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Ce serviteur dit en son cœur ‘. I ne le dit pas en termes exprès : mais il agit sur ce fondement , et il le dit par ses œuvres. nc
Mon maitre tarde, Malheureux qui croit échapper ses mains, à cause qu'il ne frappe pas d’abord ; ou qui s’estime heureux, à cause qu'il retarde son dernier supplice.
Il bat les serviteurs et les servantes : il abuse de son pouvoir ; il les maltraite : quelquefois en les frappant véritablement : ce que saint Paul défend, en disant , que l’évéque ne doit point frapper, ni étre violent * : à quoi il faut aussi rapporter les injures et les duretés qu’il leur dit, qui sont une espèce de plaie à la réputation, et à la vie de l'honneur. Mais le grand coup que donne ce mauvais économe à ses conserviteurs, c'est lorsqu'il les scandalise ; car alors il frappe leur conscience foible; en quoi il pèche contre Jésus-Christ ; et fait pécher son frère, pour qui Jésus-Christ est mort*.
«Manger, boire, s’enivrer ‘. Le royaume de Dieu n'est pas » la viande , ni le boire ; mais la justice et la paix, et la joie » dans le Saint-Esprit ° ». Voilà le festin du bon économe de Jésus-Christ.
Le serviteur qui connoît la volonté de son maître ° : Il veut dire, que celui qui est établi dispensateur, sachant mieux que les autres ce que veut le maître, puisqu'il le doit prêcher aux autres , sera plus puni : mais celui qui ne la sait pas, ne sera pas exempt du supplice ? : et cette moindre punilion que le maître de famille lui réserve , ne laissera pas d'être terrible ; car il n’y a rien de foible ni de médiocre dans le siècle futur.
Deux règles de la justice éternelle : l’une, de punir davantage celui qui sait davantage; parce qu'il pèche contre sa science et par malice : l’autre, de redemander plus à celui à qui on a plus donné”; parce qu'il est chargé de plus de choses, et par conséquent il a un plus grand compte à rendre. Ne vante donc pas ta science , qui ne sert qu'à te rendre plus coupable. Ne te glorifie pas de tes dons , qui ne font que l'o-
1 Luc 49, — 21.1. an. 8: = FCor vit M MAD M Eine. XII 40 —=MARom IV. 17, te RiR 47 Ib AS Tic.
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bliger à un plus grand compte. Ne t'excuse pas aussi, sous prétexte que tu ne sais pas; car c’étoit à toi à l'instruire. Ne te flatte pas, sous prétexte que le maître ne te menace que de peu : car c’est un peu par comparaison, qui ne laisse pas en soi-même d'être très-grand; parce que tout est grand, tout est fort dans le règne de la vérité et de la justice, où Dieu
se veut faire sentir tel qu'il est.