‹ Œuvres de Bourdaloue (volume 4)Chapitre 12 sur 119 · SUR U COMMUNION PASCALE · texte numérisé non relu

SUR U COMMUNION PASCALE

^sef qui mit traité ce point de morale oomine un des phu essentiels à votre état; après votre propre expérience» plus capable de vous convaincre que tous les discours » vous contestiez encore avec Dieu pour conserver ces restes du monde dont on ne peut vous déprendre. Ce qui m'étonne , c'est qu'après tant de conununions on en voie toujours parmi vous d'aussi passionnées ppur cette vanité , d'aussi affectées dans leurs personnes , d'aussi curieuses de plaire que les âmes les plus libertines et les plus dér^lées^ Voilà ce qui me surprend. Mais ce scandale ne cessera-t-il point» etrefuserez-vous à ié^ sus-Christ, je dis à Jésus-Christ entrant dans votre cœur, un snori* fice aussi léger, et néanmoins aussi néçessaif^e et aussi agréable à ses yeux que celuî-là? Ah ! mes Frères^ conclut saint Ambroise, quel avantage pour vous de pouvoir faire un triomphe à votre Di|ett des mêmes choses qui font lé sujet de vos désordres ! Quelle OMiisolalîmi de le pouvoir honorer nqn seulement de vossuperfiuités , mais de vos vanités mêmes ! il faut mettire sous les pieds de Jésus-Christ tout ce que l'orgueil du monde invente pour se donner un faux éclat et pour se disiinguer. C'est aiasi que vous sanctifierez la communion , et que la communion vous sanctifiera : car écoutez ce que Jésus-Christ fera de sa part. II viendra dans vous comme un roi, mais coaune un roi triomphant ; et c'est ce qu'il m^ordonne lui-môme de \om annoncer : DkUe /ifice Sion, Ecce rex tuus venit (Matth., 21) : Dites à la fille de Sion, Voici votre roi qui vient. Or quelle est cette fille de Sion? Dans le sens même de la prophétie, c'est l'ame juste; et c'est propremeit dans la eônunumon que cette prophélie a son effet. Oui, Chrétiens, c'est alors que le Fils de Dieu fera son entréedans vous en souverain et en roi ; <car la foi nous apprend qu'il est i^i, et, selon les termes formels de saint Luc, son royaume est au milieu de nous : Regmofi Dei inpra vos eêt (Lqc., 17). Le del et la terre lui sont absolument soumis ; mais c'est dansée opeur de lliomme, dit samt Augustin, qu'il seplait surtout à régner : pourquoi ? parceqa'ille regarde, poursuit ce saint docteur, comme un royaume de conquête. Il veut y être reçu, ei y établir s&demeure. Qr qiiand je communie en état de grâce , il est vrai de dire non seulement que Jésus- Christ est en moi , maïs qu'il y est en souverain ; qu'il y règne , qu'il y commande » qii'il s'y.fait obéir, qu'il y tient toutes n^eç passions sujettes sous la loi de s<¥a .amour , qu'il y réprime ma colère ,. qu'il y étouffe mes vengesmces,, qu'il y donUne ma cupidité; en un mot, qu'il est mon roi : Ecce rex tum.

Si je m'arrétois à cette première vue, que ma religion me donne, je demeurerois saisi de frayeur ; et, surpris de la inrésence d'une si haute majesté , je nx'écrierois avec saint Pierre : E^ à me , 4itUa homo peceatûT mm (Luc.,' 5) ; Retirez-vous de moi» Seigneur, parceque je suis un homime rempli de misère et de foiblesse. Mais ce Dieu de S^ohre , par un artifiœ et .un jprodige de sa charité, m'sipprend bien à ne pas j^rt^ trop loin ce prétexte» quoique apédeupLt. d'une dé-

