DES ÉGLISES PROTESTANTES
LIVRE PREMIER. Dcpuis l'an 1517, jusqii'à l'an 1520 — Le commencement des disputes de Luther. Ses agitations. Ses sounussions envers l'Église et envers le Pape. Les fondements de sa réforme dans la juslice imputée ; ses propositions inouïes ; sa condamnation. Ses emportements , ses menaces furieuses , ses vaines prophéties, et les miracles dont il se vante. La papauté devait tomber tout à coup sans violence. Il promet de ne point permettre de prendre les armes pour son Évangile.
LIVRE SECOND. Depuis 1520 jusqu'en 1529. — Les variations de Luther sur la transsubstantiation. Carlostàd commence la querelle sacramentaire. Circonstances de cette rupture. La révolte des paysans, et le personnage que Luther y fit. Son mariage, dont lui-même et ses amis sont honteux. Ses excès sur le franc arbitre , et contre Henri "VIII , roi d'Angleterre. Zuingle et Œcolampade paraissent. Les sacramentaires préfèrent la doctrine catholique à la luthérienne. Les luthériens prennent les armes, malgré toutes leurs promesses. Melanchton en est troublé. Ils s'unissent en Allemagne sous le nom de protestants. Vains projets d'accommodement entre Luther et Zuingle. La conférence de Marpourg.
LrvRE TROISIÈME. En l'an 1530. — Les Confessions de foi des deux partis des protestants. Celle d'Augsbourg composée par Melanchton. Celle de Strasbourg ou des quatre villes, par Bucer. Celle de Zuingle. Variations de celle d'Augsbourg sur l'eucharistie. Ambiguïté de celle de Strasboui^. Zuingle seul pose nettement le sens figuré. Le terme de substance pourquoi mis pour expliquer la réalité. Apologie de la Confession d'Augsbourg faite par Melanchton. L'Église calomniée presque sur tous les points, et principalement sur celui de la justification , et sur l'opération des sacrements et de la messe. Le mérite des bonnes œuvres avoué de part et d'autre, l'absolution sacramantale de même; la confession; les vœux mo-
Page*, nastiques , et beaucoup d'autres articles. L'Église romaine reconnue en plusieurs manières dans la confession d'Augsbourg. Démonstration, par la Confession d'Augsbourg et par l'apologie, que les luthériens reviendraient à nous en retranchant leurs calomnies , et en entendant bien leur propre doctrine. .35
LIVRE QUATRIÈME. Dcpuis 1530 jusqu'à 1537. — Les ligues des protestants, et la résolution de prendre les armes autorisée par Luther. Embarras de Melanchton sur ces nouveaux projets, si contraire» au premier plan. Bueer déploie ses équivoques pour unir tout le parti protestant, et les sacramentaires avec les luthériens. Les zuingliens et Luther les rejettent également. Bucer à la fin trompe Luther, en avouant que les indignes reçoivent la vérité du corps. Accord de Vitemberg conclu sur ce fondement. Pendant qu'on revient au sentiment de Luther, Melanchton commence à en douter, et ne laisse pas de souscrire tout ce que veut Luther. Articles de Smakalde, et nouvelle explication de la présence réelle par Luther. L'imitation de Melanchton sur rarticle qui regarde le Pape. 52
LIVRE ciNQCiÈME. Réflexions générales sur les agitalions de Melanchton , et sur l'état de la réforme. — Les agitations , les regrets , les incertitudes de Melanchton. La cause de ses erreurs, et ses espérances déçues. Le triste succès de la réforme , et les malheureux motifs qui y attirent les peuples, avoués par les auteurs du parti. Melanchton confesse en vain la perpétuité de l'Église, l'autorité de ses jugements et celle de ses prélats. La justice imputative l'entraîne , encore qu'il reconnaisse qu'il n'en trouve rien dans les Pères , ni même dans saint Augustin dont il s'était autrefois appuyé. 6^
LIVRE SIXIÈME. Depuis 1537 jusqu'à l'an 1546. — Le landgrave travaille à entretenir l'union entre les luthériens etles zuingliens. Nouveau remède qu'on trouve à l'incontinence de ce prince , en lui permettant d'épouser une seconde femme durant la vie de la première. Instruction mémorable qu'il donne à Bucer pour faire entrer Luther et Melanchton dans ce sentiment. Avis doctrinal de Luther, de Bucer et de Melanchton en faveur de la polygamie. Le nouveau mariage est fait en suite de cette consultation. Le parti en a honte, et n'ose ni le nier ni l'avouer. Le landgrave porte Luther à supprimer l'élévation du Saint Sacrement , en faveur des Suisses, que cette cérémonie rebutait de la
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ligue de Smalcalde. Luther à cette occasion s'échauffe de nouveau contre les sacramentaires. Dessein de Melanchton pour détruire le fondement du sacrifice de l'autel. On reconnaît dans le parti que le sacrifice est inséparable de la présence réelle et du sentiment de Luther. On en avoue autant de l'adoration. Présence momentanée, et dans la seule réception , comment établie. Le sentiment de Luther méprisé par Melanchton et par les théologiens de Leipsick et de Vitemberg. Thèses emportées de Luther contre les théologiens de Louvain. Il reconnaît le Sacrement adorable; il déteste les zuinghens, et il meurt. 77
