‹ Œuvres de Bossuet (volume 5)Chapitre 20 sur 85 · ONCTION DE JÉSUS-CHRIST : SA ROYAUTÉ, SA GÉNÉALOGIE, SON SACERDOCE · texte numérisé non relu

ONCTION DE JÉSUS-CHRIST : SA ROYAUTÉ, SA GÉNÉALOGIE, SON SACERDOCE

Fe ÉLÉv. L’onction ce. Jésus-Christ et le nom de Christ.

O Christ ! Ô Messie ! à vous qui êtes attendu et donné sous ce nom sacré, qui signifie l'oint du Seigneur ! apprenezmoi dans l'excellence de votre onction, l'origine et le fondement du christianisme. Et puisqu'il est écrit que « l'onction » nous apprend tout»; et encore : que « nous avons l’onc- » tion, et» que «nous savons toutes choses '», quand estce que cette onction nous doit enseigner, sinon lorsqu'il s'agit d'expliquer l’onction qui, vous faisant Christ, nous fait aussi chrétiens par la communication d'un si beau nom ?

O Christ ! vous êtes connu de tout temps sous ce beau nom. Le Psalmiste vous a vu sous ce nom, lorsqu'il a chanté : « Votre trône, Ô Dieu ! est éternel : et votre Dieu vous a oint » d'une huile ravissante *». C’est vous que Salomon a célébré, en disant dans son divin cantique : « Votre nom est une huile, » un baume répandu * ». Quand l'ange saint Gabriel a annoncé le temps précis de votre venue, il s’en est expliqué, en disant : Que «le Saint des saints seroit oint; et» que «l’ointou » le» Christ «seroit immolé ‘ ». Et vous-même, qu'avez-vous prèché dans la Synagogue, lorsque vous expliquâtes votre mission ? Qu'avez-vous, dis-je, prêché, que ce beau texte d'Isaïe : « L'esprit du Seigneur m'a envoyé, et c’est pour cela » qu'il m'a oint * ».

Vous avez paru vouloir expliquer, par ce texte d'Isaïe, que vous êtes oint par le Saint-Esprit; et n'est-ce pas aussi ce qu'a enseigné votre apôtre saint Pierre au saint centurion Cornélius, lorsqu'il lui prêcha Jésus de Nazareth, «et com- » ment Dieu l’avoit oint du Saint-Esprit et de puissance » pour opérér des prodiges et remplir toute la Judée de ses » bienfaits° ».

O Christ ! encore un coup, faites-moi connoître comme fit saint Pierre au saint Centenier, comment votre Dieu vous a

1 I. Joan. 11. 20. 27. —?Ps. xLIv. 7. 8. — 5 Cant, 1. 2. = 4 Dan. 14. 21. 24,25, 26.— ? Is. Lxr. 1, Luc. 1v. 18. —"6 Act. x. 38.

oint du Saint-Espuit, et rendez-moi participant de cette onction, 11° ÉLÉvV. Comment le Saint-Esprit est en Jésus-Christ.

Le Saint-Esprit est en nous comme y venant du dehors, comme reçu par emprunt : il n'est point notre propre esprit ; mais il estle propre esprit de Jésus-Christ: «Il prend du » sien» : le Verbe divin le produit avec son Père: et quand il a été fait homme, il a produit ce Saint-Esprit, comme un esprit qui lüi étoit propre, dans l'homme qu'il s’est uni".

Ainsi, quand les hommes font des miracles par le Saint- Esprit, c’est en eux un esprit qui vient du dehors et par emprunt; mais, dit doctement et excellemment saint Cyrille d'Alexandrié : « Quand Jésus-Christ chasse lé démon, et fait » d’autres miracles par le Saint-Esprit, comme il l’assure » lui-même, il agit par un esprit qui lui est propre et qui est » en lui comme dans sa source ».

