SSRMQN POOR LA FÊTE DE SAJNT BENOIT
PRËnKft i>oiirr.
JLes mesures de sagesse que prit saint Kendlt pour bien ffisposer sa r^le, etpogr attirer sur fui Tesprit de I3ieu. Se ne puis mieux sur cela le comparer qu'avec te législateur du peuple juif, ^tre ISt Mo!se pour se préparer a rèceyo^' la loi de Dieu et â ïa publier? Il fit trois choses, l^ Il se sépai*a de tout commerce, et se rerira sur la t^utagne de Sinaî^ où it dppe^ra quarantëjouris dans une profonde sdfitude, éloigné du bruit et de la conversation des bommès. 2» îl y observa un jeûne très exact et très ri^joùreux , mortifiant sa chair pour épurer son esprit, et pour )e rendre plus capable des commumcations divines* S^ Il y entra dans un entretien familier et continuel avec Dieu, qui se manifesta à lui , qui lui parla au cœur » qui ]ui découvrît les mystères les plus intimes de sa loi, et tout ce qui appartenont au gouvernement du peuple dont la conduite lui étoit confiée. Ainsi Dieu appelle saint Benoit. Il le destine à former dans FÉglise un grand ordre, et à lui tracer une règle propre^ Fidèle à sa vocation, que feit ce sage fondateur ? Il nfi compte point sur lui-même ; i] ne se laisse point préoccuper des vaiqes ioées â*une philosophie présomptueuse : il comprend que la véritable .sagesse de l* homipe, surtout en ce qmi Regarde les oeuvrer 4e tNe^, est de se défier de toute la sag^esse bumaipe , et ^ aller d'ahprd à la source de cette sagesée étemelle que le Père des Impière^ ^e ne/juse point à ceux qui la demandent , et qui se mettent en ëiçijt de J'obtenir. Çomment.^n .état, et par où? Par la retraite , par le jeùqe^ par la prière,
Delà donc il quitte le monde, il sort de la maison pàternétié , il renojice à t0!^,t , e.t « dès la première ^eur de T&ge ^ if èe conftne dans un désert oii jil ji*^ que Dieu qui Tinstruise. Ce 9'est pas assez : rempli d'iine saiote l^^ine de liii-méme^ il déclare la guerre à tous ses sens. Il ^eûne, i)pn po.ipt qyarante jours^ comme Moîsé, mat& trois an$ e^er§. Il ^ po^tç à des excès de pénitence cjul Semiblent surpasser touj^e^ les fQjrces de la pâture , et où il à )>ésoia de toutes celles de )a grâce pour le souteïiir. Et si vous mé dei)àandfe pourquoi }e jeûne de sajiit Benoît est plus àdstèrë et pl% long que celui ^e mpïse, je vous réponds, avec lé vénérable Bêde, l'un de ses plus i|lMStr^ papé^yristeç . que c'est parce^u'il méditoit une loi bien plus parfaite que la Iqi de Moïse ; je veux dire une règle qui, danç le plus sijblii?îiB degré , Revoit contepîr toute la perfection de la loi évfmgélique. Enfin , çejil pv.éç Diei^ , il ne s'occupe que de î)ieu , que dfi i| présppca d^ Pieu , que des grandeuris pt des infinis attr}-* buis d& hm. Il pri« , et daàs s^ prière il parle à bieu , i) consulté
police spirituelle et extérieure il les doit soumettre; et quel ordre dé