PREMIÈRE PARTIE
Rien de plus dangereux , Chrétiens , ni rien qui traîne après soi. de plus funestes conséquences, qu'une passion mal gouvernée, et à qui peu à peu nous laissons prendre Tasoendant sur nous. C'est un ser-« peut qui se nourrit dans notre sein , mais qui n'en sort ensuite qu'en k déchirant. C'est une étincelle de feu qui s'entretient sous ta cendre , mais qui peut causer un incendie général. C'est ce lion domestique et làmilier dont parle l'Écriture, qui, venant à croître, porte la désolatioa partout, et dévore tout ce qu'il rencontre. Vérité dont le perfide Judas. -sera dans tous les âges un exemple mémorable. Il a trahi le Sauveur du monde, en le livrant à ses ennemis : voilà de tous les crimes le plus abominable. Mais quel en a été le principe? Si l'évangéliste ne nous J'avoit marqué en termes exprès, nous ne pourrions nous le persua-* der, et nous aurions formé sur cela mille conjectures , sans jamais dé* couvrir la cause d'une si déte^^lable entreprise. Car voyant un disciple se tourner contre son maître , et travailler à le perdre, nous aurions cru qu'il s'étoit déterminé à cet attentat par quelqu'un de ces vio!enls transports qui aveuglent Tesprit et troublent les sens^ par un empor* tement de colère, par une ardeur de vengeance, dans )e ressentiment vif et tout récent d'une offense reçue. Supposé même toute l'énormité du fait, du moins aurions-nous jugé qu'il y eût quelque chose en ceb de plus qu'humain, et que Judas, en s'abandonnant à cette perfidie, étoit possédé du démon qui agissoit en lui , et dont il n'étoit que l'instrument et le ministre. Mais non. Chrétiens, ce n'a rien été de tout cela. Judas a trahi le Fils de Dieu sans emportement, sans ressentiment, sans vengeance , sans haine et sans aversion de sa personne. Car quel sujet en eût-il pu avoir? Pendant les trois années de son apostolat, de quelles grâces ne Tavoit pas comblé ce Dieu Sauveur, et qu'éioit-il arrivé qui dût l'aigrir contre lui, et l'engager à une si noire trahison ? Gomment donc oubUa-t-il tant de bienfaits, et sacrifia-t-il si indigne? ment son bienfaiteur? Encore une fois, mes Frères, l'eussiez-vous jamais pensé, si le Saint-Esprit ne vous l'avoit pas fait entendre? Une avare convoitise, l'esprit d'inlérét, la passion d'avoir, voilà ce quiçor^rompit le cœur de ce traître, et ce qui le précipita dans le plus profond abime de l'iniquité. Reprenons la chose d'un peu plus haut , et expliquons*nous.
