‹ Œuvres de Bourdaloue (volume 5)Chapitre 131 sur 225 · JUGEMENT DU RELIGIEUX · texte numérisé non relu

JUGEMENT DU RELIGIEUX

II. I>es devoirs de sa vocalîon. Les çraces de Dieu, surtout cerrnlties fff'àcek » portent avee-'âtS^lears obligations ; et, selon le prix et Fo^ïiVîibfe âè ces fi^races, les obligations croîssentet s'étendent à ïes fTralique^ plus parfaites. De là vient ifuéïa Vaintetë d'un reHgîeuxdbit autant surp:is$er la sainteté d*un homme du siMIe, que la vocation dt* Pub ësf'aii-dessîw de la vocîition de Pàatr<'f ; el é'est pour cela m'Âilie ad$si que téiài Migieùi consiste esseritielleffleiit dans ce saèfificc entiêf qiië noIÉls'iTiisons de nôus-mén/es'pAr'Ies trois vœux de paaTreté, de chasteté et d'obéissance :<le pauvreté, en dévouant ilNeù tous nos brens ; de' bhastetë, en dévouant à Dfeù tous nos sens'; d'obéissance , éri dévouant à Dieu tout notre cœur et toute notre volonté.

CTest encore pour cela que les saints instituteurs, éclairés et inspirés de Qieu, ont ajouté à ces trois engagements chacun une règle ou , dans nn cours d'observances ordonnées et solennellement approuvées, sodt contenus et réduits en acte tous les conseils évangéliques, toutes tés vertus : le plus pur amour de Dieii, la charité du prochain b plus déstntét*essée, une mortification contiiiuelle, soit intérieure, soit extérieure ; rhu:nilité, le mépris de sa personne, lapatîence^ la soumission, le recdeillement, la retraite, le silence, la modestie, le jeûne, les abstinences, Fassidnité à Toraison, k l'office divin, aux lectures de piété , afubi examens de la conscience , à It confession , à la communion , au travail el aux fonctions de son emploi; en un mot,' tout ce qui peut ^Wir à pê|J''ectionner Tame' religieuse eeà la sanctifier. Devoirs que Dieu détailwa, pdur ainsi dire, de point en point, au religieux , sans M ôniéttre un seul 'article. Voilà votre règle , reoonnoissez-la. J|f oiià ce que vous deviez faire et ce que vous deviez être ; v«tts l'avis pronÙs , et je Tavois exigé de vous. Et qu'y aVoit-il en cela quia de juste, qdé de convenable à votre profession ? Il falloit Tboncfrer comme ella vous honoroit : il falloit en souttbir la sainCèté. La route vonaéloil tracée : il y falloit marcher. * *

fil: Les moyens qui Itii auront été fournis pour remplir aa vocation. Noii seulement Dieu ne nous demande rien d'impossible, mais tout ce qu'il nous demande, quelque difficiiUé qui s'y renoontrei eu égard à hotre foiblesse, ilprend soin de nous le faciliter par sa graœ, et de hous le rendre praticable. C'iest ce qui parott daas l'état rebgieax. Si U retigioux duit tendre à toute la prrffCtion de TÉvangile» combien de moyens la religion lui mei-felle en main pour y parvenir? Qa'é* |Sargne-t-elle pour Tihstrin're, pour réclairer, pour I animer» pour le ibrtifi «^r, pour le préserver des occasions, pour le relever de ses chutes, pour le régler par de bons modèles, potfr tiUumer sans cessetdans son Simé une sainte ferveur, et pour l'avancer? ' Tant d'épreuves tiù, tout récemment sorii du monde éiti<)^ice dans les^éhoses de Dieu, de snp.es maîtres n'ont d'autre occuplBipnqm de te rtc^mér, de l'exercer, die lui former Tespritet le cœur^^ luieniei* f;Vi<îr la science des Saints, etde lui apprendre àla pratiquer .Temps de

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