fiaiioe respeetiieûsë t caf sli vient à moi, cW en quâtilè âefOjcïëT iN)nnan*e et plein de deuceuf : tHcite fitiœ §io,hy Ecct rèx tuus véni\ tOi mnnMiértu (MÂ^tft.^Si). I^hy ndn^ dit saint Ghfysôsiome, sa grandeur n'est point iHn ôbàtàcië qui l'ëjnpéchè dé s*huinaniser avec nous 4 et tle slnbairnei* èti queDqtiê sôiie dans Hôiis; et le bus n'ayons pas lés premières klées âb ihystèhe dé éôn corj^s et de son sang , si nous Ignordos qU'H )se fait nnlêmré i^ne gfrabdeur de celte condescendance infiflie. Sa ^vtnit^ étoit iln abtmë de lomièfeâ , âont nous au* rions été ébionis ) pbùt iùûs ta rèiidfe sUp^brtable , il l'a couverte dd voile de séU humahité. Sdh hnmàtiité àuroit eii trop d'ëclat: il là caf die BOtii^ le^ espèéës S^uti §âcrémelit t}iii n*a tien à rextériéur que (le simple et dé cmnmun. €te ^tii^eniènt , pat* ce qttll contient , autoît encore p^ notts éloighe^ dé M; il trôuâ lë propbsé cùmtûe Un pain et cornnte Me ttall^le c^\ WàfOfs doft hourrii" , et qtle qôÙs devons manger. Tout c^la poiûr nôuà faire èntei^dré ce ^Vil dit dans rÉicrittri*è , que ses délices sont de dem^rer , tout Dietî qu'il est, ayec le^ ënfaïits des Minimes,* et qu'il he veut être notre rôt que |)Our aVoir droit de nous préveoft"^ et de nous cbmbrër dès bêi^édictions de sd douceur ; Eeèe rex tuus 'émit UH mafisnetu^: Quand il éhtra datls Jérttèalem ^ il n'y atoit au««wr dé lui que pompe et que magnificence ^ét cette Ààa0nificen<;e étoit bien* due à ilh Dieu $ussi grand que lui; mais, dai^ ^ persotme ^ ce n'étott que modestie, aUé pauvreté, qu'humilité. Aitofti ^ qiï&nd il descend sur Tautel, des millidnâ d'angeM^ descendent avec M pottr lui firire escorte et pour l'accompagner. Ce il'est point là une de ces pensées pieuses qui ne ^oitt fondées qvfe àx^ de légères cbtijeetures.' Saint Jean GlirysoStome n'étoit point lili èsprH foible , etîl *ous témoigne lul-nïôtoe qif il a itt cei lèélonà célestes, Vidi ipse ; qu'il lès à vues, dîs-jé,i^âsseniMer autour de JésuS-Chrîsf et l'envî; ^iinèt^ : Vaî tpte turban angelùtum è cœh dé^cendentiuni (Chrysost.). Mais, Vlu re^^ e'est sur ée même autel que ce Dlelt d^ilùour ôbscuràt iotl^ isâ spiéHdën'r i ifè^t là <}n'{l Vabâiikè , là qa*a se fait petit et pâtiyré , iâHtr ^faë tIoÉs pdi^ions avdîr iiii.|)lûs ^acHe abcès auprès de loii bâ^ i^A Ae ^àioft bumîTië, dit saint Augustin ^ nous d'àiirioiis jaiHAts ^^{>^endre cette diviitë nbUrtiture et y xbvit}ifir : lûsi enOn esset MmSki, iiàri mtnà^irèVgêr (ÀÙo.). Ab! Se%néiir, je te rjÈi'eoilnois ; et d&a piéâeht je tond rèfaiis tous les libnitoagés dé rëst:^ëct, â obéisâatiee ,• de réMMfMitèi](^i3e ^\ie je dois to6s- rentfjré daùs mit comiuunion. il n'appartient qu'à vous de|(y?bdrè à u^ètuajekë Incôiupréfaétisibie ée M ^^oUSâr àbaté^einteift^. St les tb\^ de là te^i^e né i^rôlssdeM^ttè Mxà l'^m'Dîsrfièn et dsràs tkh déotieifietâ éntièfé dé tout^ èbo^i Us ^ i^tymtoi^ MMitèMr lëufi^ royàtfté ; mdfé la VJJit*^ se soiiiieftt{Mi<*4iéMI!Mfitfe, ptiiè^âevbué âè^hiii^df voM-itt^iÀfî'î^èt qiie Vo«he Wtet^niie pm^nh est Inséparable dé vaftrë fit^é.ïmà filiœ Sm,Bi»tS^ëoktué^'vmtmnià(àmf!ilék^1^^ ' ''