^ Il avoit été présent lorsque Matie-Madeleine vint répandre sur les pieds de Jésus-Chr ist un parfum de très grand prix. Il en avoit conçu de la peine » et s'en étoit hautement déclaré. Son avarice lui avoit fait traiter de profusion et condamner une action si sainte : Ut quid perçUlio hœc (Matth., 26)? Pour justifier son sentiment, il lavoit coloré d'une apparence de piété et dç charité : Hé quoi ! ne pouvoit-
on pas vendre cette liqueur? on en eût retiré une somme considéra* ble, et cette somme eût servi au soulagement des pauvres : Potuit mm istud venundari muUd , et dari pauperibus (Hatth., 26). Rien de plus spécieux que ce prétexte : mais ce n'étoit qu'un prétexte ; et si voos toulez savoir la vi*aié raison qui te tonchoit^ le texte sacré va tous Rapprendre. Car, dit sàilit Jean, il n'atoit guère en tne tes misères des panvft^BS ; et, en parlant d'eux, ce n'étoit pas poiir eux qn^ilpaN hrit. Mais il amassoit et il thésanrisoit ; tnais ayant soin de recueillir les aumônes fjites à Jéstts-Chf ist , il les j^ardôit et se les approprioit : Non ifniâ de egmis pertiÀeôat ad eunk , sed quia fut erat et loculoi kâbenè{iokH.9 4!â). De 16 qilé fait-il? et qnelte résolution, etqoelte âffrense extrémité ! Judas se voit ft'usiré de son èspérancç ; ce gaii qui lui fût retenu dé ce baume précieux qu'avoît apporte Madeleine, ee gain sordide qu'il se proposôit , lui échappe des nàains. Il veuts'eft dédommager; et parcequ'il en trouve loccasion prompte et commode, en vendant son maître méttie, ce parricide ne l'étonné point. 11 en a bientôt formé le dessein , il se met bientôt en état de relécuter : le voilà ddns le conseil des princes des prétres;-du sacré collège des apôtres qu'il a quitté , le voilà dans la synagogue des Juifs, avec qui il vient délibérer et négocier. Que me donnerez-vous , et je toi» réponds de ce Jésus que vous cherchez : je vous ramènerai : QuU VulHsmihi dare, et ego eufn vobis tradam (Ibid.). Ah ! disciple iograt, que promettez- vous? que dites vous? on plutôt, mes chers auditeurs, que dis-je moi-même? et commetit pourrois^je fléchir un tour que la cupidité domine? Cette ame intéressée n'écoute que ee qui la peut satisfaire. On convient de part et d'autre : trente deoiers sont offerts et sont acceptés : tout est conclu. Judas prend des mesiirès; il agit, il livre Jésus, et ne s'estîme pas moins heureux de pouvoir, aux dépens de cet adorable Sâtiveuf , oontetiter rinsatiable àmr qui le dévore , que les Jnif^ de pouvoir, à si peu de frais, contenter leur aniofosité et leur envie.
Voilà , Chrétiens, t»ut le fond de so* crime , en voilà Forigltoe. Ca été un déicide, parceque c'étoit un voleur : Fur état; èl c'étoitun vo- Isur, parceqiill étoit avare. De son avarice sont venus tous ses lareins, et ses larcins ont enfin abonii jusqu'à meure là vie etlesaogfd'uD Dieu an prix des esclaves : car le prix des esclaves étoit de trente deiiiers. Faut-il s'étonner qu'étant avare, il soit devenu traître? Non, certes , puisqu'il est comme essentiel à l'avare de n'avoir point de U* Fâut-il s'étonner quêtant avare, il ait violé lâchement tous les devoirs de la reconnoissancc et de l'amitié? Il n'y a rien en cela que de très iUHiarel, puisque Famitié et Favarice sont ineompatibléè : car te caractère de Fune est de se communiquer et de vouloir du bien à aufrai; itu Beu que te caractère de l'autre est de se renfertfier toute dans cBeiitéfllTé , et de ne vbaloir que son propre bien. Fant-il s'étottoèr <}«'<' tant avare, il t6i renoncé son maître Je n'en suis potet sorpris, rtpond