De là vient qu'il a recu avec une entière plénitude : «L’es- » prit ne lui est pas donné avec mesure», mais sans mesure et en plénitude parfaite, pour être répandu sur nous, et afin « que nous tous recussions ce que nous avons de sa pléni- » tude* ». Ce qui a fait dire à Isaïe : « Le Saint-Esprit se repo- » sera sur lui‘»; et selon une ancienne version : « Toute la » source, toute la fontaine du Saint-Esprit descendra sur » lui». |

Jésus est donc oint par le Saint-Esprit, comme l'ayant en lui par sa divinité, comme ayant recu du Père qui est en lui la vertu de le produire; comme le donnanten propre à l'homme qu'il s’est uni en unité de personne. Ce qui a fait dire aux saints, qu’il a été oint de la divinité; et c’éloit ce que voyoit ce prophète, lorsqu’en disant «qu'il a été oint par son Dieu *, en même temps lui-même il l'appelle Dieu.

Telle est donc l’onction qui a fait le Christ. Ce n’est pas d'une huile matérielle qu'il a été oint, comme Elisée et les prophètes, comme David et les rois, comme Aaron et les pontifes. Quoique roi, prophète et pontife , il n’a pas été oint

1 Joan, xv1. 14. Luc. xxtv. 49. Joan. &v. 26. — ? Joan. 111: 34, = * Ib, 1: 16, — “Is. x1, 2, 3, — * Ps, xLIV. 8.

o1# ÉLÉVATIONS

de cette onction, qui n'étoit qu'une ombre de la sienne. Aussi David a-t-il dit, «qu'il étoit oint d'une huile excellente, au » dessus de tons ceux qui sont nommés oints ‘», en figure de son onction, parce qu'il est oint de divinité et du Saint-Esprit. C’est ainsi que Dieu l'a fait Christ. Et quand il nous a faits chrétiens, de quel autre esprit a-t-il rempli son Eglise naissante, et par quel autre esprit a-t-il répandu le nom chrétien par toute la terre. Mais ne nous arrètons pas à cette doctrine, quoique divine et nécessaire faisons-en l'application que Dieu nous commande,

ITI: “LÉv. Quel est l'effet de cette onction en Jésus-Christ et en nous.

Par cette onctiôn divine Jésus-Christ est roi, pontife et pro= phète, Voilà ce qu'ilest comme Christ; et il nousapprend aussi que comme chrétiens , et par l'épanchement de son onction, nous sommes faits rois et sacrificateurs : « un sacerdoce » royal », comme dit saint Pierre’. Et saint Jean dans l'Apocalypse : « Jèsus-Christ nous a faits rois et sacrificateurs » de Dieu son Père* »,

Ayons donc un courage royal : ne nous laissons point assujeltir par nos passions : n’ayons que de grandes pensées : ne nous rendons point esclaves de celles des hommes.

Comme rois, soyons magnanimes, magnifiques : aspirons à ce qu'il y a de plus haut; mais aspirons comme prêtres et sacrificateurs spirituels, à ce qu'il ya de plus saint, Chrétiens, nous ne sommes plus des hommes profanes ; nous sommes ceux à qui il est dit : « Soyez saints parce que je suis saint».

Comment sommes-nous prophètes? Agissons par un céleste instinct : sortons de l'enceinte des ckoses présentes, remplissons-nous des choses futures, ne respirons que l'éternité. Quoi ! vous vous faites un établissement sur la terre: vous voulez vous y élever ; songez au pays où vous serez rois : « Ne » craignez pas, petit troupeau, us qu'il a plu à votre Père » de vous donner son royaume *

Ps. xLIv. 8 — 7 [ Pet, 11, 9, = 3 Apoc: 1 8 =*I Pet, 1. 16. — $ Luc, XII 92:

SUR IES MYSIÈRES. 215

IVe ÉLÉév. Sur deux vertus principales que nous doit inspirer l'onction de Jésus-Christ,