PIÈCES CONCERNANT LE SECOND MARIAGE DU LAND- GRAVE, DONT IL EST PARLÉ EN CE LIVRE VI. — Instruction donnée au docteur Martin Bucer, par Philippe, landgrave de Hesse, sur les choses qu'il doit demander instamment aux docteurs Martin Lutlier et Philippe Melanchton; et ensuite, si ceux-ci le jugent à propos , à l'électeur de Saxe. 87
CONSULTATION dc Luthcr et des autres docteurs protestants , sur la polygamie. 91
CONTRAT DE MARIAGE dc Philippe , landgravc de Hesse, avec Marguerite de Saal. 95
LIVRE SEPTIÈME. Récit dcs variatious et de la réforme d'Angleterre sous Henri VIII, depuis l'an 1529 t jusqu'à 1547; et sous Edouard VI, depuis 1547 jusqu'à 1553, avec la suite de l'histoire de Cranmer jusqu'à sa mort, en 1556. — La réformaUon anglicane , condanmable par l'histoire même de M. Burnet. Le divorce de Henri VIII. Son emportement contre le saint-siége. Sa primauté ecclésiastique. Principes et suites de ce dogme. Hors ce point, la foi catholique demeure en son entier. Décision de foi de Henri. Ses six articles. Histoire de Thomas Cranmer, archevêque de Cantorbéri , auteur de la réformalion anglicane; ses lâchetés, sa corruption, sou hypocrisie. Ses sentiments honteux sur la hiérarchie. La conduite des prétendus réformateurs, et en particulier celle de Thomas Cromwell, vice-gérant du roi au spirituel. Celle d'Anne de Boulen, contre laquelle la vengeance divine se déclare. Prodigieux aveuglement de Henri dans tout le cours de sa vie. Sa mort. La minorité d'Edouard VI , son fils. Les décrets de Henri sont changés. La primauté ecclésiastique du roi demeure seule. Elle est portée à des excès dont les protestants rougissent. La réformation de Cranmer appuyée sur ce fondement. Le roi regardé comme l'arbitre de la foi. L'antiquité méprisée. Continuelles variations. Mort d'Edouard VI. Attentat de Cranmer et des autres contre la reine Marie , sa sœur. La religion catholique est rétablie. Honteuse (in de Cranmer. Quelques remarques particulières sur l'histoire de M. Burnet, et sur la réformalion anglicane. 90
MVRE HUITIÈME. Dcpuis 1546 jusqu'à l'an 1561. — Guerre ouverte entre Charles V et la hgue de Smal- Cxilde. Thèses de Luther, qui avait excité les luthériens à prendre les armes. Nouveau sujet de guerre à l'occasion dc Herman , archevêque de Cologne.
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Prodigieuse ignorance de cet archevêque. Les protestants défaits par Charles V. L'électeur de Saxe et le landgrave de Hesse prisonniers. V Intérim, ou le livre de l'empereur, qui règle par provision , et en attendant le concile , les matières de religion pour les protestants seulement. Les troubles causés dans la Prusse par la nouvelle doctrine d'Osiandre, luthérien, sur la justification. Disputes entre les luthériens après Y Intérim. Illyric, disciple de Melanchton , tâche de le perdre à l'occasion des cérémonies indifférentes. Il renouvelle la doctrine de l'ubiquité- L'empereur presse les luthériens de comparaître au concile de Trente. La Confession appelée saxonique , etcelle du duché de Vitemberg, dressées à cette occasion. La distinction des péchés mortels et véniels. Le mérite des bonnes œuvres reconnu de nouveau. Conférence à Worms pour la conciliation des religions. Les luthériens s'y brouillent entre eux , et décident néanmoins d'un commun accord que les bonnes œuvres ne sont pas nécessaires à salut. Mort de Melanchton, dans une horrible perplexité. Les zuingliens condamnés par les luthériens dans un synode tenu à léna. Assemblée de luthériens tenue à Naiimbourg , pour convenir de la vraie édition de la Confession d'Augsbourg. L'incertitude demeure aussi grande. L'ubiquité s'établit presque dans tout le luthéranisme. Nouvelles décisions sur la coopération du libre arbitre. Les luthériens sont contraires à eux-mêmes ; et , pour répondre tant aux libertins qu'aux chrétiens infirmes, ils tombent dans le demi-pélagianisme. Du livre de la Concorde compilé par les luthériens , où toutes leurs décisions sont renfermées. 1 20