saint Cbrysestome, puisque , selon Toracle de la vérité éternelle, on lie peut servir deux mattres, et que tout avare est Asservi à son ava^ rice. Faut-il môme s'étonner qu'étant avare , il ait tendu jusqu à son Dieu? Je iTaî pas non plus de peine à le comprendre, poursuit saint Chrysoslome, puisque Tavare ne veut point d'autre dieu que son ava-^ rice, ou que son ar^^ent. Or il n'est pas difficile de concevoir quon vende le Dieu véritable pour un dieu prétendu , quand ce dieu prétendu est le seul qu'on reconnolt , el à qui l'on est dévoué. Tout cela» Chrétiens y ce sont des réflexions solides ; mais sans nous arrêter à te point partidriier , ni davantage insister sur la passion de rihiérét; ooncluons de Texemple de Judas trois choses qui regardent toute jpassion en général; et apprenons, premièrement, combien il est per- «deux de fomencer une passion dans notre cœur, et de s'y assujettir, puisqu'elle peut nous conduire aux plus grands désordres; secondement , de quelle importance il est de l'atuquer de bonne heure et de rétoufifer dès sa naissance, puisque lorsqu'elle s'est' une fois établie et fortifiée, il faut une espèce de miracle pour h détruire et la surmonter ; en troisième lieu , combien il est nécessaire tie n'en épargner au^ cune , quelle qu'elle soit, et de les réprimer toutes, puisqu'une seule suffit pour nous pervertir et pour nous perdre. Trois maximes d'une ^conséquence extrême dans le règlement de notre vie. Plaise au ciel que je puisse bien les imprimer dans ros cœurs, et que vous sacbieal dans la pratique en profiler ï
Car j'en appelle d'abord à voue-même , mon cher auditeur , et je MHS demande ce que peut la passion , ou pour mieux dire, ce qu'elle ne peut point, quand elle s'est emparée d'an cœur? Qùelies entrepri* ses et quels desseins criminels né lui inspire-t-elle pas? Elle a fait de Judas un apostat et un homicide : que ne fera-t-elle point de moi? Je a'ai qu'it rappeler ma conduite passée, et qu'à voif oii mi'a mené en mUe reùoontres tine passion qui m'entrainoit. N'est-ce pas là le pria* eipe de tous les dér^lenents de ma vie? Si j'avoisété guéri de cette passion , je n'aiirois pas fait cent dénarches dont je n'ai que trop lied «ukintenam de me repeotu* ; je ne ne serois jamais engagé eu telles et telles habitudes; je né serois jamais allé jusqu'à ces excès ; ma raison s'y seroit opposée, ma volonté en eût eu horreur : vasm la passion m'a tout persuadé, etra'afaitfranoUr tontes les barrières qui pouvoient me retenir. Aussi quand Dieu a veulu punir les hommes sur la terre, et les plus grands hommes , il n*y a point employé de plus terriUé châtiment que de les livrer à leurs passions : Tradiék iUos Dm$ fit tiesideria cordii earum (Rmi.^ 1). G'4Hoienides impies , dit saint Paul, parlant des philosophes païens ; etc'estpoor cela que Dieu iesaabandon^ Dés an gréde iears dedrs; Il ne les a pas llvréâaux afflictions et aux ad* irersités temporellee; au contraire, il les a comblés d'honneurset de pro* apérhée. Il ne les a pas livrés aux démons, ministres de sa justice, et les etéotiteor« de ses «engeanees r à qui doric? à eux^^mémes et à ieorà
passions déréglées : pourquoi? parcequ'une passion , répond saint Ghrysostome , est pire qu'un démon , et que Dieu se tient plus tengé par ce démon intérieur et naturel, que par tous les démons de Tenfer. Et en effet , poursuit l'Apôtre^ de quelles passions ont>iis été esdayes? des plus brutales et des plus honteuses : TradidU illos in pasnones igno* nàmœ (Jtom., 1).
