DANGER DUNE GRANDE RÉPUTATION
présente : tout oda met h d etiunges épreuves la pureië de sod lëe et h droHure de ïes inteniknis. InseDsîblement ses premières vues s'effabent « et le monde prend dans soneœur la place de Dieu. Car autant qu'il platt au monde et parœqu'il plaît au monde, le monde commence à lui plaire. Je veux dire qu'il s'attache au monde , qu'il aime à Toir le monde , à converser avec le monde , à se faire d'af|[rëahle8 sodéiës ifams le monde, non point pour la sanciification du monde, mais pour sa propre satisfaction. Et comme on devient bon avec les bons, méckmt avec les méchants , il devient mondain avec les mondains : de aorte que, malgré la sainteté de son ministère , qui de soi-même ne tend qu'à rendre gloire à Dieu et à procurer le salut des âmes, il n'a que des idées mondaines, et nést touché que de sa réputation, et des agrânents qu'elle lui fait goûter parmi le monde.
Voilà, dis-je, le grand intérêt qui l'anime et qui le soutient dans ses laborieuses occupations ; voilà le grand principe qui le meut , qui l^engage à ne se donner aucun relâche ni aucun repos; qui d'année en année le pique d'une ardeur et d'une émulation toujours nouvelle : voulant fournir avec le même honneur et la même estime toute sa carrière , et ne craignant rien davantage que de laisser apercevoir en hii quelque changement, et de d^nérer dans l'opinion publique. De cette manière ses jours s'éd^ulenî, son âge avance, la mort approche, et il est enfin question de se disposer à parottre devant Dieu , et à subir ce terrible examen où Dieu lui demandera compte des talents dont il avoit été si libéralement pourvu. Or qui peut exprimer de quel ëtonnement et de quelle frayeur il sera saisi , lorsque , réfléchissant sur lui-même , il entendra dans le secret de l'ame la voix de sa conscience , qui lui redira ce que le Sauveur du monde disoit à ses disciples : Prene% garde de ne point faire vos bonnei œuvres devant les homméipoUren être vus et. considérés; autrement vous n^en recevrez mdU récompense de votre Père céleste ( Matth., 6). Il aura beaucoup travaillé, il aura lait de vrdehtes contentions d'esprit et de corps, et il se sera consumé de veilles; mais avec quelle douleur verra-t-il s'accomplir en lui ce reproche du prophète Aggée : AcpoM» tur fouf^ vofre^viei faites réflexion sur votre conduite : vous a»e% beaucoup semé et vous n^avez rien recudUi ( Agg., I ). A juger de vos actions par les dehors et selon les apparences , vous devez avoir amassé beaucoup de m^rtf et jamais comme un homme qui mettolt son trésor dans un sac percé, ce que vous avez gagné d'une part, vous l'avez perdu defautre.
Ce n'est pas assez : il aura ' même produit beaucoup de fruits par l*éfBcaee et la verta de la grâce attachée à la divine parole; il aura opéré beaucoup de conversons, beajicoifp fléchi d'ames endurcies , éclairé d'ames aveugles ; fortifié d'ames foibles , excité d'ames lâches, élevé drames pieuses et justes; mais avec quelle confusion et quel triste retour sur soi-même se repr^ésaitera-t-il le'sortde ces faux prophètes qui , dans le Jugement deniier, diront au Fila de Dieu : Seigneur, nous