LIVRE NEUVIÈME. En l'au 1561. Doctrine et caractère de Calvin — Les prétendus réformés de France commencent à paraître. Calvin en est le chef. Ses sentiments sur la justification, où il raisonne plus conséquemment que les luthériens : mais comme il raisonne sur de faux principes , il tombe aussi dans desmconvénients plus manifestes. Troisabsurdités qu'il ajoute à la doctrine luthérienne : la certitude du salut , l'inamissibilité de la justice , et la justification des petits enfants, indépendamment du baptême. Contradictions sur ce troisième point. Sur le sujet de l'eucharistie , il condamne également Luther et Zuingle, et tâche de prendre un sentiment mitoyen. 11 prouve la réalité plus nécessaire qu'il ne l'admet en effet. Fortes expressions pour l'établir. Autres expressions qui l'anéantissent. Avantage de la doctrine catholique. On croit nécessaire de parler comme elle et de prendre ses principes, môme en la combattant. Trois Confessions différentes des calvinistes , pour contenter trois différentes sortes de personnes, les luthériens, les zuingliens, et eux-mêmes. Orgueil et emportements de Calvin. Comparaison de son génie avec celui de Luther. Pourquoi il ne parut pas au colloque de Poissy. Bèze y présente la Confession de foi des prétendus réformés : ils y ajoutent une nouvelle et longue explication de leur doctrine sur rcucharislic. Les catholiques s'énoncent simplement et en pou
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de mots. Ce qui se passa au sujet de la Confession d'Augsbourg. Sentiment de Calvin. 133
LIVRE DIXIÈME. Dcpuis 1558 jusqu'à 1570. — Réformalion de la reine Elisabeth. Celle d'Edouard corrigée; et la présence réelle, qu'on avait condamnée sous ce prince, tenue pour indifférente. L'Église anglicane persiste encore dans ce sentiment. Autres variations de cette Église sous Elisabeth. La primauté ecclésiastique de la reine , adoucie en apparence, en effet laissée la même que sous Henri et sous Edouard , malgré les scrupules de cette princesse. La politique l'emporte partout dans cette réfomiation. La foi , les sacrements , et toute la puissance ecclésiastique , est mise entre les mains des rois et des parlements. La même chose se fait en Ecosse. Les calvinistes de France improuvent cette doctrine, et s'y accommodent néanmoins. Doctrine de l'Angleterre sur la Justification. La reine Elisabeth favorise les protestants de France. Ils se soulèvent aussitôt qu'ils se sentent de la force. La conjuration d'Amboise sous François II. Les guerres civiles sous Charles IX. Que cette conjuration et ces guerres sont affaires de reh'gion , entreprises par l'autorité des docteurs et des ministres du parti , et (ondées sur la nouvelle doctrine qu'on peut faire la guerre à son prince pour la religion. Cette doctrine expressément autorisée par les synodes nationaux. Illusion des écrivains prolestants , et entre autres de M. Bumet, qui veulent que le tumulte d'Amboise et les guerres civiles soient affaires poUtiques. Que la religion a été mêlée dans le meurtre de François , duc de Guise. Aveu de Bèze et de l'amiral. Nouvelle Confession de foi en Suisse. 152
uvRE ONZIÈME. Histoirc abrégée des Albigeois, des Vaudois , des Viclefistes et des Hussites. — Histoire abrégée des albigeois et des vaudois. Que ce sont deux sectes très -différentes. Les albigeois sont de parfaits manichéens. Leur origine est expliquée. Les pauliciens , branche des manichéens en Arménie , d'où ils passent dans la Bulgaiie , de là en Italie et en Allemagne où ils ont été appelés cathares , et en France où ils ont pris le nom d'albigeois. Leurs prodigieuses erreurs et leur hypocrisie sont découvertes par tous les auteurs du temps. Les illusions des protestants , qui tâchent de les excuser. Témoignage de samt Bernard, qu'on accuse mal à propos de crédulité. Origine des vaudois. Les ministres les font en vain disciples de Bérenger. Ils ont cru la transsubstantiation. Les sept sacrements reconnus parmi eux. La confession et l'absolution sacramentale. Leur erreur est une espèce de donatisrae. Ils font dépendre les sacrements de la sainteté de leurs ministres , et en attribuent l'administration aux laïques gens de bien. Origine de la secte appelée des frères de Bohême. Qu'ils ne sont point vaudois , et qu'ils méprisent cette origine. Qu'ils ne sont point disciples de Jean Hus , quoiqu'ils s'en vantent. Leurs députés envoyés par tout le monde , pour y chercher des chrétiens de leur croyance, sans eo pouvoir trou-
BOSÇIET. — TOME IV.
Paçes.
ver. Doctrine impie de Viclef. Jean Hus , qui se glorifie d'être son disciple , l'abandonne sur le point de l'eucharistie. Les disciples de Jean Hus divisés en taborites et en calixtins. Confusion de toutes ces sectes. Les protestants n'en peuvent tù-er aucun avantage pour établir leur mission , et la succession de leur doctrine. Accord des luthériens, des bohémiens et des zuingliens dans la Pologne. Les divisions et les réconciliations des sectaires font également contre eux, J70 HISTOIRE DES NOUVEAUX MANICHÉENS , appelés Ics hérétiques de Toulouse et d'Albi. 172
HISTOIRE DES VAUDOIS. JgS
HISTOIRE DES FRÈRES DE BOHÊME, Vulgairement et faussement appelés vaudois. 20 1
HISTOIRE DE JEAN VICLEF, ANGLAIS. ift.