Or ce que Dieu a fait au regard de ces infidèles par de si sales passions» il Ta fait au regard de Judas par la passion de l'intérêt; et c'est ce qu'il fait encore tous les jours à notre égard par tant de passions difiiérentes qui nous tyrannisent. Hé bien! dit Dieu dans l'ardeur de sa colère» vis donc» et agis comme tu le voudras; suis le torrent qui t'emporte» et lâche impunément la bride à tes appétits les plus injustes et les plus désordonnés. Je t'avois jusques à présent arrêté par la force de ma grâce ; mais je te laisse désormais la carrière ouverte. Puisque tu veux être pécheur» sois^le tout^à-fait; et puisque tu veux obéir à ta passion; qu'elle te maîtrise , et qu'elle te plonge dans tout ce qu'elle a de plus vicieux et de plus odieux. Car voilà » Chrétiens, le vrai sens de cette terrible parole du Docteur des nations» Trax&dit iUos in passùmes; et voilà ce que le Sauveur fit entendre à Judas» lorsque» après avoir tenté toutes les voies pour le ramener à son devoir» il loi permit enfin , ou sembla lui permettre d'exécuter son exécrable projet : Quod facisy foc citius (Joan.» 13) : Achève» perfide, achève ce que tu as médité et commencé. Depuis ce moment » ressentit-il la moindre peine au fond de son ame ? hésita-t-il à se rendre auprès des pontifes conjurés contre le Fils de Dieu? disputa-tH quelque temps sur la convention qu'ils firent avec lui» et vendit-il au moins chèrement la sacrée personne de Jésus-Christ? Montra-t-il quelque répugnance à conduire lui-même les soldats dans le jardin» et fut-il ému de la présence du maître le plus aimable» de l'accueil qu*il en reçut» et de ce reproche si tendre : Amice (Matth. » 26); Mon ami : Judaosculo jpifium hominis tradis (Luc. ,22)? Quoil Judas» vous me trahissez, et c'est par un baiser? Ah! la passion soutient tout cela» dévore tout cela, l'endurcit sur tout cela. Vous en êtes effrayé^ : mais» Chrétiens» n'y a-t-il eu qu'un Judas où la passion ait produit de si damnables effets? et combien voyons-nous encore dans le christianisme d'hommes passionnés vendre Jésus-Christ» le trahir , le sacrifier à leurs aveugles convoitises? Supposez les crimes les plus énormes et les plus monstrueux attentats: l'homme en devient capable dès que la passion le gouverne. Supposez l'homme le plus vertueux et le plus attaché à ses. devoirs : dès que la passion commencera à le solliciter» etqu'il lui prêtera l'oreille » il est en danger , et dans le danger prochain d'une ruine entière de sa conscience et de son ame. La raisop est que le* caractère de la passion est de n'avoir point de bornes. Car les bornes que Dieu nous a prescrites ne peuvent nous être appliquées que par deux règles» qui sont la raison ^t la fpi. Or le propre de la passion est de prévenir la raison
SUR La trahison de judas. tôt
et la foi, et que , les prévenant , elle prend l'avantage sur l'une et sur l'autre , et rend inutiles toutes leurs lumières.
Quel remède, mes chers auditeurs? Celui même que je vous ai marqué dans ia seconde maxime , et que je trouve si biep exprimé dans ces belles paroles de TÉcriture : Beatu^ qui tenebit et aUidet par'» vulos iuos ad peiram (Psalm. 136) : Bienheureux celui qui écrasera tes petits contre la pierre. Expressions figurées : et voici , selon saint Augustin, ce qu'elles nous représentent. Ces petits, remarque ce saint docteur , sont les passions de Fhomme qui commencent à natlre , et qui n*ont pas encore pris leur accroissement. Or c'est alors que noua devons les écraser, les briser, les mortifier, parcequ'elles sont (bibles, et qu*il est par conséquent beaucoup plus aisé de les vaincre et de s'en défaire. Mais si nous leur permettons de s'établir et de se fortifier, si nous les laissons se former en habitudes, dans peu nous n'en serons plus maîtres, et jusques au dernier soupir de notre vie, elles nous tiendront sous le joug, et nous feront éprouver leur malheureuse et cruelle ddknination : Beatus qui tenebit et alBdet parvulos tuos ad peiram.
