrist.