‹ Œuvres de Bossuet (volume 4)Chapitre 41 sur 245 · CHAPITRE IH · texte numérisé non relu

CHAPITRE IH

lonnes. Le nom de mon Dieu : il y paroîtra écrit comme sur une colonne par une haute et persévérante profession de l'Evangile. Ainsi il sera marqué à la bonne marque qui paroît dans tous les élus qui portent le nom de Dieu et de Jésus- Christ sur leur front. Apoc. xrv. 1.

Et le nom de la ville de mon Dieu : la ville où Dieu est, dont il est écrit : En ce jour le nom de la ville sera : Le Seigneur est ici. Ezéch. xzvrir. 35. Cette ville, c'est l'Église catholique, dont les martyrs confessent la foi.

De la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel : l'origine de Y'Église est céleste, comme il sera expliqué, xxr. 2. Et mon nouveau nom : le nom de Jésus, le nom de Christ, que j'ai pris en me faisant homme ; ou encore : il sera appelé chrétien de mon nom de Christ, et Fils de Dieu à sa manière et par adoption, comme je le suis par nature. Prim. Ambr. Tout cela signifie une haute et courageuse confession de l'Évangile. /

Celui qui est la vérité même : le texte: Voici ce que dit, Amen : celui dont toutes les paroles sont la règle de la foi.

Le principe de la créature de Dieu : de la création : celui par qui tout a été créé : Jean. r. 3. D’autres traduisent : Le commencement de la créature de Dieu : Jésus-Christ, qui par sa nature divine est la vérité même, rappelle en notre mémoire que par son incarnation il a été fait le commencement de la créature nouvelle, afin de nous apprendre à nous renouveler en lui, et nous exhorter à l’imitation de sa patience. Prim. Bed.

45. Tu n'es ni froid ni chaud. Il marque ici les ames foibles qui ne sont bonnes à rien. Il y a plus à espérer de celles qui ont quelque force, encore qu’elles se portent au mal.

46. Parce que tu es tiède : ces tièdes que Jésus-Christ vomit, sont ceux qui marchent entre l'Evangile et Je siècle, et ne savent jamais quel parti prendre.

47. Tu dis: Je suis riche. Ces tièdes s’imaginent être gens de bien, parce qu’ils ne font point de mal, et même qu’ils font le bien où ils ne trouvent pas de difficulté ; mais ils sont terriblement confondus par les paroles suivantes.

18. D'acheter de moi de l'or éprouvé au feu : la charité pour échauffer ta langueur.

Un collyre : remède pour les yeux : pour appliquer sur tes yeux, afin que tu voies ta misère et ta pauvreté, que tu ne veux pas considérer.

49. Je reprends et je châtie ceux que j aime. Après cette forte correction, Jésus-Christ console l’ame affligée, de peur qu’elle ne tombe dans le désespoir.

20. Je suis à la porte, et je frappe : je frappe à la porte du cœur par de secrètes inspirations : et si tu les écoutes tu seras reeu dans mon festin éternel.

Je souperai avec lui, et lui avec moi : qu’un cœur qui a goûté cette douce et mutuelle communication dans le secret de son cœur, fasse le commentaire de cette parole.

C’est ainsi que finissent les avertissements donnés aux sept Églises; ilreste à observer en général : premièrement, que sous le nom de ces Églises, et sous le nombre de sept, qui, comme on verra, signifie l’universalité dans cette prophétie, toutes les Églises chrétiennes sont averties de leur devoir. Secondement, que c’est aussi pour cette raison qu’on trouve dans ces lettres de saint Jean, des avertissements pour tous les. états : le Saint-Esprit ya entrelacé la confirmation dans le bien, et l’exhortation à changer de vie ; et dans ceux qu'il reprend, c’est dans les uns le “refroidissement de la charité, ir. 4, 5; dans les autres, c’est de permettre le mal, encore qu'on ne le fasse pas, ibid. 20, et ainsi du reste, en réservant pour la fin le tiède, où il reconnoît les foiblesses et les misères de tous les autres ensemble.

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