Un des effets principaux de la foi chrétienne et de la sainte onction des enfants de Dieu, est la douceur : « Apprenez de » moi », dit Jésus lui-même, «que je suis doux et humble » de cœur ‘ ». Isaïe avoit prédit sa douceur par ces paroles que saint Matthieu lui a appliquées : « Voici mon serviteur que » j'aiélu; mon bien-aimé, où je me suis plu, et en qui j'ai » mis mon affection. Je ferai reposer sur lui mon esprit; et » 1l annoncera la justice aux nations * ». Voilà un ministère bien éclatant; mais qu'il est doux en même temps, et qu'il est humble! puisque :e prophète ajoute, et après lui l'Évangéliste : « Il ne disputera point, ni ne criera point, eton » n'entendra point sa voix dans les rues », comme les esprits contentieux et disputeurs la font éclater au dehors. «Il » ne brisera point le roseau cassé, et il n’achèvera point d'é- » teindre la mèche qui fume encore » : il n’ajoutera point, comme on fait ordinairement parmi les hommes, l’affliction à l'oppressé par des reproches amers. Voilà l'esprit de Jésus Christ et le vrai esprit de Dieu, qui « n’habite pas dans un » tourbillon, ni dans le souffle d’un vent violent qui renverse » les rochers et les montagnes », comme Elie sembloit le penser en voulant tout exterminer et tout perdre : « I n’ha- » bite pas dans la commotion et l’ébranlement, ni dans le » feu qui le suit, mais dans le doux souffle d’un air léger et » rafraichissant *»,

Tel est l'esprit du Seigneur Jésus. Et c'est pourquoi, lorsque ses disciples vouloient dans l'esprit d'Elie et d’Elisée faire descendre le feu du ciel sur les villes qui leur refusoient le passage, il leur disoit avec sa douceur ineffable : « Vous » ne savez pas de quel esprit vous êtes ‘ » : vous ne savez pas quel est l'esprit de votre religion et de la doctrine du Christ. Quelle fut sa douceur, lorsqu'il dit à celui qui le frappoit : » Si j'ai mal dit, faites connoître le mal que j'ai fait; et si » j'ai bien dit, pourquoi me frappez-vous * »? Et ailleurs :

4 Matth. x1. 29. — 2 Is. xL11. 1 et seq, = 3 JUL, Reg. x1x. 11. 12, — 4 Luc. 1x, 55. — * Joan. xyi1, 22,

« Race incrédule et méchante, jusqu'à quand serai-je con- » traint d'être parmi vous, et de souffrir vos injustes contra- » dictions ! Toutefois amenez-moi votre fils ‘ », afin que jele guérisse. Et encore : «Femme, où sont vos accusateurs? per- » sonñe ne vous a condamnée. Je ne vous condamnerai pas » non plus : allez et ne péchez plus * ».

Prenons donc l'esprit de douceur, comme le vrai ésprit du christianisme : que l’onction du Saint-Esprit adoucisse notre aigreur et notre fierté. Ne prenons pas ces tons superbes et avantageux ; c’est foiblesse que de s’animer de cetté sorte : la force est dans la raison tranquillement exposée : cette force manqué, lorsqu'on a recours à cette force hautaine et contentieuse qu’on fait venir à son secours. Quand vous avez à combattre pour la vérité, songez que ce n’est point par d’aigres disputes que l'Évangile s'estétabli, mais par la douceur et la patience, en imitant Jésus-Christ, « qui s’est laissé non-seu- » lement tondre * », mais encore écorcher sans se plaindre. Écoutez dans les Actes les prédicateurs de son Évangile, qui, condamnés par les Juifs * « Jugez vous-mêmes », leur disoientils, « s’il faut vous écouter plutôt que Dieu ; car, pour nous, » nous ne pouvons pas dissimuler cé que nous avons vu, et » ce que nous avons oui ‘ ». C’est dans cet esprit qu'il faut parler à ceux à qui la vérité nous oblige de nous opposer : c'est ainsi que, sans disputer et sans se troubler, on les met visiblement dans leur tort. Voilà de vrais chrétiens et de vrais imitateurs du Christ. :

