SUR LE ZÈLE, ETC
sar lui n'étoient après tout que des maux leaporels, dont U profita; mais il y a des coups de la justice de Dieu plus terribles, que nous avons à craindre. Et qu'est-ce quand Dieu, se retirant de nous, laisse peu à peu se refroidir et s'éteindre tout notre zèle? Or voilà ce qui arrive souvent, et ce qu'il nous a fait entendre par son prophète : Aufe^ returxelusmeus à I6(Ezegh., 16}. Il laisse un juge, un magistrat dans le pltis profond assoupissement sur des abus qui s'introduisent , et qui k oondattineront aa tribunal de Dien^ pour ne les avoir pas d'abord condamnés à son tribunal. Il laisse un maître abandonner tout au gré de ceux qui le servent, et fermer entièrement les yeux sur leur conduite, pour n'étl^ point forcé de les avertir et de les i^prendre ; mais pour se charger devant Dieu d'un fardeau^ mille fois encore plos pesant que edui dont il a voulu se décharger, et qu'il ne croyoit pas pouvoir porter. Il laisse un ministre de sa parole, un directeur, un oottfesieur flatter les oonsdences, les perdre en les flattant , et se pré^ dpter lui-mdme dans Tabime; car ce iDnt là les suites malheureuses de cette crrâte mondaine qui nous lie tout à la fois et la langue et les mains, pour ne rien dire et pour ne rien entreprendre dans des o<^ casions qui demandant toute la liberté delà parole et toute la force de TaotioB. Ah 1 chrétiens auditeurs, si b crainte nous doit gouverner, que ce soit la crainte du Seigneur, de ce Dieu tout puissant, et sortout de ce Dieu jalonx : car il l'est, et il Test sonverainenient. Et ne peat*il pas bien Télrt? et que n'a-t-îl pas fait pour avoir droit de l'être? et n'est-ce pas notre avantage qu'il le soit, et qu'il daigne attendre de nous et en recevoir oe témoignage, dont il a prétendu nous faire m mérite? Que lui étoit du reste nécessaire le témoignage d'aussi foi- Ues jcréatures que nous le sommes? Ne pouvoit-il pas, sans nous, mettre à couvert ses intérêts? Hais par une conduite toute miséricordieuse de sa providence et de son infinie bonté; il a voulu que nouB eussions de quoi hiî marquer notre attachement et notre zèle, afin qu'il eût de quoi nous récompenser* Secondons ses desseins, puisqu'ils nous sont si iavorables ; et par une ardeur toute nouvelle, disposons-nous à entendre un jour de sa bouche cette glorieuse invitation : Venez, bons serviteurs; parèeque vous m'avez été fidëes, entrez dans la joie de votre Seignear. C'est là que nous trouverons le centuple de toot ce que nous aurons donné à Dieu, et que nous jouirons éternellement de sa gloire, que je vous souhaite, etc.