Ce que je dis, au reste, mes Frères, regarde toutes les passions , sans en excepter aucune : pourquoi? parcequ'il n'en faut qu'une pour faire en nous d'étranges ravages» et qu'une seule peut nous égarer de la voie du salut, ^nous damner; parcequ'il n'en faut qu'une pour susciter toutesl es autres , autant qu'elles peuvent lui être utiles et servir à sesfins; parceque celle dont nous nous défions peut-être le moins» est justement celle dont nous avons le plus à craindre , et qui souvent a des suites plus funestes. Troisième et dernière maxime, non moins incontestable que les deux premières. Judas n'étoit ni ambitieux, ni impudique , ni sensuel , ni emporté : I Évangile ne lui attribue aucun de ces vices; mais il étoit intéressé, et ce fut assez pour rengager dans l'intrigue la plus criminelle et la plus sacrilège conspiration. C'est donc fort mal raisonner que de dire : Je n'ai qu'une passion , et Dieu m'a fait la grâce d'être, du reste , peu sujet aux passions ordinaires qui régnent dans le monde : c'est comme si je disois : Je n'ai qu'une mohidie mortelle , et que , me croyant en sûreté , je n'usasse contre cette maladie de nulle précaution. Mais dès que c'est une maladie mortelle, pourroit-on me répondre, cela ne suffit-il pas, et ne devez-vous pas prendre tous les soins nécessaires pour en arrêter le cours? Car dans le fond , qu'importe que ce soit de plusieurs maladies compliquées ensemble, ou d'une seule, que vous mouriez , si vous venez en effet à mourir? Disons de même. Chrétiens, par rapport à la passion : c'est une maladie de Tame , et une maladie qui peut nous donner la mort ; en faut-il davantage , et qu'importe que d'autres l'accompagnent, ou qu'elle agi^ seule? qu'importe que ce soit celle-ci ou celle-là , si nous périssons par celle-ci aussi bien que par celle-là , et s'il y a dans chacune séparément un poison assez
9M SUR U TAÀBtSON DfE iODAS.
malin et a$6«B OMiUgieui pour éteindte dans boh» tous tes principe^ de la vie?
Quelle prière fout* il dcme faii^plos souvent et plus ardemment à Dieu que celte du Prophète royal? Nt tradas bestm animas cmfiten^ teM libi (Pia/m. 73) : Âb ! Seigneur, je le reconnoîs devant vous, et je le confesse; j'tt mérité nûUe fois, en me révoltant contre vous, de ressentir la révolte de mea passions contre moi-même. Ce sont des béies féroces qui m'agitent , qui me tourmentent ; et il est bien juste qu'une ame qui n'a pas vonhi obéir à votre loi, ne soit pas ellemême o\>éiepar ses propres coftvoitises. Mais après tout, mon Dieu, si vous avea à Me chitier, que ee ne soit pas en me livrant à leurs deairs inseosés : Ne tradas. Que j*aie de teur part de^ combats à soote- BÎr ; que j'aie , ponr leur résister, des efforts à fiiire , et de grands efforts ; que je soit obligé, pour ne pas succomber è leurs attaques, de vivre dans une attention continuelle sur moi-même et dans un re* noBcement perpétuel à n^oi-méme, c est uce peine qui m'est due; et tant que j'en serai là et que vous voudrez m'éprcmver par-là, je ne penserai qu'à me soumettre, et qu'à bénir votre souveraine justice. )|»s, Seigueur, si jamais vous allez pins avant, et que dans cette guerre intestine vous m'afaiandonniez ^ ces ennemis de mon salut, que sera-ce de moi? Tout autre ckâtiment, mon Dâeu, je laeceptedeyotre npaia : vous en avez de touteei les sortes; et méL que soit celui qoe vous choisirez, je m'y soumets: mais ce fetal auandonnement à mes passions, c'est, si je Tose dire, Seigneur, à quoi je ne puis consentir; c*est sur q\ioi je ne cesserai point d'implorer votre miséricorde, et de vous adresser mes vœuxL : Ne tradas bestm animas confitentes ûln» Ce ne seront point, Gbréiiens^ d^s vœux stériles et sans fruit, pourra qu'ils soient sincères. Dieu les écoutera: prenons ^confiance , et gardojis-nous de Tautre malheur de Judas. La source de son crime, ce lut la passion ; mais le comble et la consommation de son crime, ce tut se» désespoir, comme vous le verrez dans la seconde partie.