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iM? HvMofli ifj peilM&Yûi» pn; màh que m conqMrMOi^vMft le fion «Kelkttt qu'eKè rehfeme! Elle tous fut Gonnollré qam^.e^ Hoiaie Mai dans h eommuoion vient non seolemfeitt à amis et poHr noos/mais ^pour nous umqueinsM et singulièrenient : en sorte qui si ifotfi êiùA scnds dam le monde atpsUes de fûiiidper ii cie mystèra^ il mf^fMt isbeore dt sKntuisfre oii il résidé et des tabernacle w M fepésè» péêt venir» sMi tothe h ptéoitude de sa divinité, prtndsn pldee dans nottia t<Mv. Et en aflfet ^ combienr de fois voos a^t^L Imi. noré de cette grâce » sans que nul nit^ que vons se prësantât podr y avoir part? et combien ^e fpis a-t-on pu dire que c*étoit pour vous seul qu'il quittoit Tautel, et qù^l etôit porté comme en triomphe par tts «Élas <Ibs pi>éirès t BiàerextmuvenitHbif De vous ^ipseï^ en dtoil les s^ttMsgés que vous dÉi^ea tiaer d'ane pnion si intime ayta M , è'M ce ^i detnandanrit on disnoufs entier*. Mais je nni|n<iiiih à mon sijjet^ 6t à ce qQ*il nefemmit de pfads reaKuncfnaUs poar ¥otfè insirÉctMn , rf |è ne vous iHseia |ms que iBânaveiniientintNispoiir eplJreé itfvlsibl6in«nt énk aoi^ aom les ménies aairaeies qu'il opéra fisiblNÉ^t sur 1<^ oor|n ap#ès son entrée dans Jérfsalear. Car TÉ» vaiag^ aj<»niè que toat ce qpi'îl y «voit de malacfa^, tfaïunglis, de pairalf fioaes parut deiMit lu^ , et qn*il les gnérit x Tune accejsemii cœti éi wM&y et î€mm>i^ épt (}f ati>h., 9^). Or ce n'est paint une oonr jeewit / c*est «ta point de foi que Te^et propre de la eoméiitinon , en pin«ftt ta présence de lééds-Ghrist par tai ooqimuniiMi , asi dâ noiMt nia tefli'rtdWs spiriMeites, ces feiblêsaes , ces knqpiearsv oesdd^gbte pour lé biea, cdi inclinations an inal à quoi une ama jaste ei ccttiaorria pmit encore éli^ sôjelte. £t peu?<||ttài ne k feroitHl paa? t( gaéryâèoft bieft leè aisAl^îes les fiai désespérée pa^ le sebl aiteqeiiunam dqan bàbisi : anréic4 moîtts' de vertu qnand il nous est snbstantieilafiiBna et si ttroitèâient nnr? Oui, OhfétieBS, il véat guérir oss vestèa As cfMtfptieto qb'e le nécM ^ qneiifif e afhcdpar la péttitenoetanrditlané^ ^'dansf "Htàft CDSnr; et ti imië ne l^emiMeiieE point d'agir ,'ii faradup vous 4se i^rà^Mfles qui édifeMWt tome l'É^lsoy et qni voas auvfmHx dfoÉt tdlis*iséfliHrt>e 4k4ents et de passionnéi.q^ voas éiiafe, «il visus rênAradaint et Inodérës; de séossuilset de TQtupsaeaat, patiinii et nMTtlfiés; de vaine et d'sasbitien, hnmMes etpoahîs; «{afin M veÉ^ n^iisfotinera en d*aiitfes hemnmf. AMotis ddqo i iw, nsesPr^ f^ ( alhMSs M découvrir tontes lès fiaies de nos âmes / at hll ' dîm ttÊàÉ» le plTQpliète : Sma mc^BanéMe, sr sanoipr (JnaniiM i7M M^ fffB»i iàus vejMb récAt éii Je sais : me -anilii atuapié ita bien dqs

«dot: ÉdagtiériaBesflMJfec^eoaiaettiMarià jai|ÎR4' tt$tetêaM9miikmiâef eê Mnetor. Jesaiaavn^iie^iiolaiBSEHkaii je^teaffiitAtt « «ffcririssegHHois* jaauts foiUay tonUkatmA. U<B^fr ir nia iM)«rf; A^mf' Ikîeiî ^ Mi firisti

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i(H Stai I^ COHHUKK» PASCALE.

ytNfvaiiliezTon»'ioém6; mais pour y travailler el^caeeDMi!»» SUgnear, c'est assez cpie vous disiez une parole. Pkx>nonoez4a cette p^ Fcde de grâce : Taniùm die verbo (Matth.» 8). Dites- à moname que vous êtes 80D sahity et elle sera sauvée : Die anmce meœ , Sabu tua £go stitit {Pudm^ 34). Il le fera, Chrétiens » il vous sainiseca : mais du reste , après vous avoir donné l'idée d'une bonne conununion dans la muàbt^ dont les disciples reçurent le Fils de DieQ> voiçftl'idée d'une «auvaifie GonimupH>n dans la manière dont il fut reçu des scribes et des pharisiens. C'est la seconde partie.

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