HISTOIRE DE JEAN HUS ET DE SES DISCIPLES
LIVRE DOUZIÈME. Depuis 1571 jusqu'à 1579, et depuis 1603 jusqu'à 1615. En France même les Églises de la réforme troublées du mot de substance. Il est maintenu comme établi selon la parole de Dieu dans un synode; et dans l'autre réduit à rien en faveur des Suisses, qui se fâchaient de la décision. Foi pour la France, et foi pour la Suisse. Assemblée de Francfort, et projet de nouvelle Confession de foi pour tout le second parti des protestants ; ce qu'on y voulait supprimer eu faveur des luthériens. Détestation de la présence réelle, établie et supprimée en même temps. L'affaire de Piscator; et décision doctrinale de quatre synodes nationaux réduite à rien. Principes des calvinistes , et démonstrations qu'on en tire en notre faveur. Propositions de Dumoulin reçues au synode d'Ay. Rien de solide ni de sérieux dans la réforme. jlS
LIVRE TREIZIÈME. Doctriue sur l'Antéchrist , et variations sur c«tte matière depuis Luther jusqu'à nous. — Variations des protestants sur l'Antéchrist. Vaines prédictions de Luther. Évasion de Calvin. Ce que Luther avait établi sur cette doctrine est contredit par Melanchton. Nouvel article de foi ajouté à la Confession dans le synode de Gap. Fondement visiblement faux de ce décret. Cette doctrine méprisée dans la Réforme. Absurdités , contrariétés et impiétés de la nouvelle interprétation des prophéties, proposée par Joseph Mède, et soutenue par le ministre Jurieu. Les plus saints docteurs de l'Église mis au rang des blasphémateurs et des idolâtres. 222
UVRE QUATORZIÈME. Depuis 1601 ct dans tout le reste du siècle où nous sommes. — Les excès de la réforme sur la prédestination et le libre aibitre aperçus en Hollande. Arminius, qui les reconnaît, tombe en d'autres excès. Partis des remontrants et conlre-remontrants. Le synode de Dordrect , où les excès de la justification calvinienne sont clairement approuvés. Doctrine prodigieuse sur la certitude du salut, et la justice des hommes les plus criminels. Conséquences également absurdes de la sanctification des enfants, décidée dans le synode. La procédure du synode jus-
TABLE DES MATIERESL
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litie l'Église romaine contre les protestants. L'arininianismc en son entier dans le fond , malgré les décisions de Dordrect. Le pélagianisme toloré , et le .<;oui)çon du socinianisme seule cause de rejeter les arminiens. Inutilité des décisions synodales dans la réforme. Connivence du synode de Dordrect sur une infinité d'erreurs capitales, pendant qu'on s'attache aux dogmes particuliers du calvinisme. Ces dogmes , reconnus au commencement comme essentiels, à la (in se réduisent presque à rien. Décret de Charenton pour recevoir les luthériens à la communion. Conséquences de ce décret, qui change l'état des controverses. La distinction des articles fondamentaux et non fondamentaux oblige enfin à reconnaître l'Église romaine pour une vraie Église où l'on peut faire son salut. Conférence de Cassel entre les luthériens et les calvinistes. Accord où l'on pose des fondements décisifs pour la communion sous une espèce. État présent des controverses en Allemagne. L'opinion de la grâce universelle prévaut en France. Elle est condamnée à Genève et chez les Suisses. La question décidée par le magistrat. Formule établie. Erreur de cette formule sur le texte hébreu. Autre décret sur la foi fait à Genève. Cette Église, accusée par M. Claude de faire scliisme avec les autres Églises par ses nouvelles décisions. Réflexions sur le Test , où la réalité demeure en sou entier. Reconnaissance de l'Église anglicane protestante , que la messe et ï'invocation des saints peuvent avoir un bon sens. 233