DEUXIÈME PARTIE
Dieu est fidèle , dit le grand Apôtre : Ftdelis Deus ( S. Thess.^ 3 ) ; et parcequ'il est fidèle pour nous , nous pouvons porter notre confiance jusqu'à nous assurer de lui. Mais il ne s'ensuit pas de là que nous ayons droit de compter sur lui à son préjudice même, ni que sa fidélité puisse jamais servir de fondejoient à notre témérité. Or c'est néttimoins le faux principe sur lequel agit ivd pécheur du siècle quand il diffère sa conversion , parcequ'il se flatte d'avoir un jour la grâce de la pénitence. Car se promettre cette grâce pour se maintenir dans rhabitude de son péché, prenez garde, s'il vous platt, c'est vouloir que Dieu soit fidèle à celui qui le mépriise; c'est vouloir qu'il soit fidèle aux dépens de tous ses intérêts ; et tournant contre lui s^ propres armes, c'est l'attaquer et le combattre parle plusaimaUede tous ses attributs , qui est sa miséricorde : enfin c'est vouloir que sa fidélité le rende, tout Dieu qu'il est, prévaricateur et fauteur de notre iniqmté. Est-3 une espérance plus vaine et une présomption plus-criminelle?
C'est vouloir que Dieu soit fidèle à celui qui le méprise ; et Dieu s'est déclaré au contndre, que quiconque le méprise sera méprisé : FcB fut spemis ; norme et ipse spemeris (Isai., 33) ! Malheur à vous qui méprisez la grâce de votre Pieu ; paroeque votre Dieu tous méprisera à son.touri Or vous la méprisez, pécheur, cette grâce , lorsque résistant à ses inspirations secrètes , et ne voulant pas encore vous souaneure à elle, vous ne laissez pas de compter sur son secours comme