Écoutez encore ce que dit dans le même endroit des Actes son innocent troupeau si injustement maltraité. « Seigneur, » qui avez fait le ciel et la terre, regardez lès menaces de nos » ennemis, et donnez à vos serviteurs d’anhonter votre parole » en toute confiance, puisqu'il vous plaît d'étendre votre » main pour faire de si grands prodiges par le nom de votre » saint fils » Jésus *. C’est ainsi qu'ils veulent parler « avec » confiance » seulemeñt, mais non pas avec amertume ni avec aigreur. Qui met sa confiance en Dieu, ne la met pas dans Ja violence d'un ton aigre etimpérieux : la victoire appartient à

* Marc. 1x. 18. Luc. 9. 41. — 2? Joan. viit. 10. 11. — à Ts. LIJI. 7. 1, Pet. 11, 21, 23: 29,— 4 Act. 1v. 19, 20. - 5 Ib. v. 24. 29. 30.

la douceur et à la patience, et Isaïe, après avoir fait Jésus- Christ si humble, si patient et si doux, conclut enfin en disant : «qu'il remportera la victoire; qu'il gagnera sa cause » en jugement, et que les gentils mettront en lui leur espé- » rance" ».Traitez donc avec douceur l'affaire de Dieu : soyez de vrais chrétiens, c’est-à-dire de vrais agneaux; et sans murmure, sans bruit, sans avoir aucune teinture de l'esprit de contradiction, montrez autant de tranquillité que d'innocence. Ayez la douceur et la patience sa fille : ces deux vertus sont les deux caractères propres de la piété chrétienne, et les deux fruits de l’onction de Jésus-Christ répandue sur nous.

Ve ÉLÉVY. La généalogie royale de. Jésus-Christ,

Ce titre ne m'engage pas à traiter les difficultés niles contradictions apparentes des deux généalogies de Jésus-Christ rapportées dans saint Matthieu et dans saint Luc *. La lecture que je fais ici de l'Évangile a un autre objet, et je remarquerai seulement :

En premier lieu, qu'il étoit notoire que Jésus-Christ sortoit de la race de David : tout le monde l’appeloit hautement et sans contradiction, « le fils de David ». Sa généalogie étoit bien connue : « et il étoit manifeste » aux Hébreux même, » qu'il étoit dela tribu de Juda ‘». I] n’étoit pas moins constant qu’il en sortoit par David : saint Paul avance et répète comme un fait qui n’étoit pas contredit, « qu’il est sorti du sang » de David». )

Si donc les évangélistes se sont attachés à marquer la descendance de Joseph, plutôt que celle de Marie, c’est qu'on savoit qu’ils étoient de même race, et si proches parents, que tout le monde connoissoit leur parenté. Aussi, dans l’ordre qui fut donné sous Auguste de faire écrire son nom dans le lieu de son origine : « Joseph fut à Bethléem avec Marie son » épouse, pour se faire inscrire avec elle ® ». C’en est assez pour fermer la bouche aux esprits contentieux et contredi-

1 Maith. x11. 20. 21. Is. XL1I. 1. et seq. — ? Matth. 1. Luc. 111. 23. — SIMOtb it 20x27. MIX 23 XVe 22e XX. 0 31: XVI. 9. 15. Marc. xt. 9. 10. — “ Heb. var, 24. — 5 Rom, t, 3, IL. Tim. 11, 8. — 5 Luc. 11. 1. 3. 4. 5.

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sants, qui voudroient qu’on nous eût donné Ja généalogie de la sainte Vierge, plutôt que celle de Joseph. C’étoit assez que tout le monde sût qu’ils étoient parents et de même race.

