Des nicolaïtes : hérétiques très-impurs qui condam
noient le mariage, et lâchoient la bride à l’intempérance, cidessous, 14, 15.
7. À manger du fruit de l'arbre de vie qui est dans le paradis de mon Dieu : dont quiconque mangeoïit ne mouroit point, dont Adam fut éloigné, de peur qu’en mangeant de son fruit, il ne vécüt éternellement : Gen. 11. 9. 111. 22. Jésus-Christ nous le rend lorsqu'il dit : Voici le pain qui descend du ciel, afin que celui qui en mange ne meure point. Jean, vi. 50. C’est le fruit de l'arbre de vie, c’est-à-dire, Jésus-Christ attaché à la croix pour notre salut. Prim. Amb.
8. À l'ange de l'Eglise de Smyrne: c’étoit alors saint Polycarpe, établi par les apôtres évêque de Smyrne, comme le raconte saint Irénée ', et, selon Tertullien*, par saint Jean même, homme apostolique, dont le martyre, arrivé trèslongtemps après dans son. âge décrépit, a réjoui toutes les Eglises dumonde.
Qui est le premier et le dernier : repris du chap. r. x. 17,
9. Tu es calomnié par ceux qui se disent Juifs. On voit ici la haine des Juifs contre les Églises, et en particulier contre l'Église de Smyrne, et on en vit les effets. jusqu’au temps du martyre de saint Polycarpe, contre lequel ils animèrent les Gentils, comme il paroît par la lettre de l'Église de Smyrne à celle de Vienne*. Voyez Apoc. r11. 9, et remarquez que les persécutions des Eglises chrétiennes étoient suscitées par les Juifs, comme il sera dit ailleurs.
40. Le diable mettra bientôt quelques-uns de vous en prison. Sur la fin de Domitien, lorsque saint Jean écrivoit, la persécution étoit encore languissante : c’est pourquoi il ne parle ici que de quelques-uns mis en prison, et d’une souffrance de dix jours, C'est-à-dire, courte, surtout en comparaison de celles qui devoient venir bientôt après, comme on verra.
41. De la seconde mort : c'est l'enfer et la mort éternelle, comme il sera expliqué, xx. 6, 14. C’est cette seconde mort qu’il faut craindre seule; et qui l'aura évitée, ne doit point appréhender la mort du corps : ce que saint Jean remarque
? Iren. m. 3. — 2 De Præs. 32. — 3 Euseb, im. 14.