‹ Œuvres de Bossuet (volume 4)Chapitre 46 sur 245 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

. Jâtre, et dans le glorieux établissement de l’Église, alloit se déclarer plus que jamais au temps qui devoit suivre saint Jean, c’est aussi ce grand ouvrage que Dieu lui fit connoître : et c'est pourquoi nous verrons un ange resplendissant comme le soleil, qui levant la main au ciel, jurera par celui qui vit au siècle des siècles : Que le temps étoit venu, et que Dieu alloit accomplir son grand mystère, qu'il avoit évangélisé et annoncé par les prophètes ses serviteurs ‘. Saint Jean, qui étoit plus près de l’accomplissement du mystère, le voit aussi dans tout son ordre. Sa prophétie est comme une histoire, où l’on voit premièrement tomber les Juifs dans le dernier désespoir; mais où l’on voit bien plus au long et bien plus manifestement tomber les Romains, dont la chute devoit aussi être bien plus éclatante. Saint Jean voit toutes ces * choses : il voit les grands caractères qui ont marqué le doigt de Dieu; et il pousse sa prophétie jusqu’à la chute de Rome, par laquelle Dieu vouloit donner le dernier coup à l’idolâtrie romaine.

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