En second lieu , il est inutile de se tourmenter à concilier les deux généalogies de saint Matthieu et de saint Luc. La loi qui ordonnoit au cadet d’épouser la veuve de son aîné, mort sans enfants, pour en faire revivre la tige, et lui donner une postérité! , introduisoit par nécessité parmi les Juifs deux sortes de généalogies, l’une naturelle etl’autre légale. Il y a beaucoup de raison de croire, que saint Matthieu, qui se sert partout du mot « d’engendrer * » , l’a choisi pour marquer plus expressément la généalogie naturelle, plus propre à la désigner que le terme plus vague et plus général dont s’est servi saint Luc. Quoi qu'il en soit, le Saint-Esprit a voulut que nous sussions qu’en quelque sorte qu’on voulût compter la race de Jésus-Christ, il venoit toujours de Juda et de David, et de ta famille royale.

En troisième lieu, il falloit à la vérité que Jésus-Christeût pour aïeux tous les rois de Juda sortis de David, afin de marquer au peuple, que, vrai roi des Juifs, ce titre lui étoit comme héréditaire : mais toutefois l’humble Jésus, à qui Dieu avoit destiné une noblesse royale, ne sort point de cette maison dans son grand éclat, mais dans le temps de sa décadence, où déchue de la royauté, elle subsistoit dans les plus vils artisans ; par où aussi il devoit paroître que son trône étoit d'une autre nature et d'une autre élévation que celui de ses ancêtres.

En quatrième lien, il falloit aussi qu’il naquît de la tribu de Juda , de laquelle , comme le remarque saint Paul‘, « Moise » n'a rien pronoucé sur le sacerdoce ». Car le sacerdoce de Jésus-Christ devant être d’un autre ordre que celui d’Aaron ; si Jésus-Christ étoit de son sang , on auroit cru qu'il auroit tiré son sacerdoce comme héréditaire de la famille d’Aaron : au lieu que, comme on va voir, il le devoit tirer d’une autre origine. .

En cinquième lieu, quoique Jésus-Christ pût descendre de

UDout. xxx. 5. 6— ?Matih. r. 12. 13 et seq —% Due. 111. 23. 24 — # Heb, vis. 14.

Juda , et non de Lévi ni d'Aaron, il convenoit qu'il y eût quelque parenté entre sa famille et celle d'Aaron; ce qui fait que la sainte Vierge étoit cousine d'Elisabeth, et que ces deux saintes parentes ont eu des ancêtres communs : par où il paroît qu’encore que le sacerdoce d’Aaron ne pût être celui de Jésus-Christ, il ne devoit pas lui être entièrement étranger, et qu'il devoit y avoir de l’alliance entre les deux.

En sixième lieu, pour en revenir à la famille royale, qui étoit proprement celle du Sauveur, il faut encore observer que, bien qu'il fût le Saint des saints, non-seulement il est sorti de rois pécheurs etméchants, mais encore que les seules femmes qu’on marque.comme ses aïeules, sontune Thamar, une Ruth Moabite et sortie d’une race infidèle, et enfin une Bethsabée, une adultère ‘ ; taut cela se fait pour l'espérance des pécheurs, dont Jésus-Christ ne veut pas être éloigné et ne dédaigne pas le sang; mais il s’en montre le rédempteur.

Apprenons à mépriser les hommes du monde, si enflés de l'antiquité souvent imaginaire de leur race, dont ils cachent avec tant de soin les endroits foibles. Ne mettons point notre gloire dans nos ancêtres, dont le plus grand nombre, etpeutêtre les plus renommés, augmente depuis si longtemps celui des damnés; et ne songeons point à nous illustrer par leurs noms maudits de Dieu. Glorifions-nous d'être ses enfants; unissons-nous au Fils de Dieu, et en disant avec saint Paul? , « qu'il est le Sauveur des pécheurs» , ajoutons toujours avec cetapôtre, « desquels je suis le premier» ; puisque chacun d'un certain côté est le plus grand et le premier, comme le plus ingrat de tous les pécheurs.

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